‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 303 sur 479 · Oh! mais, me dites-vous, on nous chicanera · texte numérisé non relu

Oh! mais, me dites-vous, on nous chicanera

Ce ser, a, ont des procès. . .Eh bien! on plaidera. (Grasset.)

S. Dans cent ans le monde subsistera encore; ce ser, rt, ont le môme théâtre et les mêmes décorations.

4. Ah! madame , ce ne ser, a, ont pas mes souhaits, mais ^otre <j inclination qui décidera de la chose.

5. Le temps passe, disons-nous; nous nous trompons, le temps reste , ce — nous qui passons.

6. Il semblait que ce/u—t de nouveaux décemvirs prêts à rétablir leur tyrannie.

7. Ce ne— plus la sagesse et l'intérêt public qui président aux conseils , ce — l'intérêt des passions.

8. Quand les vices nous quittent, nous nous flattons de la créance que ce— nous qui les quittons,

9. Ce — votre orgueil et votre emportement qui vous trompaient.

10.11 appelle à lui quatre courriers qu'il destinait au message; c'étai — t l'âne , le chien , le corbeau et le pigeon.

1 1. Ce — les bonnes mœurs et non les riches atours qui parent les femmes ; ce— la mollesse et l'oisiveté qui rendent les peuples insolents et rebelles.

12. Quelles sont les trois vertus théologales? Ce— la foi, l'espérance et la charité.

13. On voit soilir de ce bateau trois graves personnages à demi vêtus de lambeaux déchirés; c'étai—i Daniel, Ézéchiel et Jéréniie.

14. Dieux vengeurs de nos lois, vengeurs démon pays. Ce — vous qui, par mes mains , fondiez sur la justice

De notre liberté l'élernel édifice. (Voltaire.)

15. Ce — les lettres qui nous ont appris la religion et la modération; ce — elles qui nous fournissent de quoi vivre heureusement.

16. Ce ne — pas eux qiï'il faut punir, ce — les barbares sédentaires qui ordonnent le massacre d'un million d'hommes.

17. Ce ne. Ai — ^ pas une certaine invasion qui perdit l'empire; ce/zf — t toutes les invasions.

1 8. Ce n' — pas ma cabane , ce — mes terres que j'ai voulu agrandir.

19. Ce ne — pas les pierres qui font le temple , c'est la pensée.

20. Ce ne —pas tant les passions qui sont fortes, que les hommes qui sont faibles.

21. — ce donc les victoires et les triomphes seuls qui rendent une ville à jamais illustre? Non, ce — la clémence pour les vaincus, et la modération dans la prospérité.

22.— ce les sons graves de l'orgue que j'entends, tandis que de» sous plus légers errent sous les voûtas de verdure?

294 ACCOHD DU VERBE. — THÉOIilE.

§ 300. Observation. On dit : C'est huit heures qui sonnent; parce qu'ici le nombre cardinal est employé pour \e. nombre ordinal, et qu'on a dans l'esprit non huit heures, mais une heure précise, la huitième; mais on dirait trèsbien : CE SONT QUATRE HEURES QUI m'out pavu longucs, parce qu'il s'agit ici non de la quatrième heure , mais de ()lusieurs heures, de quatre heures.

§ 301. Dans les phrases interrogatives , le verbe être se met au singuKer par raison d'euphonie, toutes les fois gu'il pourrait résulter du rapprocl;pment de la finale plurielle et du pronom un concours de sons désagréables à l'oreille : ainsi, au lieu dtfurent-çe, seront-ce, on dit/u^-ce, serace , etc.

§ 302. Quand si ce n'est est suivi de pas ou de point , le verbe être est soumis aux règles que nous avons établies : Si CE ne sont point vos parents.

iS CE 7i€ NB sont PAS Ics ennemis qui voîw poursuivent.

§ 303. Mais quand si ce n'est est employé seul , il forme une expression qui équivaut à excepté, sinon^ et le verbe être qui en fait partie, n'est susceptible d'aucune modification de nombre :

Qui a corrompu et perdu la république romaine , si ce n'est les richesses des peuples vaincus?

Vn. Nombre du verbe êtse après plusieurs infinitifs employés comme sujets.

§ 304. Dans une proposition où plusieurs infinitifs sont employés comme sujets , si l'attribut est du nombre pluriel, le verbe se met au pluriel :

Lire trop, et lirb trop peu sont deux défauts-

(Leraare.)

§ 305. Mais si l'attribut est du singulier, c'est à ce nombre que presque toujours le verbe figure :

Bien écouter et bien répondre est une des plus grandes perfections qu'on puisse avoir dans la conversation. (La Rochefoucauld.)

§ 306. Dans ce dernier cas , il est plus élégant de placer le pronom ce avant le verbe :

Être allié de Rome et s'en faire an appai ,

C'est Vunique moyen de régner aujourd'hui. (Coroeille.)

I ACCOBD DU VEJRBE. — APPLICATION. liW.i

1 § ;iOO, 301 , 302, 303 . — 1 . Quelle heure est-ce qui sonne ?= Ce — dix heures. = Eh quoi ! voilà déjà cinq heures que je suis ici ? = Tout autant. = Ce — cinq heures qui ont passé bien rapidement.

j 2. Ce — douze heures qu'il vous faut au moins pour terminer I ce travail.

3. Ce — deux heures qui s'écoulent rapidement pour un con- I damné, que celles qui précèdent !e moment de son supplice!

i 4. Supposez que la première colonne vous donne quatre-v— un , j vous posez un et ce — huit que vous retenez.

1 5. Il n'y aura que trop d'intérêts qui diviseront les hommes dans ils. même société, ne/u—i-ce que ceux de la fortune.

6. Ser, a, ont-ce de nouveaux barbares qui domineront un jour Ifiur cette terre?

I; 7. Si ce ne — • pas vos talents qui vous font des amis, ce ser, a, vnt vos bonnes qualités.

8. Pendant sa longue maladie , il n'a voulu souffrir personne auprès de lui, si ce n'~ ses deux enfants.

9. Ser, a, ont-ce toujours des reproches que je serai forcé de vous

adresser ?

' 10. Qui vous a nui auprès d'une foule de personnes rempliespour ) vous de la plus grande bienveillance, si ce n'— vos folies?

VIE. Nombre du verbe êtbc après plusieurs infinitifs employés comme sujets.

§ 304, 305, 306. — 1. Vivre libre et tenir peu aux choses de la vie, —"^le meilleur moyen d'apprendre à mourir.

2. Vieillir, être malade et mourir, — là les plus grands maux de la vie.

3. Parler etoffenser, pour certaines gens, —précisément la même

chose.

4. Compatir aux erreurs des hommes, être indulgent pour leurs faiblesses, — là les devoirs de chacun de nous.

5. Punir rarement et toujours à propos, récompenser quelquefois cl caresser souvent, •— un moyen sûr pour les pères de se faire ailiier et respecter.

6. Prendre les choses comme elles sont et les employer comme les circonstances le permettent, ce — la sagesse pratique de la vie,

7. Produire et conserver, — l'acte perpétuel de la puissance.

8. Vivre chez soi ; ne régler que soi et sa famille ; être simpie, juste et modeste, — des vertus pénible-s parce qu'elles sont l'bscures

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