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il me 'voit, verra, ce vieillard m'éconduira peut-être

Fort inciTilemcnt. (Regnard.)

306 DE L INDICATIF. — THEOBÏE.

§ 332. L'imparfait peut, lorsqu'on énoace une vérité essentielle, s'employer pour \e présent, si l'on fait correspon-' dre la vérité qu'on exprime à une époque passée :

J'ai connu qu'il n'y avait de bonheur pour la vieillesse qu'une occupation dont on fût toujours sûr. (Voltaire.) :

Observation. Il résulte de ce que nous disons ici , et de ce que nous avons établi, § 328, qu'on se sert du présent et de Vimparfaii pres-

3ue dans les mômes circonstances, et que l'emploi de l'un ou de l'autre e ces temps dépend uniquement du point de vue sous lequel on considère le fait qu'on exprime; c'est pour cela qu'on trouve quelquefois ces deux temps employés concurremment :

Je t'ai souvent oui aire qué les hommes étaient nés pour être vertueux, et que Injustice leur est aussi propre que l'existence. (Bîontesq.)

§ 333. Le PASSÉ défini s'emploie le plus souvent pour désigner une période de temps complètement écoulée :

Je VIS HIER une chose assez singulière, quoiqu'elle se ; passe tous les jours à Paris. (Montesquieu.)

§ 334. "Le passé indéfini désigne, soit un temps entièrement écoulé, soit une période dont la durée embrasse le moment où l'on parle :

Hier, en travaillant à mon quatrième dialogue, /ai ÉPROUVÉ ww. vif plaisir. (Bernardin de Saint-Pierre.)

Le roi m'i^ nommé aujourd'hui archevêque. (Fénelon.)

§ 335. Les écrivains emploient le passé défini, quand il s'agit d'une chose arrivée dans un temps indéterminé :

Dieu CRÉA deux grands luminaires, le soleil et la lune,

§ 336. Pour énoncer deux faits passés, dont l'un est antérieur à l'autre , ils expriment l'antériorité par le passé défini et la postériorité par le passé indéfini :

Grâces à mon amour , Je me suis bien servie

Du pouvoir qu'Amurat me donna sut sa vie. (Racine.)

§ 337. 'Lç, passé indéfini ne doit jamais s'employer pour le plus-que-parfait ; on dira donc :

Je n'ai pas su que vous aviez quitté la France , et non : que vous avez quitté, car l'action de quitter, antérieure a celle de savoir, ne peut se rendre par le même temps.

§ 338. Au lieu du passé indéfini, on emploie assez fré^ quemment le futur antérieur:

Rendez fidèlement le dépôt qu'on vous aura confié.

P^ous AUREZ mal pris vos mesures.

Le futur antérieur est dans ce cas une sorte d'euphémisme qui adoucit ce que le passé indéfini donnerait à la pensée de positif et de dur.

DE L'INDICATIF. — APPLICATION. o07

,; 5 332. — 1. Celui qui présidait proposa trois questions qui dejvaient être décidées par les maximes de Minos. La première ques- 'i tien esi de savoir quel est le plus libre de tous les hommes. Les uns I répondirent que c'était un roi qui avait sur son peuple un em- > pire absolu et 'qui était victorieux de tous ses ennemis; d'autres 'soutinrent que c'était un homme si riche qu'il pouvait contenter tous ses désirs.

i 2 Les philosophes les plus sensés qui ont réfléchi sur la nature de (Dieu , ont dit qu'il est, était un être souverainement parfait. 'j 3. Les anciens admirant le feu ont cru que c'est, était un trésor j céleste que les hommes avaient dérobé aux dieux. ! 4 . Madame de Coulanges m'a mandé que vous m'aim, ez, iez, et ijque vous pari, ez, iez de moi.

i 5 . Bientôt Apollon montra à tous ces bergers les arts qui peuvent, {pouvaient rendre leur vie agréable.

§ 333, 334, 335, 336. — 1. La Grèce a vu, vit autrefois le phis : grand de ses orateurs jeter les fondements de l'empire de la parole sur la connaissance de l'homme et sur les principes de la morale.

2. Les Tyriens ont été, ftcrent les prenTiers qui (dempler) les Cots , qui (oser) se mettre dans un frêle vaisseau à la merci des wb.pues, qui (sonder) les abîmes de la mer, qui {observer)les astres loin delà terre, entîn qui (réunir) tant de peuples que la mer avait séparés. I 3. Ce matin je trouvai , ai trouvé le pavé si glissant , que je pen- I $ai , ai pensé que si je venais à tomber sur le bras droit , je serais ' tout à fait désemparé.

; 4. Dieu créa, a créé le genre humain, et il ne, n'a pas dédaigné, dédaigna pas de lui enseigner le moyen de le servir.

5. Si tu fis, as fait, ta journée avant le soir, repose-toi le reste du jour, tu le peux, mais voyons ton ouvrage.

6. Je me trouvai, suis trouvé, un peu incommodé avec de l'émotion , avant-hier ; mais cela n'eut ^ a eu point de suite.

7. Il 5C trouva, s'est trouvé dans le siècle passé un homme qui donna, a donné un bel exemple de la critique la plus judicieuse et la plus sage , c'est Vaugelas. On croit qu'il ne donna, n'a donné qiie des leçons de langage , il en donna, a donné de la plus parfaite politesse.

8. La grâce qu'il apporta, a apportée dans toutes ses relations avec nous, nous inspira, a inspiré pour lui la plus vive amitié.

9. Mon père me fit jurer sur les autels que je serais jusqu'à la mort ennemi des Romains. Je le jurai, je Vaccomplis, ai accompli.

§ 337. — 1. J'ai appris avec un très-grand plaisir que vous avez, aviez obtenu l'avancement auquel vous avez, aviez droit.

2. L'Europe a reconnu que Pierre le Grand a, avait aimé la gloire, mais qu'il l'a, avait mise à faire du bien, et que ses défauts n'ont, avaient jamais altéré ses grandes qualités.

§ 338. — 1. Ne manquez jamais de tenir exactement ce que vous avez , aurez promis.

2. Si vous n'avez pas complètement réussi, c'est que vous avez, aurez manqué de prudence dans vos calculs.

3. Comment se fait-il qu'il se soit si grossièrement trompé ? peut être ne lui avez, aurez-yom p»R expliqué assez clairement ce qu^il âvaii à laire.

308 DU CONDITIONNEL. — THÉOBIE.

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