‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 313 sur 479 · II. Du conditionnel · texte numérisé non relu

II. Du conditionnel

§ 339. he présent est le seul temps au conditionnel qui^ ïous la dépendance d'an passé y exprime une idée relative de futui^ :

Savez-vous pourquoi Jérémie

A tant pleuré dans. sa vie.

C'est qu'en prophète il prévoyait i

Qu'un jour Lefranc le traduirait. (Voltaire.)

Dire : Je croyais qu'il m'AUBAiT pbévenu , pour qu'il me PAÉviENDBAiT Serait une faute; et, dans tous les cas analogues, l'emploi du conditionnel passé serait vicieux.

§ 340. Mais le présent du conditionnel ne peut figurer pour \q futur, qu'autant que l'idée d'une condition est énoncée, ou résulte du sens de la phrase; \e futur est le seul temps qu'on emploie, quand aucune idée de condition n'est exprimée ou sous-entendue ; ainsi l'on dira :

Le journal a annoncé qu'il y auba grande revue dimanche prochain, et non quHl y aubait.

O i ne dira donc pas :

Jésus-Christ a promis quHl YiE^jyRAiTJuger les vivants et les morts ;

Mais gu'i/ viendra, parce que le sens de la phrase ne reu- ' ferme rien de conditionnel. ^

§ 341. Après la conjonction conditionnelle si, au lieu du présent et du passé du conditionnel, on emploie l'imparfait et le plus-que-parfait de l'indicatif; ainsi l'on dit :

Je sebais flatté si vous appbouviez mon choix;

J'aubais été flatté si vous aviez appbouvé ??wn choix ;

Et non. comme dans quelques provinces, si vous ap-

PBOUVEBIEZ, si vous AUBIEZ APPBOUVÉ, CtC.

§ 342. Lorsque la conjonction si est suivie du plus-queparfait de Vindicatif on emploie le plus ordinairement la ; première forme Au conditionnel passé, et la seconde forme, si la conjonction est suivie du plus-que-parfait du subjonctif:

S'ils AVAIENT FAIT coulcv dcs torrcnts de larmes et de sang, leur nom aubait tbiomphé rfa teTwps. (Barthélémy.) Si yeusse été vaincu, l^eusse été criminel. (Corneille.)

Au lieu de \a seconde forme du conditionnel pajssé , les écrivains emploient souvent avec le plus-que-parfait da subjonctif, la première forme, pour éviter une monotonie de désinences :

raurais pu l'aimer, s'il ne Vûût couronnée. (Corneille.)

DU CONDltlONNEL. — APPLICATION. 300

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