‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 77 sur 479 · Rarement les succès répondirent à notre attente · texte numérisé non relu

Rarement les succès répondirent à notre attente

6. Un bon pasteur a tondu , mais n'a jamais écorché ses brebis.

7. Dès que les juges eurent entendu les faits, ils se retirèrent dans la salle des délibérations.

8. Quelle que soit votre éloquence, ne prétendez pas rendre un égoïste humain et sensible.

9. Nous vendrions tout ce que nous possédons, plutôt que de ne pas remplir les engagements que nous avons pris.

10. Avant de prononcer, il faut que vous ayez entendu les deux parties.

11. Je ne doute pas qu'avant deux années cette ville u*ait beaucoup étendu son commerce.

12. Les assiégés n'on^ rendu la ville qu'après avoir défendu longtemps contre une armée entière leurs familles, leurs biens et leur liberté.

es

Koug rendr ons.

Vous rendr ez.

Ilf rendr onU

FDTCR PASSÉ.

Taurai rend u.

Tu auras rend u.

Il aura rend u.

Nous aurons rend u.

Vous aurez rend m.

Ils auront rend u.

IV MODE

CONDITIONNEL

PRÉSENT

Je rendr ais.

Tu rendr aw.

11 rendr ait.

Nous rendr ions.

Vous rendr iez.

Ils rendr aient.

PASSÉ. — /'• /orww.

J'aurais rend u.

Tu aurais rend u.

Il aurait rend m.

Nous aurions rend u.

Vous auriez rend u.

Us auraient rend u.

PASSÉ. - IP Jorme.

Teusse rend u.

Tu eusses rend u.

Il eût rend u.

Nous eussions rend t*.

Vous eussiez rend »', Ils eussent rend u.

III' MODE

IMPÉRATIF

PRÉSENT OU FUTPB

Rend ».

Rend ons.

Rend «.

PASSÉ AMTÉRIEUH.

Aie rend u.

Ayons rend u.

Ayez rend u.

IV« MODE

SUBJONCTIF

PRÉSENT OU FUTUR

Que je rend e.

Que tu rend es.

Qu'il rend e.

Que nous rend ton».

Que vous rend iez.

Qu'ils rend ent.

IMPARFAIT

Que je rendis se.

Que tu rendisse*.

Qu'il rendi t.

Que nous rendis »/ow^.

Que vous rendis siez.

Qu'ils Ttud\&sent.

PASSÉ

Que J'aie rend u.

Que tu aies rend î«- Qu'il ait rend u.

Que nous ayons rend u.

Que vous ayez rend u.

Qu'ils aient rend u.

PLUS-QUE-PARFAIT

Que j'eusse rend u.

Que tu eusses rend u.

Qu'il eût rend u.

Que nous eussions rend u.

Que vous eussiez rend u. Qu'ils eussent rend m.

V« MODE

Rend re.

INFINITIF

PRÉSENT

PASSÉ

Avoir rend u.

PARTICIPE PRÉSENT

Rend ant.

PARTICIPE PASSÉ

Rend u, rend ue^ ayant rend u.

Conjuguez sur ce modèle : déjendre, étendre , mordre, perdre, répondre, tondre, vendre , etc.

CONJUGAISON. -^ APPLICATION. 6g

j 13. En défendant l'État au péril de leur vie , les soldats méri.

lent bien de la patrie.

I 14. Les nations les plus célèbres venaient apprendre en Egypte

jieurs antiquités et la source de leurs belles institutions.

I 15. Tous les objets perdus sont retrouvés, mais non par le

{premier propriétaire.

IP Exercice.

I. Indicatif. 1. Dieu a dit : « C'est moi qui étend— {prés.) les *neux et qui soutiens la terre. >» 2. Le chagrin nous rend — {prés.) yieux avant la vieillesse. 3. Nous entendi— (passé déf.) le tonnerre niigir dans le lointain. 4. Vous entendr— (fut.) la vérité , dussiezvous m'en vouloir ensuite pour toujours. 6. Tous les fleuves

i 'étend — (prés.) à mesure qu'ils s'éloignent de leur source. 6. Les )remiers hommes attendi— {passé déf.) de la libéralité de Dieu a récompense de leur vertu.

IL Conditionnel. 1. Je ne comprendr — {prés.) pas qu'on manquât de charité envers un malheureux qui tendr — (prés.) humble- (nent la main en implorant une faible aumône. 2. J' — (répondre, passé y V^for.) plus tôt à votre lettre, si j'avais eu de bonnes jiouvelles à vous communiquer. 3. Nous défendr — (prés.) les droits de notre pupille comme les nôtres, s'ils étaient contestés. Nous vendr — (prés.) si nous trouvions un acheteur, et nous ù'attendr— (prés.) pas plus longtemps.

IIL Impératif. 1. Ti'aitend— (pr. , Impers, pi. ) de moi qu'une complète indifférence et un entier oubli. 2. Ne descend — {pr. ,

' pers.) pas jusqu'à nous justifier quand nous sommes accusés par des gens méprisables. 3. Suspend— (pr., 2" pers. sing. ) tes jugements , et ne prononce qu'après un examen sérieux.

IV. Subjonctif. 1. Je ne croyais pas que les ennemis — (défendre, plus-que-parf.) leurs retranchements avec une si grande résolution. 2. Quelque obstiné qu'on soit, il faut bien que, bon gré mal gré, on se rend — (prés.) à l'évidence. 3. On ne pensait pas qu'ils perdis— (imparf) si peu de monde en forçant ce déiilé. 4. Croyezvous que j'— (perdre, passé) mon temps et ma peine?

y. iNFiNrriF. 1. La civilité est l'art de rend— (prés.) ceux avec qui nous viv— [ind. prés.) contents d'eux-mêmes et de nous. 2. En létend— (part, pr.) ses limites, on empiète souvent sur le terrain de son voisin. 3. 11 vaut mieux répond — {prés.)]uste que de répond— \(prés.) vite. 4. Le champ de bataille était couvert de morts et de imourants étend — {part, passé) les uns sur les autres.

yo l" QONJDG. OBSERV. .THEORIE.

Sur l'orthographe d'un très-grand nombre de verbes.

§ 151. Les verDes terminés au présent de l'infinitif pat CEE, prennent une cédille sous le ç, quand cette consonne précède une des voyelles a,o:

Avancer.... Nous avançons, ils avançaient

Forcer Je forçais , 'nous forçons. '

Renoncer... Renonçons^ qu'ils renonçassent

§ 152. Les verbes terminés par ger prennent, par eupho*' nie, un e muet après la consonne g^ toutes les fois que laterrainaison commence par une des deux voyelles a, o;

Affliger Nous affligeons, qu'il affligeât.

Manger Il mangeait j mangeons.

Songer....... Je songeais , nous songeons.

§ 153. Les verbes qui ont à l'avant-dernière syllabe un e^ muet, comme enlever, semer, promener, le changent en un è ouvert lorsque la syllabe qui suit est muette :

Enlever J'enlève, nous enlèverons.

Semer Je sèmerai , qu'ils sèment. ^

Promener... Il promène , ils promèneraient. '

Dans tous les autres cas \'e du radical reste muet : il en- CEVA, ilssemAiBNTj ils promenèrent y etc.

§ 154. Les verbes qui ont à l'avant-dernière syllabe un fermé, le changent aussi en un è ouvert avant une syllabe]^ muette : 'i

Espérer... J^espère , j'espérerai. Préférer,. Je préférerai, il préférera. Régner .... que je régne , ils régneraient.

Vé fermé du radical ne subit aucun changement, quand ]a syllabe qui le suit ne renferme pas d'e muet : Nous esper oms j il préfér ait, ils régnèrent, etc.

Observation. Les verbes en ger, qui ont au radical

un é fermé, sont les seuls qui le conservent dans toute Jeur conjugaison; uinsi on écrit: il protège comme Hpro- ^ç?9 A, et t'-s abrégeront comme ih abrégèrent.

l" CONIUG. OBSERV. ^APPLICATION.

Sur l'orthographe d'un très-grand nontbre de verbes. ï« CONJUGAISON.

§151.-1. Plaçons nos bienfaits sur ceux qui en ont le plus jgrand besoin.

ni 2. ^e forçons pas notre talent, nous ne ferions rien avec grâce. I 3. Si tous les hommes renonçaient à leurs ridicules prétentions, p y aurait une plus grande harmonie dans la société. j 4. Il faudrait que nos troupes avançassent et forçassent les premières lignes ennemies.

I § 152. — 1. A Rome, les censeurs corrig — aient les abus qui n'avaient pas été prévus par la loi.

2. Ne nous mënag — ons pas ; voyons sans indulgence l'état de otre conscience.

3. Nous ne nous envisag — ons jamais que dans le point de vue jque notre état présent nous offre.

I 4. Jejug—ai de mon inaction par la mollesse de mes pensées. I 5. Eve mang—a du fruit défendu, et en présenta à son mari.

! § 153. — 1. La beauté est le premier présent que la nature nous ddonne , et le premier qu'elle nous enlEwe.

": 2. Veux-tu que tes bienfaits ne laissent pomt d'ingrats , placeles; ne lessETna pas.

3. On s'empresse toujours d'obliger ceux dont on espEre le plus. i 4. Celui-là sera toujours heureux qui ramEwera ses désirs à sa fortune.

5. On croit faire grâce à des malheureux quand on n'acliEvc pas ae les opprimer.

I 6. A la cour, ceux qui sont sur leurs pieds ne relsvent guère jceux qui sont tombés.

i § 154. — 1. Les abus négligés dégéuErent insensiblement en baux incurables.

2. Le tempérament de l'âme s'altEre et se gâte comme celui du jcorps.

I 3. Ceux qui cherchent le bonheur dans le faste ressemblent aux iens qui préfErent l'éclat des bougies à la lumière du soleil.

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