‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 78 sur 479 · Quand la bonne foi VEgne, la parole suffit · texte numérisé non relu

Quand la bonne foi VEgne, la parole suffit

5. La poésie, en peignant les hommes, les agrandit et les exajgEre. )

j 6. L'homme ne rE^-ne que par droit de conquête ; il jouit plutôt Iqu'il ne possErfe.

\ Observation. — 1. Les solliciteurs assiE^ent tous les matins la

I porte du ministre.

; 2. AbrEyea ce triste récit.

I 3. On protEje souvent des gens indignes de la moindre faveur.

72 l" ET II* CONJire. — OBSERV. THEORIE.

§ 155. Les verbes terminés SiU présent de rm/initif pat eler, eter^comm^appeler, jeter, doublent la consonne < et / toutes les fois que le radical est suivi d'un e muet : J^appell-B , Us appell-Eront, qu'ils jett-wit, etc.; mais dans tous les autres cas , les consonnes /, t, ne se redou- '^ blent pas : il appeLa, ils appehèrent.

Observation. Si Ve qui précède la consonne finale du^ radical est un é fermé, comme dans empiéter , révéler ^^ les consonnes /, t ne se redoublent en aucun cas, maisquand la terminaison commence par un e muet, l'e fermé du' radical se change en è ouvert; ainsi l'on écrit : Us empiktEnt , nous révélerons ; dans tous les autres cas , on ^ conserve l'É fermé du radical : nous empiétons , il révéla.

§ 156. Les verbes terminés par éer y comme g^ttéer, crÉER, supplÉEB., etc., prennent deux e de suite dans tous les temps où la terminaison commence par un e muet :

Je supplé-'E^je cré-Erai^fagré-eraiSy que Je supplé-E. '

Le premier e appartient au radical et le second à la terminaison.

Au féminin du participe passé, ils prennent trois e . crëÉB, agrétu, etc. ij

ÎI» COXJCGAISO?f. V

§ 157. Le verbe haïr prend le tréma dans toute sa con** iugaison , excepté aux trois premières personnes du singu-, lier du présent de l'indicatif, Je hais, tu hais^ il hait^ et à la seconde personne du singulier de l'impératif, ha\s : par-ij tout ailleurs fi prend le tréma: je haïssais^ je haïrai^ haïssons , etc.

Il garde le tréma au passé défini, nous hamesj vou$'' haïtes, et à la troisième personne de l'imparfait du sub*, jonctif, qu'il haït, au lieu de prendre, comme tous les autres j* verbes, l'accent circonflexe. ï

§ 158. Les verbes doruir, memiir, se repeniir, sentir^ ' serYîr, soriir perdent au présent de l'indicatif et à l'impératif la consonne qui précède la finale de l'infinitif -.je dors, t,u mens, pars, je me repens , tu sens, sers^ sors.

l" ET II® CONJUG. — 'OBSERV. Af i>LICATIOK, y 5

§ 1S5. 1. L'homme qui rend le bien pour le mal ressemble à \l l'arbre qui donne des fruits à ceux qui lui jet—ent des pierres. .1 2. Saturne, Jupiter, Mars, la Terre, Vénus, Mercure et le Soleil ocjl cupent la partie des cieux que nous appel — ons notre univers. 3. Les ' succès couvrent les fautes, les revers les rappel— ent. 4. Quand 'I Rome chancel—ait dans sa décadence , quel citoyen a opposé sa i sagesse à la fatalité qui semblait l'entraîner? 5. Nous amoncel— ons j des richesses , comme si nous devions toujours vivre. 6. Il y aura j beaucoup d'appel— éSj et peu d'élus.

i Observation. 1. il n'y a rien de si imperceptible qui ne nous dé- CEl—e. 2. L'homme, par ses désirs, empiU—e sur l'avenir. 3. Que d'hommes, comme les plantes, vég^t — ent et ont véçEt—é sur cette terre ! 4. La mort révEl — e les secrets du cœur. 5. Le sage ne s,'inquiEt — e pas des vains bruits du monde.

, , § 156. 1. La poésie cré— (er, indlc. prés.) les héros et les dieux.

2. Jamais l'esprit et la routine nesupplé— {er,fut.) au bon sens ini au savoir.

3. Vous récré—{eryfut.)\ùii:t esprit par la variété des objets que vous lui offrirez.

4. Rien ne plaît, rien jx'agré-- (er, indic. pr.) de la part de quelqu'un qu'on n'aime pas.

5. L'homme a été cré-^ (er, part, pas.) d'abord ; la femme n'a été cré— {er, part, pas.) qu'ensuite.

II* COXJUGÂlSOIf.

S 157. — • 1. Les hommes haïssent quelquefois ceux qui les ont obligés, et cessent de haïr ceux qui leur ont fait outrage.

2. Que nous sommes changeants! souvent, ce que nous haïmes mtrefois est ce que nous préférons aujourd'hui.

3. C'est en haïssant le vice que nous nous fortifions dans l'anour de la vertu.

4. Cet liomme est un malheureux que tout le monde hait et qui ie hait lui-même.

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