‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 79 sur 479 · Qui vit hai de tous ne saurait longtemps vivre · texte numérisé non relu

Qui vit hai de tous ne saurait longtemps vivre

6. Il serait heureux que tout homme hait de bonne heure et ^ujours ce que l'on doit haïr.

^§158. — 1 . Tu donn — (ir, ind. pr. ) , Brutus, et Rome est dans les ers ! 2. Je ne ment — (ir, ind. pr. ) pas et je ne t'ai pas caché mes senlùnents véritables. 3. Tu veux , quand tu part— (ir, ind. pr.). ue mes yeux restent secs I 4. Je ne me repent — ( ir, ind, pr.) 'aucune faute, et je ne sent— (ir, ind. pr.) aucune crainte.

«lAlOL COMPLÈTE. — TH. ET APPL.

74 III^ ET IV* CONJtrG», — OBSERV. THEORIE.

§ 159. Devoir et son composé redevoir prennent l'accent circonflexe au participe passé , mais seulement au masculin singulier dû , redû ; au pluriel et au féminin , ils s'écrivent sans accent, due, dus, etc.

§ 160. Tous les verbes de cette conjugaison qui ont un d au radical, comme rendre , répondre , coudre^ etc., le conservent à la troisième personne du singulier du présent de l'affirmatif : il apprenu, il réponn, il coud.

Il faut excepter cependant les verbes terminés au présent de l'infinitif en indre ou en soudre , tels que peiNOBE , p/aiNDBE, oôsouDRE, qui prennent un t au lieu du rf radical : il peiJiT , il plaiuT , il absouT.

Verbes dont le participe présent est terminé par iavi

ou YAlfT.

§ 161. A quelque conjugaison qu'un verbe appartienne , si la finale ant du participe présent est précédée d'uni ou d'un y, cette lettre est toujours suivie d'un i à la première et à la seconde personne plurielle de Vimparfait de l'indicatif et du présent du subjonctif; ainsi on écrira :

Prier PRi-aw^, que nouspri-ions, quevouspri-iez.

Employer, euvloy -ant, nous emploY-ions, vous emploY-iez.

§ 162. Les verbes qui ont la finale du participe présent ^ précédée d'un y le changent en un i lorsqu'il est suivi d'un e muet :

Fuir FUY-an^, ils vm-ent, que je FUi-e.

Appuyer. APPUY-a7i^,^"'APPUi-erai, nous K^^m-erons.

Tous les verbes qui, au présent de l'infinitif, ont pour: finale yer précédé des voyelles o, u, comme envoYHR, ôroYER, e/iwwYER, etc., suivent cette règle; ainsi on écrit :renvoie, tu envoies, il envoie; nous broierions , vous^ broieriez, ils broieraient; f ennuierai, tu ennuieras/^ etc. ^

§ 163. Mais il est d'usage de conserver l'y, avant Ve muet, dans les verbes où la finale yer est précédée d'un a. ou d'un e, tels que pavER, ravER , grasseYEtu '

Ils paYcnt, il raYera , ils grasseYeront, -

III ETIV'CONJUG. OBSERV. APPLICATION. ^5

§ 159. 1. Rendez à César ce qui est du à César, et à Dieu ce qui est du à Dieu. 2. La justice est due aux pauvres aussi bien qu'aux riches. 3. Ayez pour tout homme les égards qui lui sont dtLs. 4. A chacun son du. 5. Il est permis de réclamer par toutes les voies ce qui est légitimement du.

§ 160. 1. La nécessité appren — (dré) à souffrir constamment les adversités, et l'habitude les ren—{dre) faciles. 2. Là plupart des amis ressemblent à un nuage d'été qui se fon — {dre) au moindre rayon de soleil. 3. L'ambitieux pren— (dre) toutes les formes pour arriver à son but. 4. Tout le monde poursuit le bonheur, et personne ne Vat — tein—{dre). 5. Le succès vCahsou — {dre) pas toutes les entreprises. 6. Que d'heureux on pourrait faire avec tout le bonheur qui se per — {dre) dans le monde! 7. Dieu seul peut tout ce qu'il rés(m—{dre). 8. L'effronterie se join— (cire) Wi ou tard à la dépravation.

Verbes dont le participe présent est terminé par iaiit

I ou TANT.

§ 161 1. C'est sur la connaissance de Dieu qu'il faut que la

raison s*appuy — {er, subj, pr.). 2. Il n'est rien que nous oubli — ](er, subj. pr.) aussi promptemeat que les malheurs passés. 3. Il I est rare que nous nous réconcili— {er, subj. pr.) avec un homme ij qui a blessé notre amour-propre. 4. Il est difficile que vous concili — (er, subj. pr.) vos devoirs avec le goût des plaisirs. 5. Dieu exige que nous emjploy — (cr, subj. pr.) au soulagemjent de nos '{ semblables les richesses qu'il nous a départies.

§ 162. — 1. Ceux qui croi— (re, ind. pr.) n'avoir plus besoin

des autres deviennent intraitables. 2. Lâches, ceux qui fiii — ( re,

ind. pr.) à la vue du danger. 3. Vous êtes sûr de ne point vous

égarer tant que vous vous appuy— { er, fat.) sur de nobles

exemples. 4. Ils m*ennuy— {er, ind. pr) , dites-vous.^ Oh! le plai-

isant détour! ils ont bien ennuy — {er, part, passé) le 'oi, toute

; lia cour. 5. C'est dans les ouvrages de Racine que la poésie dé-

'^ ploy— {er, ind. pr.) toutes ses richesses. 6. Ces peuples ploy—

\(er, ind. jpr.) sous les impôts dont on les accable. 7. On nousser-

j vit des pois verts qui se noy — (er, imparf.) dans l'eau. 8. Je lui

I i broy-^ {er,fut.) plus de noir qu'il ne pense.

fj § 163. — 1 Les uns cherchent un chemin que les plus hardis se ffray— {er,ind. pr. ). 2. L'héritier prodigue ^aj(— (er, ind. pr). ;|de superbes funérailles, et dévore le reste. 3. Quand balay — (er, l'.fut.) des cours tous les gens inutiles?

r^6 FORME INTERr.OGATiVE. — THEORIE.

VERBES CONJUGUÉS SOUS LA FORME INTERROG ATiVE.

^ 164 Les verbes employés sous la forme interrogativ( ne sont d'usage qu'à Xaffirmatif et au conditionneL

La forme interrogative ne diffère pas de la forme directe et le verbe ne subit en lai-même aucun changement; seu: lement le pronom sujet suit le verbe au lieu de le précéder

Il nous suffira de donner pour modèle le verbe aimer.

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