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Le syllogisme est un raisonnement composé de trois propositions, à savoir les deux prémisses, dont l'une se nomme majeure et l'autre mineure, et la conclusion.
Majcure : Quiconque laisse mourir ceux qu’il peut et doit sauver, est homicide ;
Mincure : Or ceux qui, dans les calamités publiques, pouvant faire l'aumône, no l4 font pas, laissent périr ceux qu'ils pourraient et devraient sauver ;
Conclusion : Donc ils sont homicides.
Autre exemple :
Mujeure : Tout vrai chrétien est charitable ;
Mineure : Or nul homme impitoyable envers les pauvres n’est charitable ;
Conclusion : Donc un homme impitoyable envers les pauvres n’est pas un vrai Cuétien,
Pour qu’un syllogisme soit juste, il faut que l’une des deux prémisses contienne la conclusion, et que l’autre prémisse fasse voir qu’en cffet la conclusion y est contenue, Ainsi, la conclusion du premier syllogisme que nous avons cité est évidemment contenue dans la majeure ; la mineure le fait voir. La conclusion du second est dans la mineure ; la majeure le fait voir.
D'après cette règle, examinons le syllogisme suivant :
Les Français sont braves ; or les Espagnols ne sont pas Français: donc les Espagnols ne sont pas braves.
Nous en reconnaitrons tout de suite la fausseté ; car cette conclusion n’est ni dans la première prémisse, qui ne parle pas des Espagnols, ni dans la seconde, qui dit bien à la vérté que les Espagnols n’appartiennent pas à la nation française, mais qui ne dit Pas qu'ils n'aient aucune des qualités des Français. :