‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 134 sur 461 · DE L'EXORDE · texte numérisé non relu

DE L'EXORDE

210. L'evorde est le début du discours ; il a pour objet de rcndre 168 auditeurs bicnveillants, attentifs, confiants. |

L'exorde peut se représenter sous quatre caractères différents,

Si l'on dit seulement quelques mots avant d'entre matière, c'est un cxordo simple.

Si l'on use d'un certain art pour gagner les cœurs de l’auditoire et les préparer à ce qu'on va dire, c’est un exorde insinuant (3).

Si l’on fait une introduction élégante ct noble qu'on va traiter, c’est un 2æorde solennei (1).

Si l’orateur, animé do quelque passion vive, se hâte de la faire éclater, el de la Communiquer à ses auditeurs, c’est un exorde véhément ( 5).

L’exorde doit être Propre au sujet, c'est-à-dire tellement lié au reste du discours, qu'on ne puisse l'en détacher, ni le

r en

au sujet

; qe ls appartiennent généralement au genre judiciaire ct à l’oraison unubre, Ê

.(2] Nous n’avons pas besoin de dire A6 proposition ici n’a pas In signification qu'on lui donne on grammaire et en logique,

(3) Ou per ihsatiation, = ( Mot pou usit’ ; on dit AUSS1 exorde nom

Peux, ce qui vaut moins.

Uez abrugto, ou brusque,

A ED re 2e

PRÉCEPTES LITIÉRAIRES,

soigné, l'étendae proportiennée à celle du discours.

On conçoit, par exemple, qu'un long exorde en tête d'une courte harangue serait aussi ridicule qu’une grande porte

qui servirait d'entrée à une maisonnette,

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