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DE LA PROPOSITION ET DE LA DIVISION

241, La proposilion est une exposition simple, claire et précise du sujet que l’on va traiter,

Nous citerons celle du sermon de Massillon sur les exemples des grands :

Les exemples des princes et des grands roulent sur cette alternative inévitable : ils ne sauraient se perdre ou se sauver tout seuls. Vérité capitale qui va faire le sujet de ce discours.

Ordinairement la proposition est exprimée avec beaucoup de brièveté. Dans un plaidoyer, elle expose le point litigieux ; dans un sermon et dans un discours académique, elle énonce la vérité qui doit être développée; dans un discours politique, elle pose nettement la question qui sera débattue, Dans des cas assez rares, la proposition est étendue et déve. loppée: c'est lorsque l'objet de la discussion n’est point parfaitement déterminé, et que l’uorateur veut et doit avant tout fixer convenablement l’état de la question.

Quelquefois, en exposant le sujet, on le partage, c'est-àdire qu'on fait connaitre d'avance les parties dont se composera la confirmation; c'est ce qu'on nomme la division.

Nous citerons celle du discours de Massillon sur l'humanité des grands :

Ils ne sont grands que pour les autres hommes, et ils ne jouissent véritablement de leur grandeur qu’autant qu’ils la rendent utile aux autres hommes; c’est-à-dire, l'humanité envers les peuples est pour les zrnnos

le devoir le plus sacré: première partie ; l'humanité envers lou est l’usage le plus délicieux de la grandeur : seconde par

Quelquefois aussi on subdivise ces parties : ainsi Massillon, dans la première partie de ce discours, après avoir démontré en général que l'humanité est le premier devoir des grands,

*1} Cela signifie : Cette vérité sora développée dans ia première ot dans saga de pariie de la confirmation.

faire servir à un autre; le ton doit en être modeste, le style

explique q fabilité, la cequiara

La plus marquée :

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(a) Enlièr embrassent indiquée pa de Charlem relative à s Ën effot, ou administrat:

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(b) Disline l'autre ot ne dans icquel « l'on consi lèr

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1) Massillon, démontré s grands,

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oxpiique que ce dovoir les obligo à trois choses, qui sont l'af. fabilité, la protection et les largosses, ot traite successivement ce qui a rapport à chacun de ces trois points,

Le plus ordinairement, l'orateur n'établit pas de division marquée : il s0 contente d'enchainer sos raisonnements dans l'ordre qu'il croit le plus capable de faire impression sur los esprits.

Les règles de la division (1) sont : qu'elle soit entière, (élorele, nalurelle, ot, s'il est passible, progressive.

(a) Enlière, c'est-à-dire quo les membres qui la composent embrassont toute l'étendue du sujet. On violerait cette règlo, indiquée par le ban sons, si, par exemple, en faisant l'élogo de Charlemagne, on divisait le discours en deux parties, l'uno relative à ses exploits Militaires, l'autro à ses vertus privées, En effot, oublier de le considérer comme législateur et commo administrateur, ce scruit omoettro ses plus beaux titres do gloire,

(b) Dislincle, :'est-à-dire qu'un membre ne rentre point dans l'autre ct ne le rende pas inutile en tout ou en partis; défaut dans icquel on tombcrait, par exemple, si l'on annonçait quo l'on consi lèrora Charlemagne comme conquérant, come roi € comme capitaine, La troisièm: partie rontrerait évidoms mel dans la première,

(c) Nalurelle,c'est-à-dire qu'elle n'ait rien de forcé, et qu'elle naisse des nécessités du sujet. Ainsi co serait diviser d'une manicre naturelle l'éloge de Charlemagne que de prouver qu'il a été grand, premièrement dans la guerre, secondement dans la paix.

dj Enfin, s'il est possible, Progressive, c’est-à-dire que l'in. "les développements des diverses parties aille en Croig= sant. C'est co qu'on peut remarquer dans lo discours do Massillon sur l'humanité des grands. La seconde partio est susceptible de développements plus intéressants et plus pa- Liéliques que la première,

(1) Ta division n'est autre chase que !o plan de la confirmation ; voilh Pourquoi ollo à dans lo discours une véritable importunce.

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