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I faut serrer les preuves faibles et légères, qui, par leur réunion, acquièrent de la force et de la solidité :
Elies frappent, non comme la foudre qui renverse, mais comme la grêle dont on sent les coups redoublés.
On veut démontrer, par eXemple, à un élève qu’il est négligent; on Inidit:
Aujourd’hui, une de vos leçons n° ;t pas sue ; hier, votre devoir n’était
pas achevé ; in de vos cahiers v’est pas en règle ; un de vos livres do classe est égaré.
Chacune de ces preuves, prise séparément, est faible ; réunies, elles 6nt de la force,
Quant aux preuves fortes et Convaincantes, an les fuit valoir par le raisonnement, on les développe de plusicurs manières, et on les présente sous plusieurs aspects.
Ainsi Bossuet, dans un discours sur la divinité de la religion, donne cette belle preuve :
La morale du christianisme est si parfaite, que Dieu seul a pu l’éta-
blir; par conséquent, l’excellence de la merale du christianisme prouve la divinité de ses dogmes.
Mais il ne se contente pas d'indiquer en passant una preuve si forte et si convaincante ; il la creuse, il l’approfondit, et ne la quitte qu'après l'avoir développée de manière à entrainer les esprits les plus rebelles,
215. L'arrangement des Preuves peut se faire de plusieurs manières :
Où l’on exposera d'abord les moins fortes, pour aller ainsi progressie vement jusqu’à la dernière, qui sera ln plus convaincante : ou l’on frappera d'abord les esprits par les plus fortes, et on arrivera, par une progression décroissante, jusqu’à celle qui peut produire le moins d'effet ; où Cnfin on mélera les moins fortes parini les plus fortes, qui leur sorviront d'appui. Ces trois manières de disposer les preuves peuvent servir selon les circonstances. En général, la dernière est la meilleure,
Nous pensons que le mcilleur arrangement des preuvos est Celui qui nait de leur analogie et de l’enchainement logique des idées. Il n'ya point à cet égard de règle à donner,