Les qualités dont l’orateur doit se
obtenir cet avantage, so mœurs oraloires ; véritable,
Mais si les nobles sentiments
Sont pas sincères, si ses expression de ses mœurs
faire écouter favorablement des mieux, jamais il ne sera orateur :
l'éloquence.
Une réputation d’honnèête ]
produit toujours sur les et les dispose à se laisser
249. Deux qualités obtenir ce résultat si Modeslie et lu prudence.
nt ce
Concevoir à ses audiaCtère et de ses senti-
montrer doué pour
qu'on appelle en rhétorique les on appelle mœurs réelles,
son Caractère
que l’orateur fait éclater ne
mœurs oraloires ne sont pas la fidèle
réelles, jamais il ne parviendra à hommes de bien :
Car, c'esl de l'âme que vient
à se disons
10MmMC, quand elle est méritée,
auditeurs une impression favorable,
persuader,
aident merveilleusement l'orateur à précieux : ces deux qualités sont Ja
Modestie. L'orateur donnerait de lui-même une idée désavan. tageuse, et il déplairait, s'il paraissait Compter sur ses propres talents, s’il parlait beaucoup de sa propre personne, s'il prenait un ton d'autorité et de suffisance, s’il ne savait point ménager ceux à quiil s'adresse, s’il traitait durement ct impoliment ses adversaires,
Prudence. La prudence veut qu’il évite de choquer ses auditeurs par des paroles blessantes : il doit avoir étudié les dispositions de son auditoire, ct ménager toutes les suscenti. bilités, même celles qui ne sont pas justifables,
C’est surtout à l’orateur que s'adressent quelques-uns des préceptes que nous venons de donner; mais c’est à tous les écrivains que l’on doit dire avec Boileau :
Que votre âme et vos mœurs, peintes dans vos ouvrages, N'offrent jamais de vous que de nobles images |
Racine nous offre un admirable exemple de mœurs oratoires, dans le discours que Burrhus adresse à Néron pour le détour. ner du meurtre de Britannicus.
Burrhus ne dit pas au jeune prince:
J’ai pour vous l'affection la plus tendre et la plus dévouée : croyez. moi, car je suis sincère et c'est la vérité, la vertu, le patriotisme vous parlent par ma bouche :
Mais toutes ces qualités sont dans son cœur ; clles éclatent dans son discours, et entrainent Ja volonté l'écoute.
, qui
de celui qui
DES DIENSÉANCES ORATOIRES.
250, La prudence, nous venons de le voir, est une des qualités les plus nécessaires à l'orateur : elle lui apprend à obscrver soigneusement toutes les bienséances, et à avoir quel qnefois recouts à cet arlifice innocent qu'on appelle précaulions oralaires.
Observer les convenances oraloires, c’est avoir égard, dans
ce qu'on dit, à ce qu'exigent les diverses circonstances, los temps, les ‘ieux, les personnes.
Rien n’est plus nécessaire dans la composition d’un discours, comme dans la conduite de la vie, que le sentiment des convenances.
4 Le mèn
komme, à ne parie p sur les gre importanc.
buraux ; « temps cain