FÉNELON (FRANÇOIS DE SALIGNAC DE LA MOTHE
Fénelon était élève de St-Sulpice. Chargé par le roi, sur le conseil de Bossuet, d’une mission dans le Poitou, il réussit parfaitement, grâce à son éloquence et à sa douceur. On lui confia ensuite l'éducation du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV. Il obtint les plus beaux résultats, malgré le caractère intraitable du jeune prince, Ilr it que ce qui est fait par le maitre est peu de chose, et... grand art, est de faire travailler l'élève. Ses efforts avaient élé couronnés de tant de succès que Voltaire, capable parfois de penser juste et de parler vrai, a pu dire de ce prince : ‘ La France eût été trop heureuse sous un tel roi.”
Fénelon a écrit un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous mentionnerons le Télémaque, qui ne devait servir qu’au duc de Bourgogne, et que la postérité doit à l’inciscrétion d’un serviteur qui le fit publier sans autorisation, Le roi crut y voir une critique de son gouvernement, et Fénelon
fut disgracié. Retiré dans son archidiocèse de Cambrai, il se livra aux travaux du zèle pastoral et écrivit le livre des
Maxime romain hérésie é Quiélisn lorsqu'il chaire p sujet, do et parla :
Inférie d'égal po de douce chaque p “ Son homme qi vérité, et Tel fut le
Restée :
entière à | mariée à gner et su qui a donr îlle, source
Les lettr lité, de nai cieux détai cesse renot fastidieuse l’on y revic
Si parfois une trop gr ses peintur domestique
“ Ce qu’ c'ast la faci liberté, el a
pidité, le mor.
>S outrécs, et e à la cour de tre éloquence 2,
Par son élo. on plus beau
la conversion | diocèse, Il discours et la
lle n'est pas monie; mais
r le roi, sur LOU, il réussit ceur. On lui petit-fils de S, malgré le it que ce qui e grand art, élé couronfois de penrince : « La
, parmi leslevait servir à l’inciscrésation, Le , et Férielon Cambrai, il le livre des
Marimes des Saints, qui fut déféré aux Congrégations romaines, Empreint des idées erronées qui ont constitué una hérésie étoufTée P'eSque en naissant, connue sous le nom de Quiélisme, cet ouvrage fut condamné par la Pape. Fénclon, lorsqu'il reçut cette nouvelle, était sur le point de monter en chaire pour prêcher sur l'évangile du jour: il changea son sujet, donna communication de la sentence qui le frappait, et parla sur le devoir de ja soumission à l'Eglise,
Inférieur à Bossuet pour le sublime, Fénelon n’a pas eu d'égal pour le charme du style ct l’onction. Son âme, pleino de douceur ct de grâce, semble se révéler tout entière à chaque page de ses écrits.
“ Son style, dit M. Villemain, n’est jamais celui d’un homme qi sait briller, c'est celui d’un homme possédé de la vérité, et qui l’exprime comme il la sent, du fond de l'âme.” Tel fut le Cygne de Sambrai.