‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 357 sur 461 · COMPOSITION · texte numérisé non relu

COMPOSITION

Le Pichincha.

Plan de la Composition.

[3 ü Lacampagne dangereuse pour la vie ; S © voisine, Fo à la culture, os très-élevée ; | ss une montagne très-féconde 1. 2 4 (Le volcan est en éruptions.

a | — a un gouffre.

ie La montagne gronde ; Quiro | - Ë elle bondit ; ul et Ho phénomène, J le volcan éclate ; | 6 les laves détruisent ce qui est — | sur leur passage.

2 sur les habitants f Terreur ; ee Ses effets qui l'entourent. À mort :

Campagne désolée :

Usur le pays. ? animaux tués OÙ prives de nourriture,

Conseils : Teï, l'élive doit d'orire ce q1'il n’a pas vu. Qu'il se sou

ER

Fi vera

interro-

vienne de ce qu'il à lu sur des sujets an

{ : l ; alogues et sur des sinistres, comme Îles incendies, les inondations.

Autres sujets : 1, Une chaudière de bâtiment À vapeur éclate en mer; 2, un individu périt dans Jes glaces au moment de la débâcle 5 à, UC Maison s’écroule par suite d'un tremblement de terre.

Leçon X.

L—TEXTE À ANALYSER

Le déluge,

Soit que Dieu, Soulevant lo bassin des mers nents l'océan troublé ; Soit que, détournant le solcil de sa route, il Jui

ait commandé de se lever sur le pôle avec des signes funcstes, il cst certain qu'un affreux déluge à ravagé ln terre.

sait versé sur les conti.

En ce temps-là, la race humaine fut presque ané

antie. Toutes les querelles des nations finirent, toutes Jes révolutions cessèrent. Rois,

peuples, armées ennemies, Suspendirent leurs haines sanglantes ct s’embrassèrent, saisis d'une mortelle frayeur. Les temples se remplirent de suppliants qui avaient peut-être renié la Divinité toute leur vie ; mais la Divinité Jes renia à son tour, et bientôt on annonça que l'océan tout entier était aussi à la porte des temples. En vain les mères se say.

vèrent ñnvec leurs enfants sur Je sommet des Montagnes ; en vain Jes

amis disputèrent aux ours cffrayés la cimo des chênes : l'oiseau tuême, chassé de branche en branche par le flot toujours croissant, fatigua inu tilement ses ailes sur des plaines d’eau sans rivages, Lo soleil, qui n'é. clairait plus que la mort au travers des nuvs livides,se montrait terne et violet comme un énorme cadavre noyé dans les cicux, les volcass s’éteignirent, en vomissant de tumultueuses fumées, ct l’un des quatre éléinents, le feu, périt avec la lumière,

Ce fut alors que le monde se couvrit d'horribles d’effrayantes clameurs ; ce fut alors qu’ le reste des êtres vivants, le tigre et l’agneau, l'aigle ct la colombe, le reptile ct l’insecte, l’homme et Ja femme, gagnèrent tous cnsemblo la roche Ja plus escarpée du globe : l'océan les Y suivit, et, soulevant

autour d'eux sa Menaçante immensité, fit disparaître sous ses solitudes orageuses le dernier point de la terre,

Dicu, ayant accompli sa Vengeance, dit aux mers de rentrer dans l’abîme ; mais il voulut imprimer sur ce globe des traces éternelles de

Son Courroux : les dépouilles de l'éléphant des Indes s’entassèrent dans les régions dela Sibérie ; les coquillages magellaniques vinrent s'enfouir dans les carrières de ln France : des bancs entiers de corrs marins s'arrétèrent au sommet des Alpes, du Taurus ct des Cordilières, ct ces montagnes elles-mêmes furent les Monuments que Dieu laissa dans les trois mondes, pour Marquer son triomphe sur les impics, comme un

Monarque plante un trophée dans le champ cüila défait ses chacmis.

ombres, d'où sortaient au milieu des humides ténèbres,

Dieu ne passée !

heur, il

plus pou il sembl les nuag écueils | cataracti rent qu naquit, € ées pen toutes ti ordre de antres d voix lugt l'océan 8

L'élès

LE DÉL

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