L. Aie, le es Jo Les, 9e Lo n, 2 9° {Lo es
ions (V. p. 289).
‘but et même un lus facile, et enfin ractères ct donner nt que la valeur L été vu jusqu'ici
uit profonde ; es incendiés :
res ; 1mes,.
atican: ;
e le courage:
e l'incerilie,
Conseils : TLimporte, dans ces sortes de sujets, do peindre vivement, Les exclamations et les réflexions do l'auteur font peu d'effets : l'élève sexercera donc moins à en produire lui-mêine qu'à montrer les choses sous des couleurs telles que les exclamations sortent spontanément de l'âme du lecteur.
Autres sujets : 1, Effets do la grêle sur les moissons ; 2, les ravages do la guerre ; 5. suites d'une trop grande sécheresse,
Lecon XII.
[TEXTE A ANALYSER
Combat de Mérovée contre un Gaulois.
Mérovée avait fait un massacre épouvantable des Romains. On le voyait debout sur un immense chariot, avec douze compagnons d'armes, appelés ses douze pairs, qu’il surpassait do toute latôte, Au-dessus du chariot flottait une enseigno guerrière surnommée l'oriflamme. Lo chariot, chargé d'horribles dépouilles, était trainé par trois taureaux dont ies genoux üégouttaient le sang, ct dont les cornes portaient des lambeaux affreux. L'héritier de l’épée de Pharamond avait l’âge, la beauté ct la fureur de co démon de la Thrace qui n’allume le feu do ses autels qu'au feu des villes embrasées,
Mérovée, rassasié de meurtres, contemplait, immobile, du haut de son char de victoire, les cadavres dont il avait jonché la plaine, Ainsi se repose lo lion de Numidie, après avoir déchiré un troupeau de brebis ; sa faim est apaisée, sa poitrine exhale l’odeur du carnage ; il ouvre et ferme tour à tour sa gueule fatiguée, qu’embarrassent des flocons de laine; enfin il se couche au milieu des agneaux égorgts ; sa crinière, humectée d'une rosée de sang, retombe des deux côtés de son cou fil croise ses griffes puissantes, il allonge la tâto sur ses ongles, et, les yeux demi-fermés, il lèche encore les molles toisons étendues autour de lui.
Lo chef des Gaulois aperçut Mérovée dans ce repos insultant et superbe, Sa fureur s'allume; il s'avance vers le fils de Pharamond ; il lui crie d’un ton ironique :
“ Chef à Ia longue chevelure, je vais t’asscoir autrement sur le trône d'Iereule le Gaulois. Jeune brave, tu mérites d'emporter la marque du fer au palais de Teutatès. Je ne veux point te laisser languir dans une honteuse vieillesse,
— Qui es-tu ? répondit Mérovée avec un sourire amer: es-tu d’une race noble et antique ? Esclave romain, ne crains-tu point ma framée ?
—dJe ne crains qu'une chose, repartit le Gaulois frémissant de courroux : c’est que le ciel ne tombe sur ma tête.
— Cède-moi la terre, dit l’orgueilleux Sicambre.
— La terre que je te cèderai, tu la garderas éternellement ().'’
(1) Ilest utile de rappeler ici le fait suivant :
Marius, après avoir détruit les Teutons, attaquait ies Cimbres. Dans les pourparlers, les députés des barbares dirent aux Romains qu'iis demandaient des terres pour eux et pour leurs alliés, dont ils ignoraient ie sort. ** Queis sont vos alliés ? leur dit Marius, — Les Leutons, répondirent-ils, — Vos alliés, repartit le consul, ont la terre que nous leur avons donnée, et ils la garderont éternellement.”
MOVENS Dr
A ces mots, 1] érovée, s'appuyant sur sa framée, s'élance du Char par-dessus los laureaux, tombe À leurs têtes ct se présente au Gauo!y qui venait à lui.
Toute l’armée s'arrête pour regarde Gaulois fond, l'épée à la Main, sur leje 9 blesse à l'épaule, et le contraint dereculcrjusque sous ICS corne; dos
taureaux. Mérovée, à son tour, lance son angon, qui, par ses deux fers | recourbés, S’engage dans le bouc'ier du Gaulois. Au même instant, lo fils de Clodion bondit Comme un léopard, met le pied sur le javelot, le presse de son poids, le fait deseendre vers la terre et abaisse avec lui lc bouclier de son ennemi, Ainsi forcé de se découvrir, l'infortuné Gaulois Mmontrelatête. La hache de Mérovée part, sifle, vole et 1 fonce dans le front du Gaulois, comme la commée du bûcheron dans la | cime d’un pin. Ia tôte du gucrricr se partage ; sa cervelle so répand 141 des deux côtés, ses yeux roulent à terre. Son corps reste encore tm
moment debout, étendant des mains Convulsives, objet d’épouvante et f de pitié,
r le combat des deux chefs. Le une France, le presse, le fran, ]
CHATEAUBRIAND.— Les Martyrs,
L'élève Complèlera le plan suivant :
[Mérovée sur son Char. 4 % d Mérovéo,
(Re “ « (]
LI est comparé à un lion
ComBar De Ménovére Le G + ni] 7 1 x ; .
CONTRE UN GauLors. | Lo dialogue, J 9 Lo Le combat, À % Jo
B—ANALYSE LTTTÉRAIRE,— Répondre aux questions (V, p, 01),
ä *— CRITIQUE
Conseils : I1 fallait un Style vif comme ]j'
# L'élève peut ici laisser éclater son admiration. L'art de l'auteur est merveilleux. Pour des païcns, ses acteurs sont fièrement féroces. On
ne pouvait exiger davantage d'eux. Le combat est très-habilement
décrit ; on aime à le lire, même après ce dialogue si ferme et si plein d'un noble mépris pour le danger.
ardeur des combattants,