JAN
C'onsce Maury c nella ad
, comme ses couleurs lesse du style, Vigueur it s'arrêter, réfléchir, cer à en savourer leg
lle noble :
s dévoués et des nes :
‘alomnies de Coux t le soutenir.
L Sa patrie :
enoncé à tout : plus dures n'ont ler Son courace.
lt Canada, la vie de
its rapides, et qu'il analysé,
n ; 3. Maisonneuve,
rappelle celui de e, l’homme le plus nc un de ces oraorte tragiques, qu t emportés par w a foudre, s'élèvent à toute la hauteur élans, monte jus- , agrandies encore mbenu, et abattre ui, après les avoir vie, les rend tous à de notre commune es qu'il invente ou jamais illustré les >, à la tête de tous
l+3 écrivains anciens et modernes qui ont fait lo plus d'honneur à l'esprit an humain ; un orateur qui so crée uno languo aussi neuve et aussi origi- { nalc quo ses idées ; qui donne à ses expressions un tel caractère d'éner- Em ge, qu'on croit l'entendre quand on le lit,cet à son style uno telle 1 majesté d'élocution, que l'idiome dont il so sert semble changer de 4 caractère et so diviniser, en quelque sorte, sous sa plume ; un apôtre, 41 qui instruit l'univers en pleurant cten célébrant les plus illustres de ÉE k ses contemporains, qu'il rend eux-mêmes, du fond de leurs cercueils, les 4 AP premiers instituteurs et les plus imposants moralistes de tous les siècles; ; 4 } qui répand la consternation autour de lui, en rondant, pour ainsi dire, ‘14 présents les malheurs qu'il raconte, et qui, en déplorant la mort d’un LÉ seul homme, montre à découvert tout le néant de la nature humaine : “ (| enfin un orateur dont les discours, inspirés ou animés par la vervo la plus 1 M ardento, la plus originale, la plus véhémente et la plus sublime, sont, 01 en ce genre, des ouvrages absolument à part, des ouvrages où, sans guides ii à ct sans modèles, il atteint la limite ct la perfection des ouvrages classi- ‘ ques, consacrés, en quelque sorte, par lo suffrage unanime du genre humain, et qu'il faut étudier sans cesse, comme dans les arts on va former son goût et son talent à Rome, en méditant les chefs-d’œuvre de do Raphaël et de Michel-Ange. Voilile Démosthène français ! voilà Dossuet ! On peutappliquer à ses écrits oratoires l'éloge mémorable que faisait Quintilien du Jupiter de Phidias, lorsqu'il disait que cette statue avait ajouté à la religion des peuples,
Maury.
L'élève complèlera le plan suivant :
Ér ° Il res à sthène Considérations [ ,, Il ressemblo à Demo générales, U 30
o à ñ « Ses quurnés à IL est élevé ;
Boss LE SSUET, ’ 2 NÉE QE : A d'orateur. 3 Le: 4 | l° Il instruit l'univers en pleu- FA RUTÉ | rant sur les tombeaux ; ki {Son rôle d'apôtre. À 2e dl 39 Re Le FA Le ‘e
ANALYSE LITTÉRAIRE.— Répondre aux questions (V. p. 289).
Conseils : Il n’y n pas ici À ménager les éloges. Le style du cardinal Maury est à la hauteur du sujet : il se rapproche de la formo si solennelle admise par Bossuot dans ses nlus beaux mouvements oratoires
d.—COMPOSITION.
La l'ontaine.
Plan de la Composition.
La postérité honore les hommes | publics ; Introduction, À elle célèbre les conquérants ; | clle se tourne aussi vers La Fontaine, | (Ecran original ; | Ses titres littéraires | incomparable dans l'art LA FONTAINE. 4 qui le rendent de raconter ; | digne d’admiration. | gaieté, gräce, naïveté, | sublime, f Modeste et sans convoitise :
Ses qualités | nese prévalant pas de son génie: privées. lil s’étonnerait aujourd'hui des Ü hommages qu'on lui rend.
Conseils : La Fontaine est connu : tout le monde a lu ses fables ; elles révèlent autre chose que son talent + la simplicité d’£me, une certaine
droiture, qui a été très-bien nommée bonhomie, c’est 1à ce qu’il faut montrer.
Autres sujets: 1. D'Iberville; 2. l'abbé J. B. A. Ferland ; 3. QG. E,
Cartier, Lecon XX.
Î.—TEXTE À ANALYSER
Le curé.
Il est un homme, dans chaque paroisse, qui n’a point de famille, mais aui est de la famille de tout le monde, qu’on appelle comme témoin, comme conseil ou comme agent dans tous les actes les plus solennels do la vie civile ; sans lequel onne peut naître ni mourir, qui prend l’homme du sein de sa mère et ne le laisse qu’à la tombe, qui bénit ou acnsacre le berceau, la couche conjugale, le lit de iuort ct le cercueil: un homme que les petits enfants s’accoutument à aimer, À vénérer ct à craindre, que les inconnus même appellent mon père, aux pieds duquel les chrétiens vont répandre leurs aveux les plus intimes, leurs larmes les lus secrètes ; un homme qui est le consolateur par état de toutes les misères de l'âme et du corps, l'intermédiaire obligé de la richesse et de l’indigenec, qui voit lo pauvre ct le riche frapper tour à tour à sa porte : le riche pour y verser l’aumône secrète, le pauvre pour la recevoir sans rougir ; qui n'étant d'aucun rang social tient également à toutes ’:s classes : aux classes inféricures, par la vie pauvre etsouvent par l’humilité de la naissanec ; aux classes élevées, par l’éducation, la science ct l'élévation des sentiments qu'une religion rhilanthropique inspire ct commande : un homme, enfin, qui sait tout, qui a le droit de tout dire, ct dent la varole tombe de haut sue les inteiligences ct sur les cœurs ave
l'autorit homme, hommes
Comm est une duns la enseigne tianisme Testame toujours commen:
de ec liv pratique a point d de l'Eva
Le cu politique qu'à lire tion dont
} Chust, sc
vie doit « sensible ( exemple uienar vie, aucu qu'une v Le cur église et rapproch aux hom délicate € butions Je de l'eumi miséricor Sa porte toujours :
ni saisons l'huile au doit y à petit,nig en cipéra Comine lui sont it gräce de | vertu. R do'tenso
verger, qi
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les conquérants:
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ain original ; aparable dans l’art raconter ;
à, grâce, naïveté, lime,
ns convoitise ;
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t aujourd'hui des qu'on lui rend.
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|. Ferland ; 3. G. E,
int de famille, mais lle comme témoin, les plus solennels de , qui prend l’homme bénit ou qcnsacre le cercueil; un homme nérer ct à craindre, cds duquel les chréurs larmes les lus e toutes les misères ichesse et de l’inditour à sa porte : le ur la recevoir sans ment à toutes ':s souvent par l’humiation, la science ct iropique inspire ct roît de tout dire, ct sur les cœurs aveo
l'autorité d'une mission divine et l'empire d'une foi toute faite! Cet homme, c’est le curé ; nul ne peut faire plus de bien ou plus de mal aux. hommes, selon qu'il remplit ou qu'il méconnaît sa haute mission sociale
Comme moraliste, l'œuvre du curé est admirable, Le christianisme est une philosophie divine, écrite de deux manières : comme histoire, duns la vie et la mort du Christ; comme précente, dans les sublimes enseignements qu’il a apportés au monde, Ces deux paroles du christianisme, le précepto et l’exemple, sont réunies dans le Nouveau Testament ou l'Evangile. Le curé doit l'avoir toujours à la main, toujours sous les yeux, toujours dans le cœur! Un bon prêtre ce un commentaire vivant de celivredivin. Chacune des paroles mystérieus * de ec livre répond juste à la pensée qui l’interroge, et renferme un s . pratique et social qui éclaire et vérifie la conduite de l'homme. Ilr a point de vérité morale ou politique qui ne soit en germe dans un verset de l'Evangile.
Le curé a donc toute morale, toute raison, toute civilisation, toute politique dans sa main quand iltient l'Evangile. Iln’a qu'à ouvrir, qu'à lire ct qu’à verser autour de lui le trésor de lumière et de perfection dont Ja Providence lui a remis la clef. Mais, comme celui du Chust, son enseignement doit êtro double, par la vie et par la parole, sa vie doit être, autant que le comporto l’infirmité humaine, l'explication sensible de sa doctrine, une parole vivante ! L'Eglise l'a placé comme exemple plus que comme oracle ; la parole peut lui faillir, si la nature lui en a refusé le don ; mais la parole qui se fait entendre à tous, c'ost la vie, aucuno Jlanguc humaine n’est aussi éloquente ct aussi persuasivo qu'une vertu,
Lo curé cet encore administrateur spirituel des sacrements de son égliso ct des bienfaits do la charité, Ses devoirs, en cette qualité, se rapprochent de tous ceux que touto administration impose, Il a affaire aux hommes. Il touchoaux passions humaines, il doit avoir la main délicate et douce, pleine de prudence et do mesure ; il a dans ses attributions les fautes, les repentirs, les misères, les nécessités. les indigences de l'eumanité, il doit avoir le cœur riche et débordant de tolérance, de miséricorde, de mansuétude, de compassion, de charité, de pardon ! Sa porte doit être ouverte à touto heure à eclui qui l’évoille, sa lampe toujours allumée, son bâton toujours sous sa main ; il ne doit connaîtro ni saisons, ni distances, ni contagion, ni soleil ni ncige,s'il s’agit de porter l'huile au blessé, le pardon au coupable ou son Dieu au mourant. Ilne doit y avoir devant lui, comme devant Dieu, ni riche, ni pauvre, ni petit, ni grand, mais des hommes, c'est-à-dire des frères en misères et en c:pérance,
Comme homme, le curé x encore des devoirs purement humains, qui lui sont imposés seulement par le soin de sa bonne renommée, par cette gräce de la vie civile et domestique qui est comme la bonno odeur de sa vertu. Retiré dans son humble presbytà ré, à l'ombre de son église, il doit on sortir rarement, Il lui est porimis d'avoir une vigne, unjardin, un verger, quelquefois un petit champ, ct du los cultiver do ses propres
ANALYSE, CPITIQUE ET COMPOSITICN. 329
la vache, la chèvre, des brebis, le pigeon, des oise chien surtout, co meuble vivant du foyer, ect bliés du monde ct qui pourtant ont besoin d’é le reste de sa vice doit so passer à l'autel, au milicu des enfants auxquels il apprend à balbuticr le Catéchisme, co code vulgaire de la plus haute HUM 2 philosophie, ect alphabet d'unc sagesso divine, dans Îcs études série uses, | AL parmi les livres, société morto du solitairo : le soir, quand lo Mmarguillier ro a pris les clefs do l’église, quand l'Angelus a tinté dans le clocher du | ï hameau, on peut voir auelquefois le curé, son bréviaire à la Main, soit | sous Les pommiers de son verger, soit dans les sentiers élevés de Ia montagne, respirer l’air suavo ct religieux des champs et le repos acheté du jour, tantôt s’arrôter pour lire un verset des poésies saerces, tantôt regarder le ciel ou l'horizon do la valléo ct redescendre à pas lents dans la sainte et délicicuse contemplation de la nature et de son Auteur. Voilà sa vic ot ses plaisirs ; ses cheveux blanchissent, ses mains tromblent en élevant lc calice, sa voix casséo ne remplit plus le Sanctuaire, mais retentit encore dans le cœur de son troupeau, Il meurt, une pierre Sans nom marque sa placc au cimetière, près de la porte de son église, Voilà une vie écoulée, voilà un homme oublié à jamais. Mais cet homme est allé so reposer dans l'éternité où son âme vivait d'avance, ct ila fait ici-bas ce qu’il avait do mieux à fuire. Ila continué un dogmo 1 immortel, il a servi d’anncau à une chaîne immense de foi et de vertu, n° et laissé aux générations qui vont naîtreunc crojance, uno loi, un Dicu.
aux chantants, lo ami do ceux qui sont outre aimés par quelqu'un !
| mains ; d’ynourrir quelques animaux domestiques, de plaisir ou d utilité, | |
De Lauanrrive.
L'élève complètera le plan suivant :
l° Le curé préside à tous les actes de Envisagé |. la vie de l'homme :
en général, 3e = : lo [.-C, 5 Envisagé come 1° I a la parole et l'exeniple do Moraliste, 9 ; (° Il gouverne les âmes ; LE cui. Envisagé comme admi- | 2% nistrateur spirituel, 9°
1° [1 a les mêmes droits et les mômes Envisagé devoirs que tous les ciloyens ; À conne + 2 citoyen, | 3 , Le
S.— ANALYSE LITTLRAIRE, Répondre aux quéstions |V, p 269)
Con ressor ecs de Jui ser du lec
LE m
Cons tant, l’ y a di d'nita
Autr
Le fle etilen au mili il frotte si belle il vu à | vient en oublie € tées: © Dicu et plus loi et qu'il œillets un eult content
Parlez
d'une b
LEe
do plaisir ou d’utilite, oiscaux Chantants, Je i do ccux qui sont ouaimés par quelqu'un !
des enfants auxquels gaire do la plus hauto sies(tudes sérieuses, » Quand lo marguillier té dans le clocher du viaire à la main, soit ers élevés de la monet le repos acheté du ésics sacrées, tantôt ndre à pas lents dans t de son Auteur.
sent, ses mains tromit plus le sanctuaire, Il mourt, une pierre , porte de son église.
À jamais, Mais cct 6 vivait d'avance, ct , continué un dosmo > de foi et de vertu, 2c, uno loi, un Dicu,
De Lamarmive.
tous les actes de
[d.-C. ; > et l'exemple do
verne les âmes ;
S et les mômes ciloyens ;
ons |V. p, 259)
Conseils : Ce morceau est très-heureusement écrit. Il faut faire ressortir l'esprit d'observation qui permis à l’auteur d’entrer dans tous es details. L'élève peutso laisser aller à uno juste admiration. Ilne lui scra pas difficile de remru quer l’art du début, qui soutient l’uttention du lecteur longtemps avant de lui citer le non de son héros.
d— COMPOSITION, Le prêtre, Plan de la Composilion.
[Il cst le défenseur et l'ami de
don | tous ceux qui souffrent ;
£ , ë Le
, il doit se priver des s domes-
dévouement, | te river des joic se 8 ; :
(ses fonctions souvent brisent lo Ses soins [11 Console les affligés ; il répand ses largesses dans le sein de son S des pauvres ; ilrend l'innocence aux âmeségaréos, {Pendant que le mondain jouit, le
LE PRÈTRE. | troupeau. U
= ètre pri, ces ; | Son mépris LC DAMEe pi = ; [ces ; Ù du plaisir, : il Surmon i:S SCS répugnan- MAT à S'IMPOEC uvs latigues incessun-
il brave les épidémies, [tes ;
Conseils : Ce sujet est bien semblable à celui qui a été analysé ; pourtant, l'élève se souviendra que tout prôtro n’est pas curé; d’ailleurs, il Ya différentes manières do bien dire la méme chose. Cot exercice d'nitation scru utile.
Autres sujets : 1. Le poète ; 2. le soldat ; 3, le marin. Lo;on XXI.
lex TE A ANALYSER.
L'ameteur,
Le fleuriste a un jardin daus un faubourg ; il y court au lever du soleil, etil cn revient à son coucher, vous te voyez planté, et qui a pris racine au milieu de sestulipes ct devant la solitaire. Ilouvre de grands yeux, il frotte ses mains, il se baisse, illa voit de plus près, il ne l’a jamais vuc si belle, il x lo cœur épanoui de joie, f la quitte pour l’ortentale ; delà il va à la veuve ; il passe au drap d'or ; de celle-ci à l’agate, d’où il revient enfin à la solitaire, où il so fixe, où il so lasse, où il s’assied, où il oublie de diner ; aussi est-ello nuancée, bordée, huilée, à pièces emportécs; elle a un beau vase, un beau calice ; il la contemple, il l’admire : Dicu et la nature sont en cela tout co qu'il n’adinire point ; il ne va pas plus loin que l'oignon de sa tulipe, qu'il ne livrerait pas pour mille écus, et qu'il donnera pour rien quand les tulipes seront négligées, et que les @illets auront prévalu, Cet homme raisonnable, qui à une âme, qui « un eulto ct une religion, revient chez soi fativné. affamé, mais fort Content de sa journée: il à vu des tulipes,
Parlez à ect autro do la richesso des moissons, d'une ample récolte, d'une Lonne vendange; il cst curieux do fruits, vous u’articulez pas :
v-us no vous faites entendre : parlez-lui do figues, de les poiriers rompent de fruits cette année, que les avec abondance; c'e: pour lui un idiomo inconnu : il s’atiache aux seuls prunicrs; il ne vous répond pas, Ne l’entretenez pas même des pruniers ; il n’a de l'amour que pour une certaine espèce, toute autre que vous lui nommez le fait sourire st so moquer, IL vous mène à l'arbre, cueille artistement cette Pruné exquise, il l'ouvre, vous en donne une moitié et prend l’autre. Quel chair! dit-il, goûtez-vous cela ? est divin! voilà ce que vous ne trouverez pas ailleurs ! Etlà-dessusses nn. rines s’enflent, il cache avec peine sa joic etsa vanité par quelques dehors de modestie, O l’hommo divin, en cffet! hommo qu’on ne peut jamais assez louer et admirer, bomme dont ilsera parlé dans plusieurs siècles! Que je voie sa taille et son visage, pendant qu’il vit! que j’observe leg traits et la contenance d’un homme aui, seul entre les mortels, possède une telle prune. La Bruyère, — Caractères.
L'élève complèlera le plan suivant :
[19 Il va au jardin de bonne heure ; Ami des | 2 fleurs. 1 3 l° Il n'aime pas toutes les récoltes:
Amides [ 2o Las 3° 3.— ANALYSE LITTÉRAIRE,— Répondre aux questions (V. p. 289).
melons, dites que pôchers ont donné
cela