Chi QUE
Conseils : L'élève remarquera le ten badin qui convient. Composition. Les travers sont uis ca relief ct tournés en un grand art. 1l faut faire ressoïrui. l’heureux effet de ces
9,— COMPOSITION, Le bibliophile, Plan de la Composition.
Sa connais- f Il connait le suteL de tous les livres: A À sance des 4 il en sait l'histoire ». [d’ornements, livres. il aime les livres Qui Ont un cachet (il 4 acheté quelques nouveaux } ; ouvrages ; Ji passe sa vie | . pl ; à sa il faut les placer : faut pou ; = 3 SR j e te \ 6 F i ; .
bibliothèque, il n rejette d'anciens, il lui en (il change, arrange, troque, : R & appris qu’ ib'io- Il assiste à Il al prié qu'on vend une bib'io une vente |., à = ee :
de livres à À 1 Y à là un livre qui lui plait : : il met à l'enchère, il est haletant :
l’encan. Re RS + En.
le volume lui est adjugé, sa joie.
Conseils : [li fout lu ton budin, commo dans lo texte analysé; quo
à ce genre de ridicule avec railleries,
LE BIBLIOPIILE,
l'élève :
pourtant et de fai
Autres jeune ho
Ces dei lans la m lutter cor son vérits puter ou ( Le sacré ( lss'étaie rice, Sail (tient de it longten fallait sav des citatic que les pri lent les sons les pl de subdivi brouiller c
Les gra félevèren whevé cet bute cctte l'Ecriture échafauda œises en h
bizarres in
ne faire pa par Ïà qu'i
son siècle,
cette clartc detraités i sur chacun
Massillon leconnaitre que tout au l'hommage
LE
, de melons, dites que es pêchers ont donné nu ; il s'attache aux tenez pas même des spèce, toute autre que vous mène à L'arbre, , Vous en donne une tez-vous cela ? cela ! Etlà-dessusses nn.
6 par quelques dehors u’on ne peut jamais ns plusieurs siècles!
t! que j’observe Les les mortels, possède ÈRE. — Caractères, \.
e bonne heure 1
utes les récoltes:
tions (V. p. 280),
ivient à ce genre de és en ridicule avec de ces railleries,
0 tous les livres:
[d’ornements, ai Ont un cachet ques nouveaux
; faut peu; 1Ci008, il Jui en ;e, troque,
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Li lui plait :
l'est haletant :
jugé, sa joie.
Ste analysé ; quo
l'élève se laisso aller à la gaieté et manie l'ironie ; qu’il prenne garde, pourtant: il est si facile, dans ce genre, de devenir soi-même grotesque et de faire rire de soi. Rien n’est plus malséant qu’un rire faux.
Autres sujets: 1. Le capricieux : 2, le jeune homme léger ; 3. lo jeune homme picux.
Leçon XXII.
ΗTEXTE À ANALYSER
Bourdaloue et Massillon.
Ces deux grands orateurs n’ont pas trouvé l’éloquence de la chaire dans la même situation. Bourdaloue n paru avant Massillon, et il a dû lutter contre une foule de préjugés, qui avaient enlevé à la prédication son véritable caractère, Avant lui, la chaire semblait tro» souvent disruter où de bouffonnerie avee le théâtre, on de sécheresse avec l’école. le sacré ct le profane, comme l’a dit La Bruyère, no se quittaient point, iss'étaient glissés ensemble jusque dans la chaire: sait Cyrille, Hoce, saint Cyprien, Lucrèce parlaient alternativement: les poètes aient de l’avis de saint Augustin et de tous les Pères ; On parlait latin tt longtemps devant des femmes et des marguilliers : on a parlé grec: il fallait savoir prodigieusement, pour précher si mal. fndépendaimment des citations grecques ct latines et quelquefois même des mots hébreux que les prédicateurs tenaient à rassembler dans leurs sermons, ils y mélXent les anecdotes les plus puériles et les plus bizarres, les comparaisons les plus burlesques, ct ils hérissaient leurs dissours de divisions et de subdivisions, qui au licu d’éclaircir le sujet ne servaient qu’à l’embrouiller et à en faire un véritable labyrinthe.
Les grands orateurs du XVIIe siècle, comme Bossuct et Mascaron, félevèrent contre ces défauts, et la gloire do Bourdaloue est d'avoir whevé cette réforme au nom de la raison et du bon sens. Dédaignant bute cctte érudition profane et indigeste, il s’attacha exclusivement à l'Ecriture et à la tradition, dégagea scs compositions de tout ee vain (chafaudage do divisions puériles que les siècles précédents avaient œises en honneur, écarta toutes ces anecdotes ct tous ces raisonnements bizarres indignes de 1n gravité de la parole évangélique, et s’attacha à ne faire parler à la foi que le langage de ja raison la plus sévère. C’est par Ïà qu'il enleva tous les suffrages des esprits les plus éminents de son siècle, ct c’est cette'solidité de raison, cette noblesse de pensées ot cette clarté d'expressions qui ont fait de chacun de ses discours autant detraités immortels qui résument admirablement ce que l’on peut dire sur chacune des questions religieuses dont il s’est occupé.
Massillon avait l'âme trop élevée et le jugement trop sûr pour ne pas reeonnaître et avouer lasupériorité d’'untel maître, Il comprenait mieux fc tout autre l’éloquence du P. Bourdaloue ; mais, tout en lui rendent 'hominage qu’il méritait, il n’out garde de limiter.
Fo eee RE TS
ils so complètent, jamais ils ne so copient. Bourdaloue avait fait parler à la chaire le langage de la raison, Massillon préféra celui du sentiment, Ils eurent l’un et l’autre le même but, la conversion des pécheurs, qui est le but de tout prédicateur et de tout apôtre, mais ils voulurent y ar. river par des voies différentes. Bourdaloue s'adressa à l'intelligence, Massillon au cœur : Bourdaloue est serré et concis, Massillon est to et varié à l'infini. Le Style de Bourdalouc est froid et presque s leur, celui de Massillon a une harmonie ench fi tinuel; Bourdalone songe rarement à frapper limagination, Masai!lon | | y tend sans cesse : Pourdaloue est plus théologien que moraliste, et Massillon, plus moraliste que théologien : Bourdaloue c:
| | Les hommes de génic ont tous une mission particulière. Quelqnefors | | Î | }
ndu ans couantcresse cet un charme con.
st logicien, Massillon TDAEX . . , . ñ \ > AURA 13 pathétique ; enfin, ils puisent Icurs idées à des Sources différentes et ‘ | leur donnent une forme si opposée, qu’on ne Cesscrait de trouver en Ceux D F4 l de nouveaux contrastes. 40 [Hi bi Aie lift | | ? —PLAN DE LA COMPOSITION.
fo | JTE de < : ‘ | fl) | L'élève complètera ;: L'an Suivant :
EMAIL PyIalel : Mn ARE | l° £a chaire avait dégénéré ; | L'art oratoire | % | avant eux. | 3 CA (° Il dédaigna tout cet appareil à 1Sse 6 ition :
Manière de s de fausse érudition ; Bourdaloue, 30 BourpaLoue 4 Cowse ET grands
VOS av de l'un Vous po pian.
Autre a, provi
fl Il reconnut Ja Supériorité de Manière de Bourdaloue :
À MASSILLON. | Ets 20
[1° Ils se complètent, ne se Rapprochements | 5, PERF PES;
et contrastes, 30
4° 3,— ANALYSE LITTÉRAIRE. Répondre aux que
Rome, ailes, dé thage cs Carthage des nati lence, to complièt et des | civilisat ua déeli était à s chir, E ensembl
stions (V. p. 289),
à Ê Conseils : L'élève pourra admirer l'habileté du plan.
À s’en tient à des généralités; puis il vient à ch î enfin il les compare trait pour trait. L’intér
quand on a fini de lire, on connaît le mé homines.
D'abord. l'auteur acun des deux orateurs ; êt grandit sans cesse, et, rite relatif de cos deux grands
YLE. ANALYSE, CRITIQUE ET COMPOSITION. 335 ticulière. Quelquefors aloue avait fait parler à ‘ra celui du sentiment, rsion des pécheurs, qui nais ils voulurent y ardressa à l'intelligence, 8, Massillon est étendu id et presque sans Cou:
esse Ct un Charme con.
magination, Masai!lon que Mmoraliste, et Mas.
est logicien, Massillon
Sources différentes et rait de trouver en cux
D,— COMPOSITION
Turenne et Condé.
Plan de la Composilion.
“Hs se font, dans les inèmes campagnes, une brillante renommée ; Considérations | de concert ou séparés, ils opèrent générales. des prodiges de valeur ; que da hardiesse, que de périls, Ü que de ressources!
{ L'un cst vif sans être précipité, l'autre calme sans lenteur ; | celui-ci acquiert graduellement
une brillante réputation, et celui-là l'obtient à la première bataille ;
IC premicr fait taire l'envie, le second ne lui permet pas de l’attaquer ;
l'un crée son éiévation et sa for-
CoxD#, | | tune, l’autre commande à la {
Aie
Rapports existant entre ces deux héros,
| vie | | | (
avait dégénéré ; fortune ct force les destinées ;
Turenne meurt soudain comme un Judas Machabée ;
Condé meurt dans son lit comme un autre David, en accomplissant ses devoirs religieux.
Conseits : Lisez d’abord, dans l’histoire, le récit de la vie de ces deux grunds hommes, Vous aurez ainsi les éléments do la comparaison que vois avez à établir, Il u’est pas nécessaire de vous prononcer cn faveur de l’un ou de l'autre ; il suflit de montrer leurs titres à notre admiration. Vous pouvez duuner à votre travail plus d'étendue que ne le demande le piun.
Autres sujets: 1. Canada ct Etats-Unis; 2, Europe ct Amérique ; à province de Québec et provinec d’Ontario.
Leçon XXIII.
Î.—TENTE À ANALYSER, Rome ct Carthage,
Rome, paroille à l'aigle, son redontable symbole, éterd largement ses ailes, déploie puissamment ses serres, saisit la foudre et s'envole, Carthage est le soleil du monde, c’est sur Carthago que se fixent ses yeux. Carthage est maîtresse des océans, maîtresse des royaumes, maîtresse des nations, C’est une ville magnifique, pleine de splendeur et d’opulence, toute rayonnante des arts Ctranges de l'Orient. C’est unesociété complète, finie, achevée, à laquelle rien no manque, du travail, du temps et des hommes, Enfin, Ia métropole d'Afrique est à l'apogée do sa civilisation: elle ne peut plus monter, ct chaque progrès désormais sera ui déclin, Rome, au contraire, n’arien, Elle à bien pris déjà tout ce qui élait à sa porte; mais elle a pris pour prondro, plutôt que pour s’onri “ir. Elle est à dem sauvage, à demi barbare, Elle a son éducation ensemble et sa fortune à faire. ‘out devant elle ; rien derrière.
tout cet appareil rudition ;
la supériorité de
complètent, ne se pas ;
stions (V. p. 289).
1. D'abord. l’auteur des deux orateurs ; ndit sans cesse, et, de cos deux grands
396 MOYENS DE ronMen LE STYLE,
Quelque temps les deux ‘euples existent do front. daus l'ombre. Mais peu À peu 1
foudre. Ici est est la péripétio de c6 grand drame. Quels act
s 8, celle-ci de marchands ct do marins, celle-]à do laboureurs et do soldats ; de
ar le fer ; deux républiques, l’une théocratique, l’ Home ct Carthago ; Rome AVeC so: arméc, Carthago avec sa flotte : €! “avenir ; l'esprit 0 découverte, le démon d ‘Orient et lo Midi d’une part, l'Occident et
eux mondes, la civilisation d'Afrique et 1: Ê Toutes deux se Mesurent des ycux Leurattitu également formidable, monde, ramasse touics eg forces ct tous £cs peuples. Carthage tient en laisse l'Espagrie i j f croyaient au fond do l'univers, Carthage a déjà jeté son ancre d'ah dage sur l’Europe.
La bataille éclate. Rome copie grossièrement la marine de sa riv à guerre s’allumo d’aborc
) ule, l'dans la Péninsulo ct dans les îles. Roino icurto Carthage, dans cctte Sicile où déjà 12 Grèce n rencontré l'Egypte, jose cette Espagne où plus tard lutteront encore l’Eu i rie
rope et l'Afrique,
eu à peu le combat s'engage, le mondo prend feu. Les Colosses s'at.
taquent COTrpS à corps, ils se prennent, se quittent, so reprennent, Ils so cherchent et se repoussent, Carthage fr
cs Mers, Les deux Peuples, personnifiés en deux ho F Scipion, s’étreignent et s’acharnent Pour en finir. C’est un duel à outrance, un combat à mort, Rome chancelle, elle Pousso le cri d’angoisse : ** Annibal ad portas.....” fais ello se relève, épuise ses forces pour un dernier Coup, sc jette sur Carthage et l’efface du monde.
VicTor Huco, 2—PLAN DE LA COMPOSITION, L'élève Complèlera le plan suivanl :
l° Situation de Rome au commen- La Là . , :) à Ï à [ Généralités, . cement des guerres Puniques ;
8e SC repose, Rome granit; dans
Roue la paix, (30 [armé ;
ET Parallèle Ris Rome, jeune, forte, avec son CARTHAGE, en entrant FA à 7 en lue. Le ome commande à Europe :
Parallèle f 1 Cartha
| l° On se rencontre en Sicile ; Le combat, 3 * D | 3 les ennemis S'étreignent ;
B—ANALYSE LITTÉRAINE.— Répondre aux questions {Y, p. 289,
L'un so repose (lang air et la
Pour 80 développer, Rome eos + Ase, les deux cités SC re- < PAS pour 163 séparer, L'Europe et
frique pèsent l’une sur l’autre, Commo deux nuages Surchargés d'électricité elles so côtoient de trop près, Elles vont se môler dans la
10 Nord de l'autre ; Chfin, e,
Co) table as Si rique.
gucrr
LE si D'AUG ET CEI Louis
YLE.
nt, L'un so repose dan
) (] S peu à peu lair et la )pper. Rome commence 'importune Rome, As.
ce, les deux citésse | Séparer, L'Europe et
&. Quels acteurs sont Ct do marins, celle-]à ‘#nant par l'or, l’autre autre aristocratique
ge, qui agne que les Romains
Or
, Marine de sa rivale, dans les fles.
rencontré l'Egypte,
urope et l'Afrique,
1. Les colosses s'ate 0 reprennent, Ils so pes ; Romo Dasso ommes, Annibal ot C’est un duel à ou-
Pousse le cri d’ane, épuise ses forces e du monde,
ICTOR Huco.
me au commenérres puniques :
, Rome granit:
[armés ; rie, avec son
à l'Europe :
n Sicile ; ignent ;
ns (V, p, 289,
guerres puniques.
Conseils : L'élève remarquera an tableau ; quelques traits sont forcés.
vas seulement des fautes contre la langue, rique, Il serait bon, avant d'analyse
d,— COMPOSITION.
isément les couleurs vives de co
1, les signaler ; ce ne sont mis contre la vérité histor cé morecau, do lire l’histoire des
Le siècle d'Auguste ct celui de Louis XIV,
LE SIÈCLE D'AUGUSTE ET CELUI DE Louis XIV.
ne qe armee rm,
Rapports d’analogie entre
Etat du monde quand ces deux monarques apparaissent
ces deux personnages.
Ces deux siècles sont feconds en | beaux résultats,
Ces deux souverains trouvent 10 monde dans les
constances.
( A la tête de leur armée,
Chacun d'eux a un ministre - (qui le seconde.
{ Mécène, |
Quand ils ont établi la paix
Plan de la Composition.
{Si les grande siècles d'Auguste et de Louis XIV se ressemblent, ce n'est pas l'effet seul du hasard, Peu avant leur avénement, lés peuples avaient cu soutenir des guerres longues et acharnées : les âmes, fortifiées à force d'épreuves, étaient capables de grandes choses ; avant Auguste, César s’érendu maitre du monde ; avant Louis XIV, Henri IV, son aïeul, avait conquis SGn propre royaume ; aux guerres ct aux troubles succédèrent,de part et d'autre, le calme et le repos.
Tous deux furent entreprenants ct avides de gloire; ils surent vaincre et pardonner.
un et l’autre se montrent grands par leur -magnificence et leur
protégent les { hommes ] illustres
à Rome, Colbert, en France,
{L'émulation à pris ja place ‘de la révolte ;
on ne veut plus combattre ses semblables, on veut s’en faire admirer ;
des génies sublimes se produisent dans les Sciences, les lettres et les arts.
Conseils : L'élève fera ressortir lo osition qu présentent ccs deux { cs deux Monarques qui leur ont donué leur nom. les hommes de
qui s’y sont illustrés, ct leur donnera, à Cuacun, leur part de
Autres Sujets: 1, Québce ot Montréal ; 2 Christophe Colomb ct acques Cartier ; 8, le linancicr et | artiste,
$ Tipports de ressemblance ou d'ops rands siècles, II Mottra en mr ce n19 merite,
Loçon XXIV.
l—TExTE À ANALYSER, La nature sau age et la nature cultivée.
La naturo est le trôno extéricur de 1n magnifi qui la contemple, qui l’étudie s'élève par degrés au trône intéricur do la toutc-puissance : fait pour adorer le Créateur, il Command: à toutes les créatures ÿ vassal du cicl, roi do la terre, il l’ennoblit, la peuple ct l’enrichit : il établit entro tous les êtres vivants l’ordre, la subor linution, l'harmonie ; ilembellit la nature mémo : il In cultive, l’étend ct la solit, en élaguo le chardon ct la ronce, y multiplie le raisin ct la rose,
Voyez ces plages désertes, ces tristes contrées où l’hommo n’a jamais résidé, couvertes ou plutôt hérissées do bois épais ct noirs dans toutes les partics levées : des arbres sans écorce ct sans cime, courbés, rompus, tombant de vétusté ; d'autres, cn plus grand nombre, gisant auprès des premiers, pour Dourrir sur des monceaux déj bourris, Ctouffent, cnsevelissent les germes prêts à éclorc, La nature, qui partout ailleurs brille par sa jeunesse, paraît ici dans Ja décrépitude ; la terre, surchargéoe par le poids, écrasée par Los débris do ses productions, n'offre, au licu d’une verdure florissante, qu'un espace Cncombré, traversé de vieux arbres chargés de plantes Parasites, do iichens, d’agarics, fruits impurs de la Corruption. Dans toutes lcs parties basses, des caux mortes ct croupissantes, fauto d’être conduites et dirigées ; des terrains fangoux qui, n'étant ni solides ni liquides, sont inabordables ct demeurent ésnloment inutiles aux habitants de la terre ct des Caux ; des marécages qui, Couverts de plantes aquatiques ct fétides, no Nourrisseni que des insectes venimeux et servent de repaire aux animaux immondes. Enire ces marais infocts qui Océupent Ies licux bas, ct los forûts décrépites qui
couvrent les terres élevées, s'étendent des espèces de landes, des savances qui n’ont rien de Commun avec nos prairies: les Mauvaises herbes y surmontent ct y étouffent les bonnes: co n’est point co gazon fin qui semble faire lo duvet do la terre, co n’est point cette pelouse émailléo qui annonce cette brillante fécondité : co sont des végétaux des herbes dures, épincuses, cntrelacées les unes dans les autres. qui semblent moins tenir à la terre qu'elles ne tiennent entro elles, ct qui, eo détachant ct repoussant Successivement les unes sur Iles autres, forment uno bourre grossière, épaisse de plusieurs pieds.
Nulle routo, nulle Communication, nul vestigo d'intelligence dans ces lieux sauvages : l’homme, obligé de suivro les sentiers de la bête farouche, s'il veut les Parcourir, est contraint de veiller sans cesse pour
cence divine : l’hommo
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nuisible Vor, tir dirigés, à l'autr dans le ''aAges O1 et de fr es dés cireulat routes comme autres
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ce divine : l'homme Lu trône intéricur do L command: à toutes nnoblit, la peuple ct ordre, la subor linncultive, l'étend ct la le raisin ct la rose, l’homme n’a jamais 2 noirs dans toutes ins cime, courbés, and nombre, gisunt déjà pourris, ctoufnature, qui partout rébitude ; la terre, roductions, n'offre, mbré, traversé de S, d’agarics, fruits 8, des caux mortes os terrains fangeux t demeurent (salcles Marécages qui, urrissent auc des immondes. Enire rêts décrépites qui indes, des savancs uvaises herbes y CO gazon fin qui pelouse émuilléo gétaux agrestes, 18 les autres, qui atro celles, ct qui, sur es autres,
iers de Ja bite r SANS CCSSC pour
@ ériter d'en dovenir la proie ; offrayé de leurs rugissements, saisi du ilszee même de ces profondes solitudes, il rebrousse chemin, et dit: ‘La nature brute est hideuse ct mourantc: c'est moi, moi seul, qui
peux la rendre agréable et vivante, Desséchons ces marais : animons ces eaux mortes, en les faisant couler; formons-en des ruisseaux, des œaniux; employons ect élément actif et dévorant qu'on nous avait caché, et que nous ne devons qu'à nous-mêmes ; mettons le feu à cette bourre superfluc, à ces vieilles forêts déjà à demi consumées: achevons ée détruire avec le fer eo quo lo feu n'aura pu consumer, Bientôt, au Leu du jonc, du nénuphar (1) dont le crapaud composait son venin, nous verrons paraîtro l4 renoncule, le trèfle, les herbes douces et salutaires : es troupeaux d'animaux boadissants fouleront cctte terre jadis impraticable ; ils y trouveront uno substance abondante, une pâture toujour: auissante ; ils se multiplicront pour se multiplier encore. Bervons- :ous de ces nouveaux aides pour achever notre ouvrage; que le bœuf, xumis au joug, emploie ses forces ct lo poids de sa masse à sillonner la terre ; qu’elle rajeunisse par In culture ; une nature nouvelle va sortir de nos maine. ’?
Qu'elle est belle, cette mature cultivée ! Que, par les soins de l’homme, elle est brillante ct pompeusement parée ! Ilen fait lui-même le principal ornement ; il en est la production la plus noble : en se multiplant, il en multiplie le germe le plus précicux : elle-même aussi semble 8 multiplier avec lui ; il met au jour par son art tout co qu’elle recélait dans son sein. Que de trésors ignorés ! que de richesses nouvelles ! Los Leurs, les fruits, les grains perfectionnés, multipliés à l'infini : les espèces d'animaux transportées,propagées,auzmentées sans nombre ; les espèces nuisibles réduites, confinées, reléguées ; l'or, et le fer plus utile que Por, tirés des entrailles de la terre; les torrents contenus: les fleuves dirigés, resserrés ; la mer soumise, reconnue, traversée d’un hémisphère à l'autre ; la terre accessible partout, rendue aussi vivante que féconde : dans les vallées, de riantes prairies, dans les plaines, de riches pâtu- “ages ou des moissôns encore plus riches ; les collines chargées de vignes et de fruits, leurs sommets couronnés d’abres utiles ct de jeunes forêts: -s déserts devenus des cités habitées par un peuple immense, qui, circulant sans cesse, se répand de ces centres jusqu'aux extrémités ; des routes ouvertes et fréquentes, des communications établies partout comme autant de témoirs de la force, de l’union de la société ; mille autres monuments do puissance cet de gloire démontrent assez que Î’homme, maître du domaine de la terre, en a changé, renouvelé la surfacc entière, et que, de tout temps, il en partage l'empire avec la nature.
à JUFFON,
(1) Nénuphar. Genre de plantes aquatiques, qui ont de larges feuil'es rondes ct de grandes fleurs rosacées s'élevant sur la surfice de l’eau. C'est uno plante d'ornement très-pittores juc et du plus bel effet pendant la floraison. Dans quelques pays du nord de l’Europe, la racine du nénuphar jaune à été mélangéo dans le pas. pour en augmenter la masse dans les temps de disette,
ÿ10 MOYENS DE ronuen LE STYLÉ,
L'éiève compiitera le plan suivant :
Lo La Contemplation de Ja nature Début, Ê ve l'âme ; L° Forêts où Lout so confond ct périt ature sauvage, ?° Fangeusos.
NATURE SaCyAGE N di J° eaux Slägnantes ot o
ET NATURE CULTIVÉE, —— [séchés : l° Les marais Sont dos.
2o [chces :
Nature cultivée, { 3° og forèts sont défri.
ra
ANALYSE LITTÉRAIRE, Répondre aux questions (V, p. 289),
+. Conseils : Remarquez que l’auteur, dans le début, semble puiser ses
AnsSpirations dans la pensée de Dieu, pulse replie ensuits vers l’homme
s a nature, et no sait plus nous faire adorer d'autre Dieu quo ces ceux-là,