L'amateur de fleurs
C'est un homme ridicule, qui passe sn vie dans un jardin, à contempler quelques fleurs et'à ne considérer dans ces fleurs que ce qu’elles ont do moins remarquable, qui agit comme s’il n'avait ni religion, ni raison, et que l’on méprise autant au’il s’estime lui-même,
Leson XXVII.
L TEXTE À ANALYSER
oir de la noblesse dans ses limites, * et des hommes libres. Il mit un i balancés, et qu’il resta le maître. Tout fut uni par la force de son génie. II mena continuellement la nu‘iesse d'expédition en expédition; il ne lui laissa pas le temps de former des desseins, et l’occupa tout entière À suivre les siens. L’empire se maintint par la grandeur du chef: le prince était grand, l’homme l'était davantage. Les rois, ses enfants, furent ses premiers sujets, les instruments de son pouvoir ct les modèles de l’obéissance. Il fit d'admirables règlements; il fit plus, il les fit crc. cutor. Son génie se répandit sur toutes les partics de l’empire. On voit dans les lois de ce prince un esprit de prévoyance qui comprend tout, ct une certaine force qui entraîno tout. Les prétextes pour éluder les devoirs sont Ôtés, les négligences corrigées, les abus réformés ou prévenus. Il savait punir ; il savait encore mieux pardonner. Vaste dans ses desseins, simple dans l’exécution, personne n’eut à un plus haut degré l’art de faire les plus grandes choses avec facilité, les difficiles avec promptitude. Il ParCourait sans cesse son vaste empire, portant la main partout où il allait tomber. Scs affaires renaissaient de toutes parts, il les finissait de toutes parts. Jamais prince ne sut mieux les dangers, jamais prince ne les sut mieux éviter. les périls, et particulièrement de ceux qu’é les grands Conquérants, je veux dire prodigieux était extrêmement modéré ses manières simples : il aimait À re avec les gens de sa cour, Il mit une règle admirable dans sa dépense: il fit valoir ses domaines avec sagesse, avec attention, avec économie : un père de famillo Pourrait apprendre dans ses lois à gouverner sa maison, On voit dans ses Capitulaires In source pure et sacrée d’où il tira ses richesses. Jo no dirai plus qu’un mot: ilordonnait qu’on vendit les œufs des basses-cours de ses domaines et les herbes inutiles de ses jardins, ct il avait distribné à ses peuples toutes Îcs richesses des Lombards et les immenses trésors de ces Huns qui avaient dépouillé l'univers,
MoxresQquiRU.— Es prit des Lois.
braver IL se joua de tous prouvent presque toujours les conspirations, Ce prince * S0n Caractère était doux,
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Con esquis anecd peu
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Jesse dans ses limites, mes libres. Il mit un urent contrebalancis, de son génie. I] mena pédition; il no lui CCupa tout entière à eur du chef: le prince S, ses enfants, furent ir ct les modèles de t plus, il les fit cvs.
de l'empire. On voit | qui comprend tout, xtes pour éluder les us réformés ou pridonner, Vaste dans ‘eut À un plus haut facilité, les difficiles te empire, portant la naissaiont de toutes ne sut mieux braver IL se joua de tous nt presque toujours rations, Ce prince tctère était doux, ens de sa cour, Il raloir ses domaines n père de famille son, On voit dans es richesses, Je no ifs des basses-cours ot il avait distribué s immenses trésors
Esprit des Lois.
L'élève complèlera le plan suivant :
RÈGNE DE CHARLEMAGNE. d
jo
[ Sa conduite envers les nobles. É
| Respect et autorité des lois. + 2
La] 0°
Jo | Qualités personnelles du prince. {>
d—-ANALYSE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions (V. p. 289).
Conseils: Ce morceau n’est qu'une sorte de portrait historique, esquissé à grands traits. C’est d’un genre bien plus élevé que le récit anecdotique. L'élève ne s’étonnera done pas que le ton soit auelque peu solennel, et que la forme soit quelque peu étudiée.
D—COMPOSITION
Festin de Balthazar.
Plan de la Composition.
[ On y arrive le soir, Riches décorations. {
Sulle i | :. + Trône du roi.
du festin. Idole de Baal.
Seigneurs ;
| Les convives. concubines, :
Couchés sur de riches tapis, les convives sc saturent de vins et de Le festin. 4 danses ; [viandes ; on apporte les vases du temple, on boit de nouveau.
Coionnes; galeries,
FESTIN : [Une nuée mystérieuse enveloppe la salle ; DE S [un lugubre gémissement se fait entendre; : Bauruazar. | 5 À une main écrit des caractères mystérieux ; & | le roi est terrifié ; # Lles convives sont comme anéantis.
Les devins sont consultés, ils ne répondent pas; Interpré- | on appelle Daniel; tation, } on lui fait des présents qu'il refuse ; il interprète ies mots mane, lhecel, pharès.
Dénouement : L'armée de Cyrus, la nuit même, entre dans la ville; mort de Balthazar.
Conseils : Lire cette histoire dans les ouvrages spéciaux. Fairo en-
suito le récit en insistant sur ln description de la salle, les excès de table, et surtout:l’entretien de Daniel avec le roi,
Autres sujets : 1. Noé ;: 2, Abraham : 3, Pie IX.
Le;on XXVIII.
‘TEXTE À ANALYSER
Départ de la Première croisade,
Dès que 'e printemps parut, rien ne put contenir l’impaticence des Croisés; ils se mirent en marche Pour se rendre dans les lieux où ils devaient se rassembler. Le plus grand nombre allait à pied ; quelques Cavaliers paraissaient au milieu dela multitude : plusieurs Voyagcaient montés sur des chars traînés par des bœufs ferrés : d’autres côtoyaicnt Is mer, descendaient les fleuves dans les barques : ils étaient v
VCrsement, armés de lances, d'épéces, de javelots, de m
la foule des Croisés offrait un mélange bizarre ct confus de toutes les
conditions et de tous les rangs : des femmes Paraissaient en armos au milieu desguerriers, On voyait la vicillesse À côté de l’enfance, l’opulence près de la misère; le casque était confondu avec le froc, la mitre avec l'épée, le seigneur avec les serfs, le maître avec ses serviteurs. Près des villes, près des forteresses, dans les Plaines, sur les montagnes, s'élevaicnt des +entes, des pavillons pour les chevaliers et des autels dressés à la hâte pour les offices divins ; partout so déployait un appareil de guerre ct de fâte solennelle. D'un côté, un chef Militaire cxereait ses soldats à la discipline ; de l’autre, un prédicateur rappelait à ses audi. teurs les vérités de l'Evangile ; ici, le bruit du clairon ct des trompettes; plus loin, le chant des psaumes ct des Cantiques. Depuis l Tibre jusqu’à l'Océan, et depuis le Rhin jusqu’au delà des Pyrénées, on nc rencontrait que des hommes revêtus de la croix, jur ner les Sarrasins, et d’avanco Célébrant leurs conquêtes ; de toutes parts retentissait le cri de &ucrre des Croisés: Dieu le veut ! Dieu le veut !
Les pères conduisaient cux-mêmes leurs enfants, et leur faisaient jurer de vaincre ou de mourir pour Jésus-Christ. Les gucrricrs s'arrachaient {es bras de leurs épouses ct do Icurs familles, ct promettaiont de revenir victorieux. Les femmes, les vieillards, dont la faiblesse restait sans appui, aCCompagnaicnt leurs fils ou leurs époux à 1n ville 1 Voisine et, ne Pouvant se séparer des objets de Icur affection, prenaient le parti de Les suivre jusqu’À Jérusalem, Ccux qui restaient en Europo enviaicnt Ie sort des Croisés et no pouvaient retenir leurs larmes: ceux quiallaient chercher la morten Asie étaient pleins d'espérance et de joic.
Écus diassues de fer, et
ant d’extermi-
a plus
Parmi les pèlerins partis des côtes de la mer, On remarquait une foulo ° l'Océan; leurs vêtements ct leurs prise; ils parlaient * Pour montrer qu'ils étaient do ieurs mains l’un sur l’autre, en d’enthou-
d'hommes qui avaient quitté leg îles d armes, qu'on n'avait jamais vus, Cxcitaient la sur une languc qu’on n’entendait point, et chrétiens, ils élevaiont doux doigts
forme de croix. Entraînés par Ieur exemple ct par l'esprit
siast ja P:
taien vres our de sa qa’ils CosEC lorqu si c'él leur v Vassa | et ma Lis es] l'Asie Au:
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L'él