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enir l’impatience des dans les lieux où ils Lait à picd : quelques plusieurs VOyageaicnt s: d’autres côtoyaient : ils étaient vêeus dide massues de fer, et confus de toutes les issaicnt en armes &u ù l'enfance, l’opulence le froc, Ia mitre avec serviteurs. Près des es montagnes, s'éleet des autels dressés oyait un appareil de ilitaire cxerçait ses rappelait à ses andilairon ct des tromintiques. Depuis le 1à des Pyrénées, qn , jurant d’extermtes ; de toutes parts t ! Dieu le veut !
, ©t leur faisaient es gucrricrs s'arraes, Ct promettaient t la faiblesse restait x à la ville la plus ffection, prenaient estaient en Europe Curs larmes: ceux spérance et de joie, narquait une foulo vêtements ct leurs risC; ils parlaient rer qu'ils étaiont un Sur l’autre, en l'esprit d’enthou-
siasme répandu partout,des familles et des villages entiers partaient pour
ja Palestine : ils étaient suivis par leurs humbles pénates ; ils empor-
taient leurs provisions, leurs ustensiles, leurs meubles, Les plus pauvres marchaient sans prévoyance ct ne pouvaient croire que Celui qui aourrit les petits des oiseaux laissât périr de misère les pèlerins revêtus desa croix. Leur ignorance ajoutait à leur illusion, et prétait à tout ce ga’ils voyaient un air d’enchantement et de prodige : ils croyaient sans cesse toucher au terme de leur pèlerinage. Les enfants des villageois, lorqu'unc ville ou un château se présentait à leurs Yeux, demandaient si c'était 1à Jérusalem. Beaucoup de grands seigneurs qui avaient passé leur vie dans leurs donjons rustiques n’en savaient guère plus que leurs vassaux : Ês conduisaicnt avec eux leurs équipages de péche ct de chuss etmarchaient précédés d’une meute, ayant leur faucon sur le poing. lis espéraient atteindre Jérusalem en faisant bonne chère, et montrer à l'Asie le luxe grossier de leurs châteaux,
Au milieu de l’enthousiasme universel, personne ne s’étonnait de ce qui fait aujourd’hui notre surprise. Ces scènes si étranges, dans lesquelles tout le monde était acteur, ne devaient être un spectacle que pour la postérité.
Micuaun.
L'élève compièlera le plan suivant : [ Coup d'œil général, À 3° 4o
DÉPART DE LA ° PREMIÈRE CROISADE, | Aspect des familles, 4 2 3°
Lo 4o
Les convois de croisés.
ANALYSE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions (V. p.289).
(y: T’élève remarquera que le tableau qui nous est présenté Su 0:01 ! 1 d'enthousiasme, Il n la gravité du stylo de l’histoire, Let a: leurs plein do vérité, quand it montre in naïveté de l’impré- VOÿanve dans ces multitudes armées. C’est 1à ce qui fait on grande pa'tio lo charme du récit.
D.—COMPOSITION
Mort d'Absalcn, Plan de la Composition.
David passe l’armée en revue :
il recommande particulièrement Ava d'épargner son fils Absalon; ia batoitte celui-ci 5 etait campé dans Je ' plaines de Galuad ; les deux armées se rencontrent LU près de la ville de Mahanaïn.
f Au premier choc la victoire se dé.
clare pour David; vingt milie TIsraélites demeurent sur le champ de bataille :
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{08 autres se réfugient dans les bois {
À l'armée Absalo:, .. d'Ephraïm. [nule; Absalon s'enfuit monté sur une | | Passant sous un chène, ses che.
Morr veux s’embarrassent dans les D'ABSALON | branches de cet arbre ; : Mort | il y demeure suspendu ;
d'Absalon. | Joab l'ayant appris par un de ses soldats, va l'y percer detrois dards:
le corps du rebelle est jeté dans une fosse que les soldats comblent de pietres, {Quoiqu'Absalon se soit révolté, David l'aime toujours comme son fils.
va s’enfcrmer seul dans En apprenant son appartement ; la nouvelle } donne un jibre cours à de sa mort, ses larmes ; le roi répèle sans cesse le nom de son fils.
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David en a
Conseils : La simplicité et la vivacité sont les qualités qui conviennent à cette composition, comme à tout récit biblique. L'élève devra se rappeler les faits antérieurs. Absalon so révolte contre son père et vient lui présenter la bataille, David l’accepte et veut la présider en personne ; cependant on le détermine à ne pas y assister.
Autres sujets : 1, Etat de détresse du pays à l'époque de sa reddition à l'Angleterre ; 2. exploits militaires des Canadiens sous le gouverne-
ment populaire de Sir Georges Prévost ; 8, Insurrection de 1827-38 dans le Bas-Canaca,
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Leçon XXIX.
Î.…TEXTE À ANALYSER, Une scène au Temple (1).
Il était près de dix heures du soir : l'enfant royal était céuché et dormait profondément. Son lit n'avait pas de rideaux ; mais un châle tendu par les soins de £a mère empéchait la lumière d'arriver À ses paupières closes ei d'altérer le calme empreint sur sa douce figure. Ia veillée s’était cette fois prolongée un peu plus que de coutume. La reine et sa sœur étaient oecupées à réparer les vêtements de la famille, et Marie-lhér'se, assise entre elles deux, après avoir lu quelques pages du étictionnatre historique, venait, pour terininer la soirée, d'ouvrir la Semaine sainte... Souvent, quand la jeunc fille faisait une pause, soit après un chapitre du livre d'histoire, soit après un psaume du livre de prières, soit en tournant un feuillet, sa mèro relevait la tête, laissait tomber son ouvrage sur ses genoux, et, regardant du côté du lit, prétait l'orcille au souffle paisibie de son autre enfant. Ainsi s’écoulait la soirée.
Tout à coup des pas nombreux retentissent sur l'escalier. Les verrous, les cadenas s’agitent, la porte s’ouvre ; six municipaux se présentent. ‘ Nous venons, dit brutalement l’un d'eux, vous notifier l'ordre du Comité, portant que le fils de Capet sera séparé de sa mère et de sa famille. ”?
A ces mots, la reine se lève, pâle de saisissement : ‘‘* M’enlever mon cnfant! s’écrie-t-elle ; non, non, cela n’est pas possible.” Et Maric- Thérèse, tremblante, était debout à côté de sa mère, et madame Elisabeth, les deux mains étendues sur le livre saint, écoutait, regardait, le cœur serré, mais sans verser une larme. ‘* Messieurs, dit la reine, en domptant de toutes ses forces le frisson de fièvre qui rendait sa voix frémissante, la Commune no peut songer À mo séparer de mon fils ; il est sijoune, il est si faible, mes soins lui sont si nécessaires !
—Le Comité a pris cet arrêté, répliqua le municipal, la Convention a ratifié la mesure, et nous devons en assurer l’exécution immédiate. — Je ne pourrai jamais me résigner à cette séparation, s’écriait la malheureuse mère ; au nom du ciel n’exigez pas de moi cette cruelle épreuve.”
Et ses deux compagnes mélaient leurs larmes et leurs prières à ses prières ct à ses larmes. Toutes trois s'étaient placées devant le lit do l'enfant, elles en défendaient les abords, elles sanglotaient, elles joigvaient les mains; c’étaient les plaintes les plus touchantes, les supplications les plus humbles.
Cette scène eût attendri les plus insensibles, mais que pouvait-elle sur le cœur des mandataires de la Commune ? ‘* A quoi bon toutes ces
) Lo Temple était un château qui avait appartenu aux Templiors: il : iriout été rendu célèbre par la captivité de Louis XVI et de su famille pendant la révolution.
criailleries ? disaient-ils ; on ne vous le tuera pas, votre enfant, Livrez. le-nous de bon gré, ou nous saurons bien nous en rendre maîtres.” J} déjà ils employaient la force. Violemment secoué dans cette lutte, le rideau factice so détache ct tombe sur la tête du jeune prince. I] se réveille, il voit ce qui se passe : il se jette dans les bras de sa mère : il s’écrie : ‘ Maman, maman, ne me quittez pas ’” Et sa mère le proseuit tremblant sur son sein, le rassurait, le défendait, se Crumiponnait de toutes ses forces au pilier du lit. LI
‘Ne nous battons pas contre des femmes, murmura un commissaire qui n'avait point encore pris la parole; citoyens, faisons monter Ja garde.” Et déjà il se tournait vers le guichetier qui était debout devant la porte. ‘No faites pas cela, dit madame Elisabeth, au nom du ciei ne faites pas cela. Ce que vous exigez par la force il faut bien que nous l'acceptions; mais donnez-nous le temps de respirer, Cet cnfant a besoin de sommeil: il ne pourra dormir ailleurs. Demain matin il vous sera remis. Laissez-le au moins passer la nuit dans ectte chambre, et obtenez qu’il y soit ramené tous les soirs.” A ces mots, pas de réponse. ‘ Du moins promettez-moi, dit Marie-Antoinette, qu'il restera dans l'enceinte de la tour, et qu’il me sera permis de le voir tous les jours, ne fût-ce qu'aux heures du repas. — Nous n’avons pas de compie à te rendre, et il ne t’appartient pas d'interroger les intentions de la patrie. ”?
Cependant elle l’habillait, et, bien qwelle fût secondée par les deux princesses, jamais toilette d'enfant ne fut plus longue, Chaque vite. ment qu’on lui mettait était retourné en tous les sens, passé de main en main et mouillé de pleurs. On éloignait ainsi de quelques secondes l'instant de la séparation. Les municipaux commençaient À perdre patience.
Enfin, la reine, ayant ramassé toutes ses forces au fond de son cœur, s’assied sur une chaise, prend son fils devant elle, pose ses deux mains sur ses petites épaules, et, calme, immobile, recueillie dans sa douleur, sans verser une larme, sans pousser un soupir, elle lui dit d’une voix grave et solennelle: ** Mon enfant, nous allons nous quitter. Sourenezvous de vos devoirs quand je ne serai plus auprès de vous pour vous les rappeler. N'oubliez jamais le bon Dieu, qui vous éprouve, ni votre mère, qui vous aime. Soyez sage, patient ct honnête, et votre père vous bénira du haut du ciel.” Elle dit, baiso son fils au front et le remet à ses geôliers. Lo pauvre enfant se précipite encore vers sa mère, embrasse ses genoux, s'attache de toutes ses forces à sa robe : ‘ Mon fils, il faut obéir, il le faut.—Allons, tu n’a'splus, j'espère,'de doctrine à lui faire, dit un des commissaires. Il faut avouer que tu as abusé fièrement de notre pationce.—Tu pouvais te dispenser de lui faire la leçon, disait un autre en entraînant violemment le prince hors de la chambre.—Ne vous inquictez plus, continua un troisième, la nation, toujours grande et généreuse, pourvoira à son éducation.” Et la porte se referma,
Oh! ce furent alors des larmes, des sanglots, des cris de désespoir, des grincements de dents. La pauvre mère, dans les convulsions de sa dou-
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is de désespoir, des vulsions de sa dou-
leur, so roulait sur la couche déserte de son enfant. Elle avait un moment repris sa dignité royale en présence de ses ravisseurs, sa gravité maternelle en face de son fils, qu’elle bénissait pour la dernière fois ; mais cette cffort suprême avait absorbé l'énergie de son caractère, Jamais désespoir ne fut plus grand. Les trois captives so regardaient, s’embrassaient ct ne pouvaient prôférer uno parole. Cette séparation semblait annoncer, pour l'enfant qu’elles perdaient, tous les genres do malheur. Certes, depuis longtemps de déchirants souvenirs et de lugubres pensées poursuivaient ces nobles débris de la maison royale ; mais, réunis et comme abrités dans leur mutuclle affection, ils consolaient leur chagrin par de douces paroles, ils fortifiaient leur eourage par de pieuses pensées ; ct cet. angéique eufant, par la vivacité de son csprit, le charme de sa tendresse ct les grâces de son âge, jetait sur leurs jours les plus sombres, comme une auréolo de joie et d'espérance : une mère espère toujours près du berceau de son enfant,
De ce moment, toute illusion fut arrachée à, Maric-Antoinette. Son âme de chrétienne avait accepté bien des sacrifices, sa fierté de reine avait supporté sans plainte d’amères humiliations : mais, dans ses tristes prévisions, son cœur de mère n'avait jamais admis l’idée qu’on
pût la séparer de ses enfants.
DE BEAUCHESNE, — Louis XVII.
L'élève complèlera le plan suivant :
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