‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 388 sur 461 · A ANALYSER · texte numérisé non relu

A ANALYSER

Lo Combat du taureau, Au milieu du champ est Un vaste cirque env dins ; c'est 1à que l'augusto rcine, habile d les cœurs de son

Peuple en S'occupant BCS guerric:s au Spe°tacle le plus chéri des Espagnols, FA, les jennes chefs sans Cuirasse, vêtus d'un simple habit de S0Ï0, armés sont

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taurenux sauvages, Des soldats à pied, plus légers encore, les cheveux envelopnés dans des réscaux, tiennent d’une main un voile de pourpre, de l’autre des lances aiguës, L'alcade proclamo la loi de ne secourir aucun combattant, de ne leur laisser d’autres armes que la lance pox immoler, le voile pour se défendre. Les rois, entourés de la cour, président à ces jeux sanglants, ct l'arméo entière, occupant les immenses amphithéâtres, témoigne par des transports do plaisir et d'ivresse quel est son amour cffréné pour ces antiques combats.

Le signal est donné, la barrière s'ouvre, le taureau s'élancc au milieu du cirque ; mais, au bruit de mille fanfares, aux cris, à l—n vue des Spectateurs, il s’arrête, inquiet, troublé: ses nascaux fument, ses regards brûlants crrent sur les amphithéâtres ; il semble également en proic à la surprise ct à lan fureur. Tout à coup il so précipite sur un cavalier qui le blesse et fuit rapidement à l’autro bout, Le taureau s’irrite, le poursuit de près, frappe à coups redoublés la terre et fond sur le voile éclatant que lui présente un combattant à picd. L'adroit Cspignol, dans le même instant, évite à la fois sa rencontre, suspend à ses cornes le voile léger, et lui darde une flèche aiguë qui de nouveau fait couler le sang, Percé bientôt do toutes les lances, blessé de ces traits pénétrants, dont le fer recourbé resto dans ln plaie, l’animal bondit dans l’arène, pousse d'horribles mugissements s’agite en parcourant le cirque, secoue les flèches nombreuses cnfoncées dans son large cou, fait voler ensemble les cailloux broyés, les lambeaux do pourpre sanglants, les flots d’écume rougie, ct tombe enfin épuisé d'efforts, de colère et de

douleurs.

FLORIAN.—(Gonsalve.

2—PLAN DE LA COMPOSITION, L'élève complèlera le plan suivant :

: Lo e comme gladiateurs :{ 90 Y assistent le LE comBarr cumme spectateurs {9 DU Lo TAUREAU. do Le combat. 4 3 4o

5o ANALYSE LITTÉNAINE,--Répondre aux queetions (V. p. 289). h—CRITIQUE, Consetls : Cotto deseription est élégante ct pure, L'écrivain provoque

Impressions du lecteur, sans los lui suggérer. Le style suit bien les 3 du sujet. Rapido ct pressé it iñotnent où le combat s'en

gag, il s'apposantit lorsque l'animal s'arrôte, demouro en suspens et expire, :

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