‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 389 sur 461 · TE · texte numérisé non relu

TE

rs

d,—COMPOSITION.

La maison crrante.

Plan de la Composition.

Charnacé à devant Sa porte ne | belle avenue :

au milicu de son ave

Quelle | chaumière d’un t

en est la À le tailler

cause, |

Lu

nue est la ailleur :

tient à ne pas von Sa Mmaisonnette ; Charnacé vout faire cette chaumière :

(à imagine un tour de Passe-passe, ’oflicier Comman'e au

lre

disparaitre

ouis XIV.

tail.

leur une livrée Pour ses gens:

il lui dit de l’achever avant de = = sortir du château ;

le : En quoi | cependant il fait transporter la NAIBON (il consiste. Malsonnette à côté de l'a. ERRANTE, AE

Stratagème de Charnac officier de L

on à Soin de disposer toutes les pièces comme elles étaient | auparavant.

[On avait amusé Je tailleur au chà.

teau, jusqu'à Ja nuit :

alors il part ct enfle l’avene C Le tailleur | il la parcourt jusqu'au bont,

parvient à le rien trouver ; :

retrouver 1 il cherche sa maison jus at

ea thalson, | le matin ii Ja retrouve à cûté de la- (l venue ; [à un sortilese :

| ne Voyant rien de dé

Sans

jusqu'au matin:

rang, il en croit on lui donne bientôt l'explication de cet énigme.

Conseils : Co Sujet est très-facile A traiter, Les p tent d’elles-mêmes quand on a lu attentivement soin d'éviter toute langueur de Style. I! n’oublier narration, non d’un dialogue, Autres sujets : 1. Martyre qu P. Jean de Brébœuf, 2, qu P, Gabric! ement, 3, du P, Isnnc Jogucs.

ensées se présenle plan. L'élève aura & pas qu’il s’agit d'une

Leçon XKXIV.

lex TE À ANALYSER,

La tête de mort.

J'ai connu un jeune paysan qui est aujourd'hui y

roisso bien Sauvage du Morbihan :

tiens de lui. Avant d'aller

icaïre dans une pa-

et CC que je vais Vous raconter, je le au Séminaire, il avait été Sarçon de ferme,

Sa santé donton] peau de :

landes, il Lvré seu eûtété b dumné à fonds de conme u lui, mais y voyait et le Die abtmes, | invisible:

et lui, si mieux Ca lui,et ce mieux qi Un soir Cette pi hornmes, dix lieu Autrefoi mais la ï depuis b sur lequ océan de seule ém quand il Fatigu passaien machins en face € remuer ( Il regare couleur rapide d reur ! c’ son nez Le pa; battant.

de sa pe la tète d voir de vouloir moitié d de pour!

ant sa porte ne

Jon avenue eg | un tailleur :

à n0 pas vendre

(Os

faire disparaitre re ;

Ir ds passe-passe

Iman'e au tail

ée pour ses gens:

cheve "avant de üteau ;

it transporter la à côté de l'as

poser toutes les 10 elles étaient

ailleur au chi.

‘aven'is ;

au bont, sans

Isqu' au matin; à côté de l'a Un Sortilee:

ngé,il en croit explication de

isées se pré sen A. L'élève aura qu’il s’agit d'une

. du P, Gabriel

dans une paraconter, je le rçon de ferme,

De

&gnnté était faible, et ce n'étaient pas les rudes travaux du lu dont on le chargeait d'ordinaire ; souvent on l’envoyuit garder un er 4 peau de moutons, et, comme les pâturages sont rares dans ce pays de landes, il était obligé d'aller bien loin de la ferme pour paître ses brebis. Livré seul à ses pensées, dans un pays désert et d’un aspect sombre, il eût été bien malheureux, pendant les longues journées qu’il était conjumné à passer dans les bruyères.. Mais dès ce temps-là il avait un fonds de piété et d’exaltation religieuse..., et son imagination lui était comme une agréable compagne de la solitude... Bien des gens riront de Jui, mais il était un peu comme moi, il aimait à regarder les nuages et ÿ voyait bien des choses merveilleuses. 11 pensait qu’entre les hommes et le Dieu qui a fait le ciel avec tous ses astres, la mer avec tous ses abtmes, la terre avec toutes ses montagnes, il devait y avoir des êtres invisibles, des esprits irtermédiaires entre nous, si petits et si faibles, etlui, si grand ct si puissant! Aussi, avec ce simple pâtre, j'aimais mieux causer qu'avec bien de beaux messieurs ; il y avait du poète en lui,et cependant il ne savait pas ec que c'était qu’un vers. Oh ! il savait mieux que cela, il savait sentir; les autres savent parler.

Un soir, il était assis sur une pierre grise à moitié revétuc de mousse... Cette pierre probablement avait été apportée là par ia main des horames, car il n’y en avait point de semblable dans le pays, à plus de dix lieues à la ronde. Les paysans l’appeiaient la pierre de sang. Autrefois elle avait été rlacée debout, comme toutes celles des druides ; mais la main du temps l'avait jetée à bas, et elle gisait sur la bruyère depuis bien des siècles. En face de cette pierre s'élevait un petit tertre sur lequel croissaient quelques chênes nains rabougris; sur le vaste océan des landes où le petit breton conduisait son troupeau, c'était la seule éminence : tout le reste était plat comme la surface de la mer, quand il ne fait pas de vent.

Fatigué d’avoir longtemps regardé les nuages gris et déchiquetés qui passaient rapidement au-dessus de sa tête, le gardeur de troupeau fixa machinalement les yeux sur la mousse qui revêtait la pente du tertre en face de lui. Tout À coup, quoiqu'il n’y eût pas un souffle, il voit remuer ets’agiter une des branches inférieures de la bouillée de chêne. Il regarde avec plus d'attention, et distingue comme une boule d’une couleur brunâtre qui se meut en sautillant..., puis, arrivée sur la pente rapide du tertre, dégringole et roule jusqu’à ses pieds... Horreur ! horreur ! c'était une tête de mort, un crâne nu avec ses yeux sans regard, son nez camard et sa bouche qui sembie ricaner...

Le paysan s’est levé, et, les cheveux hérissés sur le front et le cœur battant de frayeur, s’est mis à fuir. Mais bientôt cependant il a honte de sa pour, et, se faisant violence, il revient auprès de la pierre grise;

la tôte de mort y était et ne remuait plus... Il fait quelques pas pour la

voir de plus près, et la voilà qui se meut de nouveau et qui semble : sautant per netits bonds... disparaissant parfois à moitié de la bruyère, et parfois s’élevant au- sise de sa fleur couleur de pourpre, et retombant pour sauter de nouveau.

366 MOYENS pr FORMER LE STYLE, Le pâtro avait beau y prodige, une sucur froic C’est une têto de mo comment est-elle sort ie continuait cependant grisâtre tout lo jour, allait des nunges, qu’en plein midi:e l’embpire des morts, Ceux qui ne veulent cro l’emploient à leurs affaires et à leurs chiffres mandez pas ce auce c’est que la nuit, ils n’e ils n’ont jamais demandé à Très. Hout * de cette gloire

ouloir ne pas le ni découlait rt, une têto d']

avoir peur, en rog:

de tout lo visage, 10Mmme, so disait-il. Pour; et du cercueil ? et ii avançait, et il tromblait, ot à la suivre, La nuit venait; le ciel, qui avait été commençait à devenir noir, car ln lumière Vous savez bien qu’à ce

ar, si le jour est liv

dant pareil

s'en tto heure-l} on a plus pour ré aux vivants, la nuit est do ire qu’à ce qu'ils voient, à eux lo jour, qu'ils , C’est bien: no leur de.

n Connaissent que le sommeil:

ses étoiles do leur raconter lt gloire du -là, pas plus que des autres gloires, ils no s’enquièrent, cela ne Yapporte rien: midi est l'heure des banquiers, minuit est l'heure des poîtes, Je vous ai dit qu’il Y avait du pote dans notre jeune Paysan ; aussi, s'il avait peur, ce n’était pas de la nuit, Car, touten tremblant do la vision, il se disait: Dans Cette lande si solitaire et si triste, sous un ciel bien aoir, dans le silence absolu des ténèbres, ce serait beau de Converser avec un mort! Prenons cet horrible crâne, asseyons-nous sur la pierre de Sang, ct, le tenant entre nos mains £ons-le à nous redire le secret de son cercueil ; il faut que sa bouche Fans langue Parle et mo racont. 10 charme qui l’agite et le fait ainsi se mouvoir... Faut en finir... i'"nonÇçant ces derniers mots, le jeune breton fit Lo signe de la croix ‘Un mouvement con vuleif,s’élar sur la tête de mort, qui toujours en sSautillant, épouvantable | il s’en sais! . Oh! comme, malgré s il tremblait alors! $

es Mains, toutes mouillées de crâne et le retenaie

nt en se crispant sur scs genoux en face et cria d’une voix forte :

“ Trépasse, Jui que tu sois, vants ct des morts, parle... Pourquoi no dors-tu pas tranquillement dans la tombe 2%" Etil écouta, les Yeux toujours fixés sur le crâne humide,

Mais cette tête, qui avait du mouve elle se tut.

“Encore, au nom de Dieu et du e:

jure, parle !...”

Et le mort ne par l’effroyable tête, e

1Ça Horrible !

a résolution, sueur, serraient lo ; ilosa le regarder

au nom du Dicu des vi

verdâtre et moisi, ment, n'avait pas de parole, et el, de la terre et des enfers, Je t'ade à pas... ; mais quelque t cela se mit à se mou Paysan. Ilorrible sensation ! Savez-vous Crapaud! Oui, un énorme crap d'homme, et dont ch remuer et marcher, Je vous ai dit que le pâtre breton éprouva donc un vif désappointement quand il eut acquis ln preuvo que dans tout ce qu’il venait de voir it n'y ävait point de prodige... Jene sais ce aqn’il fit dun Crapand, s’il 0 tua ou s’il lo laissa vivre: mais j'ai la

chose tomba de la bouche de voir sur Ja cuisse du jeuno ce que c'était ?

aud qui s'était logé aque mouvement, chaque soubr

…. Un énorme dans cette této esaut la faisait

aimait les choses Surnaturelles, il

“rtitud fraveurs npe

Cette ( ft des rc noire de qui avai fit recon la comin tous côt

Il sera pas à la sur l’ass table, et crapaud

L'élè

3—aN,

Conse beaucou cantiver

en regardant Dare:] sage,

sait-il, Pour et t, et il trembla ot le ciel, qui avait été ar la lumiôre s'en -1à on n plus pour its, la nuit est do eux lo jour, qu'ils bien; ne leur de.

nt que le somme il; nter la gloire dy res gloires, ils no re des banquiers, ait du poète dans 18 de la nuit, car, lande si solitaire 1 des ténèbres, ce t horrible crâne, > N0S mains, for.

: que sa bouche

t 16 fait ainsi so rs mots, le jeuno nvulseif,s’élanen lant, Horrible |

6 sa résolution, ‘ur, Serraient lo osa 1e regarder

8 ct des morts, tombe ? ” Lil lâtre et moisi, s de parole, et

enfers, je t'ad+

e la bouche de lisse du jeuno …. Un énorme ns cette têto aut la faisait

naturelles, i] la preuvo que lige….. Jeno i mais j'ai la

“rtitude qu'il rapporta la tête de mort à la ferme, et qu’il y raconta ses faveurs, Là, en plein jour, il regarda co crâne, et il découvrit près de la tempe ur trou et un reste de clou !..

Cette découverte fit du bruit ; elle vint aux oreilles de la justice. On üt des recherches ; on creusa près du tertre de la lande, et, dans la terre “| noire de bruyère, on vit quelque chose de blanc: c'était un squelette qu'avaic autour de ses ossements une ceinture de cuir... Cette ceinture ftreconnaître le mort, et expliqua la disparition d’un percepteur de la corimune, que depuis quinze ans on avait vainement cherehé de tous côtés...

Il serait trop long de vous raconter comme quoi lu justice ne s'arrêta pes à la découverte du mort, ct comme quoi elle finit par mettre la main sur l'assassin, TL vous suffira de savoir que cette histoire est toute véritable, et que, sur la pierre tombale du percepteur, on voit gravé un gros crapaud sortant d’une tête de mort,

Vicomte WaLsH,

L'élève complèlera le plan suivant :

És

gs,

F | 20 { Le jeune pâtre. Jo | 4o Lo FA Le pâturage, 4 2° M L 4 Ë “ 0 £ | [vus à queique il T1 rèrr pe monT.d La tête de mort distance. 30 : ambulante Le si Eh | vue de près. 4 2° x | 3e { | \ Lo à À ik (4:

2° { en 3° Explications. Lo 5° Go

3——ANALYSE LITTÉRAIRE.—-Répondre aux questions (V. p. 2891. ï P

Conseils : M. le vicomte Walsh a fait le portrait du berger avoo beaucoup de naturel. Les diverses alarmes par lesquelles il le fait passer NT captivent au plus haut point l'attention, Après avoir été tenu vivement $

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