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dus | Ces deux Morceaux
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ON disait : “y
Œuelques paroles a raison. ’?
la Cantate, Journée : i] 9
Chaque jour de.
ur lui un sup- [ses flatteurs :
tre retirer tous 2SOrmais moins B;
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inclinant un peu icule de ia vanité
6880 de minuit ;
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Mais par 4 Commune,
ANALYSE, CRITIQUE ET COMPOSITION, 369 Leçon XXXV, L—TEXTE À ANALYSER, Uno lutte,
Sar les bords de ce fleuve capricieux et parfois si terrible dans ses enprices qui s’appelle la Loire, à l'extrémité inférieure du département qui, précisément, porte le nom du grand fleuve, c'est là, dans une plaine vaste et boisée, que s’élève autour de #on élocher, comme tous les villages en ont l'habitude, le solitaire petit village où notre digne curé depuis de longue: années exorco gon sèle, Il avait toujours été généralement bicn vu de tous ses paroisalons, ct, si tous ne se montraient pas chrétiens des plus exemplaires, du moins il no comptait parmi eux que des amis. Un seul pourtant, jo no sais pour quels motifs, mais un seul, se disait ct sc montrait son ennemi, son enneini déclaré, irréconciliable. Un cœur ulcéré est parivis bien difficilo à guérir: ln haine est si aveuglo et si défiante! Aussi vainemont lo paitour, bien attristé de l’aversion que lui portait cet homme, wait voulu à plusieurs reprises se rapprocher do lui et le gagner pur d'uffoctuouses avances : il se couehait chaque soir avec la pensée amdre qu'un de ses paroissiens le détestait. La Providence à la fin devait lui ménager une superbe occasion, quoique douloureuse, do donner à cet implacable ennemi une preuve victoricuse de lu générosité do son cœur de prêtre.
Qui ne se rappelle la grande inondation qui, en 1846, causa tant de rnvages sur tout le cours du fleuve dont nous parlons? Une trombe phé- “oménale tombée dans la Haute-Loire, des pluics torrentielles qui durèrent plus de vingt-quatre heures nmenôrent une cruc énorme ct wresque subite. Dans plusieurs villes, comme dans cello de Roanno par exemple, on fut tout à coup réveillé du premier sommeil de la nuit parle son effaré do la générale ct par l'effrayante annonce que la rivière franchissait les levées ct allait inonder tout un quartier jusqu’au premier ‘tige. L'épouvanto fut grande, A demi vêtu, on fuyait à la hâte à travers les ténèbres ct l'orage, llusiours furent cernés ct ne purent s'échapper qu'en passant d’un toit sur un autre; c’est par les fonêtres qu’on descendait dans la barque venue pour vous recueillir, et souvent on avait à peinc quitté sa maison qu'elle s'engloutissait,
A quelques variantes près, il en fut ainsi en bien des endroits, et notamment, non loin de 1à, dans le village innommé où nous a conduits uotro récit. Dans la journée, los cnux nvnjent envahi la plaine, qui était devenue comme un grand lac ; sur lo soir, elles avaient passé sur les digues d'un canal latéral au fleuve, et venaient entourer de leur ecinture écumeusc les premières habitations groupées autour du clocher. La nuit tombait alors, sombre, orageute, pleine d'embûüches d'antant plus redoutées qu'on pouvait moins #'en rendro compte. Les habitants les plus exposés avaient presque tous déscrté leurs domoures
plus où moins subme Ctaient 1à dans une morne profondo de l’inondation, qu tantôt sur un autre ; sondant d’un re atmosphère qui coulait sur lcurs té distinguer la silhouctte de leurs foyers abandonnés ct} Paru3; ne pouvant se défendre do c
le presscntiment de tout naît impossibles.
Le curé, qui partageait l’an temps à son égliso réciter la Passion du Sauveur au tintement de la cloche qui avertissait de s'unir à sa prière, Puis il Parcourait le: dif. renis groupes: il s’apitoyait sur les maïheurs de chacun contre les craintes imaginaires ‘ ils’inform citude, do tous ceux qui pouvaient ê
Tout à Coup, sur les dix h cures, une parole funeste œrcule: “I] qui n'a pas quitté sn Maison : Si On nc vole perdus!’ À cette parole, me frappé au Cœur: on vient de Prononcer le » Dans cette foule attcrrée, PAS un ne bouge e silence arrive de loin un bruit sourd comme d'u i 6
ne maison qui s ccroule... Dranlement de tôte et
stupeur, brétant l'oreille à cett i grossissait
es les Catastrophes, même de cel
goisse de son troupeau, allait de temps en
sil r'asSurail ait, avec uno inquiète solli.
tro lo plus en péril...
a ic,
à Icur SCCOUTS, ils sont
“ Cornment ! s’écrie le curé, est-ce que d & pas sculement deux hommes jeunes, for
ieu ct sachant conduire une barque ? All me suivent !.. ?
Avant qu’il eût fini, trois jeunes hommes mettent chapeau bas et ce présentent. En va’n leurs femmes ou leurs sœurs so Prennent à pleurer ct les retiennent par leurs habits... ; lo curé, avec un doux Sourire, à commandé de ne rien craindre: ct, pendant que là barque cst démarrée, pendant que l’on Cprouve la sclidité des rames, il so munit d'une lan. terno ct d'une boîte d’allumettes chimiques que lui remet sa serv inte ép'orée, ct, passant Ie premicr, i] éclaire Ja position de ses trois intrépides CCMpagnons da voyage, qui S’apprôtent à bien Marauvrer..
Les voilà Partis sous la garde do Dicu, avec les bénédictions de Ja foule mue ; on commençait à ressentir les premières atteintes d'un généreux cnthousiasmo, ct jo suis bien sûr que plus d'un en ce moment
rcgrettait do n'êtro point de cetto bello purtie de courage ct de dé- Youement,
Bientôt les derniers saluts furent échangés, car Il rapidement, rien ne faisant Diége sur ment connu ct dégagé, P gant; on Ja vit lougtem gauche ; ensuite on] vif plus ricu, m
ans toute ma paroisse ji] n'y ts, déterminés, Gonfiants cn ons, qu'ils s’avancent ct qu'ils
a barque s'éloienn la plage, cn cet endroit par/u'to.
Cu à peu l'éclat do la lanterne allait s'eïn- PS encore qui semblait crrer à à perdit de vue pour 1
ais on regarduit toujours,
sujet conce rie ct entre qui sc balan
Ce mètre vers leur } suivre fallu | is év adroit turcus lamne les cri qu'ils
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Splanade de l’église l'orcille à cett IX, tantôt sur Un boint Consterné cette liquide > Un océan ; cherchant à onnés ct peut-être dis.
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=Ilé [e) rumeur
sujet le préoccupations on d’alarmes était mis de côté : l'intérêt s'était concentré tout entier sur les quatre homiunes qui risquaicnt ainsi leur sie ct sur la famille qu'ils aliaient sauver. Des foux furent allumés et entretenus Sur le rivage pour servir de phare, ct,au milieu de réflexions qui se balanÇaient des bons aux mauvais pronostics, comino semblait se balancer 1e bruissement inégal des vagues, on attendit.….
Cependant nos navigateurs improrisés, qui avaient plus de deux kiloœitres à parcourir, sc hâtaient de toutes leurs {crecs, à travers champs, vers Ja maison menacée. Arriveraient-ils à temps? Cette pensée ne leur permettait pas de voir leur propre péril, ct plus d'une fois, pour suivre uno ligne droite, ils se heurtèrent à auelque obstacle qu'il aurait fallu tourner, Ilcureusement la barque encore légère tirait peu d'eau ; üs évitèrent ainsi d'être naufragés. Enfin, après bien des détours adroitement choisis ct au bout d’une heure de cette navigation aventureuse, il atrivaient vers la maison devenue inhospitalière ; une petite lampe brûlait à une fenêtre du premier étage, et c’Ctait pitié d'entendre les cris de détresse ct do désespoir qui do là s’échappaient, Aussitôt. qu’ils furent assez proche :
“ Voici une barque, s'était écrié le curé; venez vite, mes enfants, venez vite ! vous êtes sauvés ! ”
La barque vint prêter son flanc, parallèlement au mur, trois, eds plus bas que le scuil de la fenêtre ;: ct neuf personnes sur dix qui composaient la famille aussi vite que le permettait la prudence, descendert dans la fréle embarcation. Le chien do l4 maison ne fut pas le dernier à pourvoir à son saiut ct à sauter en aboyant de plaisir.
“ Mais lo père? dit une petite fille; mon père ne vient donc pas? Il ûe manque plus que mon père.’
En cffct, on ne voyait plus que comme l’ombre d’un homme so dessiner immobile à la fenêtre.
"Père, hâtez-vous, dit le pasteur, donnant à sa voix toute Ia douceur d'une supplication ; chaque seconde peut nous perdre.”?
Il se fit un inñtant de silence, ct une scène incroyable allait se passer eu cet instant suprême. L'eau montait toujours, mugissant, autour du bâtiment, qui semblait flotter: on entendait des craquements sinistres. La pluie continuait de tomber comme un déluge ; au loin l’horrcur crois. sante de l'orage ct des ténèbres...
‘Ab! dit une voix ironique ct sèche, je ne me trompais pas, c'est one bien vous, monsieur le Curé? Ah! c’est vous qui venez nous jauver ?..,
—Pas de compliments ; prenez ma main ct descendez,
—Monsieur le Curé, je ne descends pas.
—Au nom de Dicu, pas de retard, il y va de notre vie à tous,
—Monsieur le Curé, sauvez votre vie, si vous le voulez, mais jone Fous devrai pas la mienne.
— Mon ami, au nom do ta femme et de tes cnfan“s, qui pleurent, faistous cette grâce.
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—Monsieur le Curé, je ne suis Pas Votre ani, ct on ne dira Päs que Vous m'avez sauvé la vie, Allez-vous-en, jo reste ici.
—Eh bien! il £cra dit cuctuas tué ton curé, qui voulait te Sau,er, reprit vivement le Prêtre en s'éjunçant de la barque duas la maison,
— Monsieur le Curé, sortez de 144 Inaison !
— Partez, Cnfaats, s'écrie le brètre avec autorité: je votre père.
—Monsieur le Curc, sortez de ma maison !
—Nous alions Mourir cnséimbie, mou ami ; et mon devoir est de L'assister À ton agonie, ment, pauvres enfants...
—Monsieur le Curé, sortez, vous dis-je! Je ne VCUX pas que vous Mouriez chez moi ct à cause de moi.
—Que t’importe ma Mort, puisque tu in enfants, et priez pour nous.
—Monsieur le Curé!
—Mon ami, après avoir sauvé ta famille de la mort, ah!1] te sauver de l’enfer!
—Monsieur le Curé!
—Mon frère, préparons-nous donc à mourir en bons chrétiens. Tu sens bien ta maison qui tremble ?...
—Monsieur !
— Faisons notre acte de Ccontrition, mon frère: il ç mon Dieu, ayez pitié de mon âme ct de celle de mon fr:
Onse représente ais t 00 qui se passait sur la barque pendant ce dialogue, qui dura moins de temps qu'il n’en faut pour le lire, C'étaiont des pleurs, des lamentations à mouvoir un démon,
ne quitte pas
cur je suis ton Pasteur, Lioignez-vous prompt.
e hais? Mais baricz donc,
üissC-moi
n CSttemps, 0 irols.?
CII faut que tu sois plus brute que ton chien ! ” s’écria un des jeunes rameurs avec colère ct avec larmes.
Mais le dévouement avait triomphé, et Ja haïne ct dans ce cœur indomptable... Le prûtre, comprenant Cnnemi pleurait Comme tout le monde, le pre avec lui dans Ja barque, qui se hâto de fuir | cette maison suspendue sur sa ruine,
ait enfin épuisée bien vite que son nd par le bras, l’emmène e dangereux voisinage do
‘* Grâces vous soient rendues, 6 mon Dieu ! se prit à dire doucement le curé en Icvant les yeux au ciel. J’ai maintenant la plus grande joie de ma vice. C’est à vous que je dois ce bonheur, mon cher ami: car je crois qu'à présent nous sommes quittes.’?
Pendant qu'ils se donnaient cet cmbrassement ct que les rameurs cherchaient anxicusement À S'orienter vers Le village, dort ils apercevaient à peine les vagues ct lointaines lumières, un fracas terrible retentit sourdement; Ju barqus semblu près de chavirer… C'était la demeure abandonnée qui venait de s’abîmer dans les flots. Les deux Nouveaux amis sc sentirent frissonner ct redoublèrent leur étreinte,
Mais tout danger était loin d’avoir disparu. Cette barque surchargée, presque immergée jusqu'au bord, il fallait maintenant la reconduiro
l'espa les co miliet du to l'effro chaqu tronc gentui miliet
naient d'enco Ily Accoul restait sans C retour la pet:
sens & d'ficil s'assu] un ma race passé ( la flar eublin pressa la bar merci “De juste q Et, quand louang
TYLE,
ini, ct on ne dira ste ici.
qui voulait te Sa ,er | ji irque dus la mal-on,
Püs que
orité; je ne quitte pas
“ur je suis ton Pasteur Lioigncz-vous brompte.
ne veux pas que vous
US? Mais partez done à mort, ah ! laisse-moi
A bons chrétiens, Tu
ÿ ilen cst temps, 0 10n frère {... ?”
la barque pendant ce pour le lire. C’étaient n,
nes :
8 Ccria un des jeunes
> était enfin épuisée ant bien vite que son ir Je bras, l’emmino Igercux voisinage do
it à dire doucement it la plus grande joie on cher ami; car je
ct que les rameurs ge, dort ils anerce- , Ua fracas terrible havirer.… C'était la les flots... Les deux nt Icur étreinte,
barque surcha rgée, nant la reconduiro
l'espace d'une demni-lieue à travers les arbres, les haies, les monticules. les courants, nux lueurs voiléces ct vacillantes d'uno pâle lanterne, au milieu de cette nuit de plus on plus noire et sillonnée d’éclairs, au bruit du tonnerre, sous la pluie battinte. L'inquiétude, pour ne pas dire l'effroi, était au comble dans la pauvre caravane ; chaque balancement, chaque choc, quand on s’accrochait à quelque branchage, à quelque tronc d'arbre caché, était une menace de mort. Le curé lui-même sentait son cœur défaillir; se mettant à genoux avec précaution au nilieu de ia barque, et avec un accent de foi ardente :
‘* Votre chapelct, mes enfants! votre chapelet ! ” Puis, levant ses mains comme s’il eût été à l'autel:
“Et vous, 6 ma bonne et tendre Mère, voyez notre détresse. Ah! soyez notre étoile ; sauvez ces vies précieuses qui se sont confiées en ln Providence ; sauvez la vie de ce père et de sa famille... ”
Et on continuu de prier avec grande ferveur.
Rassurés ct fortifiés par ces prières faites à leurs côtés, les rameurs, l'œil aux agucts tout autour pour éviter toute fâcheuse rencontre, poussaient avec une sage lenteur leur barque prudente. Le trajet parut bien long. Peu à peu pourtant, malgré les mugissements profonds qui planaicnt sur cette désolation immense, on commençait à entendre les cris d'encouragement et de joie qui venaient du rivage.
Il y avait là, sur l’esplanade de l’église, tout la population riveraine, accourue au bruit rapidement répandu de ce qui se passait. L'église restait ouverte ; un cierge brülait devant l'autel de la Vierge, On entrait sans cesse pour prier, et sans cosso on sortait pour savoir si le Césiré retour s’cffectuait. On n'avait pas turdé à revoir dans l'éloignement la petite flamme que projetait la lanterne ; on la suivait dans tous les sens de sa course périlleuse. On savait quand elle arrivait aux passes d'ficiles ; alors on se taisait, on retenait sa respiration, comme pour s'assurer qu’une clameur suprême no se faisait pas entendre. Une fois, un massif de peupliers avait dérobé quelques minutes la lueur d’espérancc; les pauvres épouse les pauvres enfants des rameurs avaient passé des angoisses de la crainte à ccl!es du désespoir. Puis tout à coup la flamme ayant reparu, mais beaucoup moins lointaine, ce fut une sublime exclamation de bonheur. Enfin, comme le coup de minuit se pressait à sonner, on pouvait déjà aisément se parler et se répondre de la barque à la rive ; on s'appelle, on se compte, on se félicite, on se remercie ; par-dessus tout, on crie ct on pleure.
“ Débarquez, mes enfants, dit le curé ; je suis monté le premier, il est juste que je sois le dernier à descendre. :
. Et, quand tous à terre se furent bien reconnus ct bien embrassés, quand, en deux mots, toute l’histoire cut transpiré, un concert do louanges et de bénédictions s’éleva autour du bon curé,
L'abbé Pérnus M*°e,
Sa y
L'élève complètera Le plan suivant :
l desservait un petit village situé { Le curé 4 2
Sur les
[bons de la Loire :
L'inondation. À 3 qu'une famille va rip vs | 4° à dix heures du Soir, On apprend
ns Acte de dévouement. 30
Us —— 3 [çoitque le père ot a bsent EUpTe. Le curé dans | 4au moment du dpart ou « apr. la barque, * 5o Go d to 5 É PA Le È 2° gner; 5 Jo il dit aux rameurs de s'éloi.
Le curé dans | ° la chambre.
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