FRATERNEL
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estions (V. p. 289),
> surtout par la grâce, ide, sauf au début, irce, Cependant, on ax larmes, L'auteur à lutte du bon curé, Sa mission sublime, ve, Son dévouement ‘ lo plus xnminent.
Tr
dévouement
D,—COMPOSITION, Dévouement fraternel.
Plan de la Composition.
Une tempête a lieu dans les parages du Cap de Bonne-Espérance :
8 5 | cle assaillit un vaisseau portugais ee à son retour des Indes ;
2 2 } un habile capitaine, nommé Edouard 2 de Mello, le commande ;
Les)
l'équipage est obligé de se réfugier
{ dans la chaloupe,
{ L'embarcation est sur le point d:
"couler à fond;
| on se détermine à jeter à la mer une douzaine de victimes ;
le sort désigne le frère d’un portugais, nommé Alméida ;
ce dernier demande et obtient la permission de mourir pour son ainé :
car, Suivant lui, son frère pouvait davantage être utile à sa famille et à sa patrie. [pagnons.
el, mais
nécessaire.
Aïméida est lancé dans les flots comme ses com-
Il la suit pendant six f Améida suit | heures :
la barque {il finit par l'atteindre :
à la nage. | menacé de mort, s’il veut monter, il persiste.
Alméida (Il parvient à sauver sa vie, est il est heureux d’avoir sauvé sauvé, celle de son frère.
Conseils: Cette narration se prête à plusieurs petites de”cript'ons ; élève aura soin de les rendre avec beaucoup de sentiment, Il faut mettre quelques paroles touchantes dans 14 bouche du jeune brave qui se sacrifie pour son frère aîné, le plan l'indique assez par ces mots: ‘I demande et obtient...” Il faut nussi songer à causer quelques-unes de ces douces émotions que doit nécessairement produire un dévouement S complet et si intelligent.
Autres sujets : 1. Saul devenu St Paul; 2 conversion de Clovis ; x abjuration de Henri IV.
Leçon XXXVI,.
Î.—TEXTE À ANALYSER
L'orage el la caverne des serpents.
Un murmure profond donne le signal de la guerre que les vents vont & déclarer. Tout à coup leur fureur Snnonce par d’effroyables siffle. ments, Une épaisse nuit enveloppe le cicket le confond avec la terre :
la foudre, en déchirant ce voile ténébroux, en redouble encore | ceur ; cent tonnerres qui roulent ct semblent rebondir su de montagnes, en so succédant l’un à l'autre,
& noîr.
Aux ents, elle ec un bruit horrible, antés, s'élançaient des de la foudre, les trois voyageurs
s’ébranle, elle s’entr'ouvre ; et de ses flancs, av tombent de rapides torrents, Les animaux, épouv, bois dans la plaine ; et, à la clarté pâlissants voyaient passer à côté d’eux le lion, le tigre, le lynx, lo léopard, aussi tremblants qu’eux-mêmes : dans co péril universel de la nature, il n’y a plus de férocité, et la crainte a tout ndouci,
L'un des guides d’Alonzo avait, dans sa frayeur, gagné la cime d'une roche. Un torrent, qui se précipite en bondissant, la déracine et l'en. traîne, et lo Sauvage qui l'embrasse roule avec elle dans les flots, L'autre indien croyait avoir trouvé son salut dans le creux d'un arbre; mais une colonne de feu, dont le sommet toucho à Ia nue, descend sur l'arbre et le consume avec le malheureux qui s'y était sauvé,
Cependant Molina s’épuisait à lutter contre la violence des flots : il gravissait dans les ténèbres, saisissant tour à tour les branches, les racines des bois qu’il rencontrait, sans songer à ses guides, sans autre sentiment que le soin de sa propre vio ; Car ilest des moments d'effroi où toute compassion cesse, où l’homme, absorbé en lui-même, n’est plus sensible que pour lui.
Enfin il arrive, en rampant, au bas d’une roche escarpée : ct, à Ja racur des éclairs, il voit Une caverne dont la profonde et téncbreuso horreur l'aurait glacé dans un autre moment. Meurtri, épuisé do fatigue, il se jette au fond de cetantre ; et là, rendant grâces au ciel, il tombe dans l’accablement.
L'orage enfin s’apaise : les tonnerres, les vents cessent d’ébranler la montigne ; les eaux des torrents moins rapides ne mugissent plus alentour; et Molina sent coulcr dans ses veines le baume du sommeil. Mais un bruit plus terrible que celui des tempêtes le frappe au moment même qu’ilallait s'endormir.
Ce bruit, pareil au broiement des cailloux, est celui d’ de serpents dont la caverne est le refuge. L entrelacés l’un à l’autre, ils forment, dans leurs mouvements, ce bruit
au’Alonzo reconnaît. Il sait que le venin de ces serpents est Je plus subtil des poisons ; qu’il allume soudain, et dané toutes les veines, un feu qui dévore et Consume, au milieu des douleurs les pius intolérables lo maiheureux auienest atteint. Il les entend, il croit les voir rampant autour de lui, ou pendus Sur sa tête, ou roulés sur eux-mémes et prêts à s’élancer sur lui. Son courage épuisé succombe ; son sang so glace de frayeur ; à peine il ose respirer. S'il veut se traîner hors de l'attre, sons ses mains, sous ses pas, il tremble de presser un de ces dangereux reptiles. Transi, frissonnant, immobile, environné de mille morts, il passe la plus longue nuit dans une pénible agonie, désirant, frémissant de revoir la lumière, se reprochant ia crainte qui le
une multitude à voûte en est revêtre ; et,
tient ter ce Le j dunge mouri lui res gur se qu'un jeté du frayeu le péri
L'on.