‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 395 sur 461 · TON · texte numérisé non relu

TON

ne officier se défend deux SAUVALES ar.

[més de hache;

he de deux cents au Camp anglais,

requ'ilne combat.

mais les Abénakis :

estions (V. p. 289),

urs élégant, quoique ibilité d’un cœur qui d’un homme non civihéroïsme dans l'âme il fâit à l'officier est ss mots : ** As-tu un on de tristesse noble ai agitent son esprit

Grégoire.

" St Grégoire dans [son palais; squ'à Jui ; ‘essionne ; de sa main. mande au jeune l désire ; ne dit mot ; lent s’emparer de défend ; [lui; june homme, de St Grégoire se

Conseils : Les développements que l’on donnera devront so rapporter plutôt à la dernière partie de cette narration qu’à la première : car c'est 1 que se trouvent les circonstances capables de rendre la scène vive et plus touchante, L'élève s’appliquera surtout À faire ressortir la bonté et la générosité de St Grégoire. [an première de ces vertus

gagne le cœur de l’hérétique effréné ; la seconde sauve celui qui avait juré la perte du saint,

Autres sujets: 1, La Providence: 2. l’adopticn de l’orpüelin ; 8, le pauvre mendiant.

Leçon XXX VIII.

l.—TEXTE À ANALYSER.

Combat d’un gladiateur contre un tigre dans un amphithéâtre d'Alexandrie. '

On avait établi, selon l’usage, surtout sous le ciel d'Afrique, au haut des gradins, des poteaux surmontés de piques dorées, auxquels étaient attachées des voiles de pourpre retenues par des nœuds de soie et : : Gi Ces voiles étendues formaient, au-dessus des spectateurs, une vaste tente circulaire, dont les reflets éclatants donnaient à tous ces visages africains une teinte animée, en parfaite harmonie avec leur expression vive et passionnée. Au-dessus de l’arène, le ciel était libr@et vide, et des flots de lumière, ui en descendaient comme par la coupole dans le Panthéon d’Agrippa, se répandaient largement de tous côtés, et ne laissaient rien perdre aux yeux ravis, ni des colonnes, ni des statues, ni des vases de bronze et d’or, ni de ces joyaux brillants dont le sein des femmes et des jeunes filles étincelait.

Soixante mille spectateurs avaient trouvé place : soixante mille autres crraïent autour de l’enceinte, et ils se renvoyaient les uns aux autres Ce vague tumulte où rien n’est distinct, ni fureur ni joie ; l’amphithéâtre ressemblait À un vaissseau dans lequel la vaguc a pénétré, et qu’elle a rempli jusqu’au pont, tandis que d’autres vagues le battent à l'extérieur et se brisent, en mugissant, contre lui.

Un horrible mugissement, auquel répondirent les cris de la foule, annonça l’arrivée du tigre ; car on venait d'ouvrir sa loge,

À l’une des extrémités, un homme était couché sur le sable, nu et comme endormi, tant il se montrait inscuciant de ce qui agitait si fort la multitude : et, tandis que le tigre s’élançait de tous côtés dans l’arène vide, impatient de la proie attendue, lui appuyé sur un coude, semblait fermer ses yeux pesants, comme un moissonneur qui, fatigué d’un jour d'été, se eouche et attend le sommeil.

Cependant plusieurs voix parties des gradins demandent à l'intendant des jeux de faire avancer la victime: car ou le tigre ne l’a point

distinguée, ou il l’a dédaignée, en la voyant si docile. Les préposés de

l'arène, armés d’une longue pique, obéissent à la volonté du peuple, et, du bout de leur fer aigu, excitent le gladiateur, Mais à peine a-t-il ressenti les atteintes do leurs lances, qu’il se Iève avec un cri terrible, auquel répondent, en mugissant d’effroi, toutes les bêtes enfermées dans les cavernes de l’amphithéâtre. Saisissant aussitôt une des lances

qui avaient ensanglanté sa peau, il l’arrache, d’un seul effort, À !n main qui la tenait, la brise en deux portions, jette l’une à l’intondant au’il renverse, et, gardant celle qui est garnie de fer, il va lui-même au-devant de son sauvage ennemi.

Dès qu’il se fut levé, et que le regard des spectateurs put mesurer su le sable l’ombre que projetait sa taille colossale, un murmure d’étonne. ment circula dans toute l’assemblée, et plus d’une femme, lo montrant du doigt avec une sorte d'orgueil, le nommait par son nom Ct racontait tous ses exploits du cirque et ses violences dans les séditions,

Le peuple était content ; tigre ct gladiateur, il jugeait les deux adrer: saires dignes l’un do l’autre...

Pendant ce temns, le gladinteur s’avançait lentement dans l'arène, se tournant parfois du côté de la loge impériale, et laissant alors tomber ses bras avec uno sorte d’abattement, ou creusant la terre, qu’il allait bientôt ensanglanter, du bout de sa lance.

Comme il était d’usago que les criminels ne fussent pas armés, quel ques voix crièrent ; ‘* Point d'armes au bestiaire, le bestiaire sans armes!” Mais lui, brandissant le tronçon qu’il avait gardé ct Je montrant 4 cette multitude: ‘* Venez le prendre,”” disait-il, mais d’une boyhe contractée, avec des lèvres pâles ct une voix rauque, pres: que étouffée par la colère. Les cris ayant redoublés cependant, i, leva la tête, fit du regard le tour de l’assemblée, lui sourit dédaigneusement, et, brisant de nouveau entre ses mains l’arme qu'on lui demandait, il en jeta les débris à la tête du tigre, qui aiguisait en ce moment ses dents et ses griffes contre le socle d’une colonne. Ce fut 1à son défi,

L'animal, se sentant frappé, détourna la tête, et, voyant son adversaire debout au milieu de l’arène, d’un bond, il s’élança sur lui: mais le gladiateur l’évita en so baissant jusqu’à terre, et le tigre alla tcmber en rugissant à quelques pas. Le gladiateur se releva, et trois fois ii trompa par la même manœuvre la fureur de son Sauvage ennemi ; enfin letigro vint à lui à pas comptés, les yeux étincelants, la quoue droite, la langue déjà sanglante, montrant les dents ct allongeant le museau ; mais cette fois ce fut le gladiateur qui, au moment où il vlait le saisir, le franchit d’un saut, aux applaudissements de la foule, que l'émotion de cette lutte maîtrisait déjà tout entière,

Enfin, après avoir longtemps fatigué son ennemi furieux, plus excédé des encouragements que la foule semblait lui donner que des lenteurs T'un combat qui avait semblé d’abord si inégal, le gladiateur l’attendit le pied ferme ; et le tigre, tout haletant, courut à lui avec un rugissement de joie. Un cri d'horreur, ou peut-être de joie aussi, partit en même temps de tous les gradins, quand l'animal, so dressant sur ses pattes, posa ses griffes sur les épaules nues du gladiateur et avançasa tête pour le dévorer ; mais celui-ci jeta sa tête en arrière, et, saisi sant, de ses deux bras raidis, le cou soyoux de l'animal, il le serra avec une telle force, que, sans lâcher prise, le tigre redressa son museau et le leva violemment pour fairo arriver jusqu’à ses poumons un peu d’air, dont les imnins du gladiatour iui forinaient je passage, comme deux tenailles do forgeron.

YLE,

d'un seul effort, À ] tte l’une à l’intendant de fer, il va lui-même

ateurs put mesurer sur un murmure d’étonne.

1e femme, lo montrant Tr son nom et racontait es séditions,

jugeait les deux adrer.

ement dans l’arûne, se laissant alors tomber nt la terre, qu’il allait

ssent pas armés, quel.

ire, le bestiaire sans d'il avait gardé ct le ndre,” udisait-il, mais Une Voix rauque, presloublés cependant, i, ai sourit dédaigneuseme qu’on lui demanzuisait en ce moment ne. Ce fut Ià son défi 't, voyant son adver- 'élança sur lui: mais t le tigre alla tember r, et trois fois ii tromennemi ; enfin le tigre ioue droite, la langue

museau ; mais cette lo saisir, le franchit l'émotion de cette

furieux, plus excédé er que des lenteurs gladiateur l'attendit lui avec un rugissejoie aussi, partit en se dressant sur ses liateur ct avança sa rrière, et, saisissant, Il le serra avec une on museau et le leva s un peu d'air, dont mme deux teuailles

ANALVSE, CIITIQUE HT COMPOSITION. 333

Le glidiateur cependant, sentant sos forcos faiblir et s’en aller avec son sang, sous les griffes tonnes rodoublnit d'efforts pour en finir au plus tôt ; car la lutte, en so prolongeant, dovuit tourner contro lui. So dressant dono sur £es doux pieds ot ao laissant tomber de tout son poids sur son ennemi, dont les jambes ployèront sous lo fardeau, il brisa ses côtes et fit rendre à sa poitrino écraséo un son qui s’échappa do sa gorge longtemps étreinte, avec des flots do sang ot d'écumo. So relevant alors tout à coup à moitié, et dégageant uen épaules, dont un lambeau demeura attaché à l’une des griffes sanglantes, il posa un genou sur le flanc pantelant de l'animal, et, lo pressant avec uno force que sa victoire avait dublée, il lo sentit so débattro un moment sous lui ; et, lo comprimant toujours, il vit ses muscles go raidir, ct sa tôto, un moment redressée, retomber sur lo sable, la guou'o cntr'ouverto ct souillée ’écume, les dents serrées ct les yeux étointu, Uno acclamation générale s’éleva aussitôt, et le gladiateur, dont lo triompho avait ranimé les forces, se rodressa sur ses picds, ct, suisissant lo imonstrucux cadavre, le jeta de loin, comme un hommago, soux In logo impérialo.

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