‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 404 sur 461 · BLESSÉE · texte numérisé non relu

BLESSÉE

La traversée.

sa blessure est guérie, elle est tout à fait LE heureuse ; de

plusieurs de celles qui l'avaient raillée ; ‘ n'ont pas eu le même bonheur. tt IS vous qui souffrez, résignez-vous, pre- A nez courage | Hi

Moralité. 4 comme ceue grue, vous parviendrez à ;

une vice plus heureuse.

Conseils : Au début de cetapologue, on peut faire une petite descrip-

tian de l’automne, époque où les oiseaux se rassemblent pour se retirer dans de meilleurs climats. Les plaintes de la grue blessée doivent

faire preuve d’une complète résignation. Il faut avoir toujours en vue a la morale qu’on veut tirer à la fin de la composition. Î

Autres sujets: 1. Le lion et le rat : 2. lo cochet, le chat et le souriceau ; 3, le meunier, son fils ct l’âne. &

Leçon XLVI. A

Î.—TUXTE A ANALYSER,

Rp

Les animaux malades de la peste.

Un mal qui répand la terreur,

Mai que ie ciel en sa fureur Invonta pour punir les crimes de la terre, LE La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom), |

Tous les gens querelleurs Au dire de chacun, étaie L'âne vint à son tour, et dit:

{1} C'est-à-dire capable de peuples Leg enfers, où les notes placaient le flouve Achéron,

Capable d’eurichir en un jour l’'Achéron (1), Faisait aux animaux la guerre.

Ils ne Mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ; On n’en voyait point d’occupés À chercher le soutien d’une Mourante vie.

Nul mets n’excitait leur envie ; Ni loups, ni renards n’épiaient La douce et l’innocente proie ; Les tourterelles se fuyaient :

Plus d'amour, Partant plus de joie.

Le ‘ion tint Conseil et dit: ‘* Mes chers amis, Je crois que le ciela permis Pour nos péchés cette infortune, Que le plus coupable de nous Se sacrific aux traits du céleste Courroux :

Poat-être il obtiendra Ja guérison commune, histoire nous apprend qu'en de tols accidents On fait de pareils dévoñments.

Ne nous flattons donc point : voyons sans indulgence L'état de notre conscience. Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons, J’ai dévoré force moutons.

Que m’avaient-ils fait? Nulle offense ; Même il m'est arrivé quelquefois de manger e berger.

Je me dévouerai done, s’il le faut ; mais je penso Qu’il est bon que chacun s’accuse aiusi que mni ; Car on doit souhaiter, selon toute justice, Que le plus coupable périsse, — Sire. dit lo renard, vous êtes trop bon roi : Vos scrupules font voir trop de délicatesse, ien! manger moutons, Ccanaille, sotte espèce, Est-ce un péché ? Non, non.

En les croquant, beaucoup d'honneur ; Et quant au berger, l'on Leut dire Qu'il était digne de tous maux, Etant de ces gens-là qui, sur les animaux, Se font un chimérique empire.” Ainsi dit le renard, et flatteurs d’applaudir, On n’osa trop approfondir Du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissanecs, Les moins pardonnables offenses.

jusqu'aux simples mâtins, nt de petits saints, ‘J'ai Souvenance

Vous leur fites, seigneur,

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LE, L (1), ient frappés ;

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