composiTION.—Flore et l'enfant, Plan dr la Composilion
ie enfant se premenait dans un jardin aimé
position.
de Flore ; [parterre ; les fleurs les plus belles émaillaient le riant Lil brûlait de piller toutes ces richesses, Flore conseille à l'enfant de borner son choix à une seule fleur ; il saisit une rose, mais des épines arrêtent la vivacité de son attaque:
il part aussitôt, adressant à cette fleur des paroles de colère ct de mépris ; [épines ; E se flatte de trouver de belles roses sans il en cherche partout et n’en trouve aucune, Flore s'approche de l'enfant, qu’elle voit en proie à la douleur; [suivez mon conseil :
elle lui dit: ‘Mon fils, séchez vos larmes ct arrachez d'abord les épines et ensuite vous cucillerez facilement la rose.” Les études d'un jeune élève sont souvent mèêlées d'ennui ; cependant, qu'il ne perde pas courage, avec de la constance, il triomphera des dificultés ; [employé, dans sa jeunesse, il cueillera, plus tard, los fruits du temps bien
ler conseil.
FLore ET L'ENFANT.
2% conseil. A l’occasion du Ex
Moralité.
Ps ————
de et ses vanités bicntôt dans l'- [ternité ;
là d’où partent ces chants de rons-nous ?...
tions (V. p. 289).
tristesse noble et 13 graves et solent l4 pensée d’un : est fait avec force srons aussi. Cette x les morts qui ; pour le cœur et
nt.
un jardin aimé [parterre ;
illaient le riant
richesses,
de borner son
épines arrêtent
cette fleur des ris ; [épines; Iles roses sans rouve aucune, qu'elle voit en Z MON Conseil :
vos larmes ct ensuite vous
sont souvent
ourage , hera des difi- 1S 51 jeunesse, du temps bien
Conseils : Co fait demande a être traité avec beaucoup de simplicité. Que le style de cette composition soit donc naïf, gracieux, facile, frais comimo les fleurs du matin ; prêter le discours direct aux personnages coatribucrait à le rendre pius harmonieux, La morale, quoique entièrement exprimée dans la lecon que donne la déesse à l'enfant, peut êtro ensuite développée. Cette allégorie est bien l’image d’un enfant appliqué à ses études.
Autres sujets: 1. Le défricheur et l’arbrissenu; 2, le jeune homme gravissant une montagne : 3, un prodigue seul au milieu d’un désert.
Lecon LII.
Î.—TEXTE A ANALYSER
La l'ontaine, Mme de la Sablière, un neveu de Mme de la Sablière,
Mme de lu Sablière.—Tenez, mon cher La Fontaine, je vous prends pour juge. Venez m'aider à convertir un jeune écolier qui a de l’esprit jusqu'au bout des ongles, mais du bon sens pas plus gros que cela.
La Fentuine.-—Oh! mon amie, convertir ! je ne prêche pas très-bien,
Mme «de la Sablière—Allons, pas de modestie: vous abusez d’un souvenir. Si je vous compte, avec mon chien et mon chat, parmi mes trois Létes, c’est que vous étes bon comme [cs deux autres: mais, franchement, vous raisonnez mieux.
La Fontaine.—Mon Dieu !: pourvu que la plaidoirie ne soit pas longue, ct que je ne m’endorme pas en chemin, je suis prêt à vous servir.
Mme de la Sublière.—Eh bien ! jeune récalcitrant, je vous donne la parole. Vous osiez me dire, quand La Fontaine cst arrivé, qu'iln’ya rien de plus doux que de perdre son temps, et de plus avantageux que de ne rien faire,
Le jeune rmuresseux.—Ma belle tante, vous cxagérez. Je n’aspire pas à uno telle perfection; mais je soutiens que, sur vingt choses dont on s'occupe, il y en a dix-neuf d'inutiles, à moins que ce ne soient des plaisirs. :
Lu Fontaine.—Ouais{ voilà une doctrine un peu téméraire ! Y pensez-vous, jeune homme? Quoi! sérieusement, vous brûlez de l’encens devant la paresse! Et à quoi serez-vous bon, s’il vous plaît, quand vous aurez perdu le temps, cette précieuse e: To de la vic? Quel rôle jouerez-vous duns le monde? Vous avez encoro une pointe d'esprit, qui s’émoussera de plus en plus, et devicndra obtuse. Laissez-moi 1à cette thèse, mon jeune ami, et ouvrez vos livres.
Le jeune paresseuxc.—Ahl mais, pour ouvrir mes livres, il faudrait déranger mainte araignée qui les protégo de sa toile ;je n’ai pas le cœur si mauvais, Tenez, monsieur de La Fontaine, je m'attache, par exemple, à conserver un bon cœur. Avec cela, on possède toute la science.
Mme de la Sablière.—Savez-vous, monsieur mon neveu, que vous avez la tête bien légère, et que vous répondez presque iimpertineminent à un homme quo ses ninis chérissent ct quo la France admire ! Eh
mas
bien ! La l'ontaino, il faut dono que ce soit moi qui plaide? A quol pensez-vous? . #
La Fontaine.—Al! pardon, mon amie: c'est que je pensais À une lecture qui, m’a bien intéressé hier ; vous savez: Le prophète Baruch | Avez-vous lu Paruch ?
Mme de la Sablière.—Vous seriez bien bête, mon pauvre La Fontaine, si vous n’avicz pas tant d'esprit ! =
Le jeune naresseux.—Je ne comprends pas, ma chère tante, que vous Ayez pu me soupçonner de manquer de respect à M. do La Fontaine, J'’ose dire que je lo prends pour juge à mon tour. Quoique assez ignorant, je sais par cœur de beaux vers au’il ne désavouera pas:
Jean s’en alla comme il était venu, Mangeant son fonds avec son revenu, Jugeant le bien chose peu nécessaire.
Quant à son temps, bien sut le dépenser :
Deux parts en fit, dont il soulait (1) passér L'une à dormir, et l’autre à ne rien faire!
La Fontaine.—Bravo ! mon ami. c’est-à-dire, n0n,.jeuno homme... Il est vrai que... Il.ne faudrait pas pourtant...
Mme de la Sablière.—Le voilà démonté! N’étes-vous pas honteux, mon cher La Fontaine, et ne voyez-vous pas ce jeune fanfaron qui triomphe de votre embarras ? Voilà, certes, une cause bien défendue! Heureusement, mon beau neveu, que jai la parole, et vous allez m'en. tendre, s’il vous plaît.
Je suis peu sermonnouse de ma nature, et je ne perdrai pas mon temps à vous prouver que le travail est une obligation pour tous les hommes: que la fortune n’autorise pas la paresse, car la fortune se peut perdre, et l'instruction resto alors comme une ressource précieuse, Au fond du cœur, vous condnmnez la paresse, quoiqu’elle vous semble douce; ct votre couscience, mon petit ami, vous en dit plas que mai
Mais où avez-vous pris que l’exemple des bon produiraient sans travai! dût faire passer en franchise toutes les mé: diocrités? Est-ce que nous sommes tous des La Fontaine ? Avons-nous soixante chofs-d'œuvre nés sans culture, pour soutenir notre prétentiva à la paresse”? Et, d’ailleurs, je vous plains, mon enfant, de croire, comme tunt d’autres, que notre ami soit aussi fainéant qu’il se vante de l'être. Ah! si vous aviez le goût de l'étude, vous verriez que co mauvais avocat, ce mauvais écouteur, car il n’écoute même plus la plaidoirie de son alliée, est un travailleur obstiné, déligat, sévère pour ses œuvres. Parce qu’il vous dit, en se jouant, qu'il n partagé sa vie entre dormir et ne rien faire, vous le prenez au mot, pauvre dupe, et vous ne sentez pas qu'un dormeur, un paresseux, n'aurait jamais
donné ce tour exquis, cette grâce parfaite, à tant de charmantes productions !
(1) Avaïit l'habitude de, vieux mot,
LE, i qui plaide? A quol
jue je pensais À une le prophète Raruch |
pauvre La Fontaine,
hère tante, que vous M. do La Fontaine.
Quoïquo assez igno- Juera pas :
"Ce nser ; passér faire!
n0n..jeuno homme...