ANALYSE LITTÉRAIRE,—Répondre aux questions (V. p
Conseils : Les deux premiers personnages de ce dialogue, La Fontaine et Mine de la Sablière sont bien connus. En lisant cette pièce, on est
eureux de reconnaitre les traits distinctifs du premier: la naïveté, la distinction, le gentiment de ce qui est bon et beau, malgré un certain Oubli des convenances: à la seconde, amis et providence visible de La Fontaine, la bonté, le bon sens, le raisonnement du cœur. Quant au troisième personnage, il est de fantaisie, et l’épithète le caractérise, Le ton d’une douce familiarité domine toute cetto attrayante composition,
» LE CHARDOXNNIER.
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Politique
S Îer
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Fraxcotr
hoses el autres.
9,—COMPOSITION, Francois ler, le charbonnier, Plan de la Composition.
Maitre charbonnier! un chasseur égare
peut-il vous demander un gile pour la
Exposilion. 4 —Oui, mon gentilhomme, [nuit ?
—Et, avant le gite, à souper ?
—Oui, vous partagerez le nôtro…
—À merveille ! salut à mon hôtesse ! maître! votre
femme parait diligente,
—Elle ne parle guère, et elle tient bien la maison.
—Je suis las, vraiment, d'avoir couru ce cerf,
—ÆEt moi donc, qui ai porté tant de sacs! je suis rendu
—Eh bien! je vais m'asscoir Sans façon.
—Non pas là : c'est la place du maitre: sur ce banc | de bois, mon gentilhomme, vous srrez très-bien, | —Va pour le banc de bois, mon ami.
{ —Dam! notro logement est un peu rustique, mais, bah ! pourvu qu'on reçoive de bon cœur,
| —C'est le principal ; je vois bien que vous n'êtes pas
| riche, mais votre franchise me plait,
—Riche ! et comment s'enrichir avec les impéts qui nous écrasent ! —De quels impôts vous plaignez-vous ?
—Demandez-le au roi; s'il est bon comme on le dit, ses ministres ne le sont pas.
—Le royaume pourrait-il marcher srns impôts ? Voyons, sovez juste, Loien lourds, —Il n6 le pourrait Pas; mais avouons qu'ils sont —Éspérons que le roi va les diminuer dès qu'il n'aura plus do guerrs sur les bras, —{ncore, si la chasse nou* lait permise, nous trouverions une ressources [pou dures, — Oui, je conviens que les lois sur la chasse sont un —Catherine, tu nous serviras un morceau de sanglier; mais chut! notre hôte, car, si le roi.
—Soyez tranquille, maitre, le roi n'en Saura rien, f—Allons, vous avez fait honneur à ma table; entrez dans ce petit cabinet, et bonsoir 5 mais qu'est-ce que j'entends? ah! ciel! toulo une troupe de seigneurs !
eos —Oui, mon ami, c’est moi que l'on cherche; jo L suis le roi... :
tiens, voilà quelques piñsos d'or et un bon permis de chasse par-dessus le murcçhé ; adieu ! notre hôtesse 1. Messieurs, partons,
chasseur égare un gile pour Ja [nuit ?
Ôlre.., ! maitre! votre
en la maison.
u ce cerf,
8! je suis rendu con.
re, Sur ce banc serez très-bien,
rustique, mais, 11 CŒUr,
vous n'êtes pas ait,
les impéts qui
mme on le dit,
s°ns impôts ?
Loien louris, ns qu'ils sont auer dès qu'il a, ise, nous trou- [peu dures, hasse sont un au de sanglier; saura rien, r à ma table; , et bonsoir:
th! ciel! touto
on cherche; je or et un bon
le murché ; >urs, parlons,
Conscils : Le début et lafin de cette composition donnent lieu à de petites descriptions, qu'il re faut pas négliger: mais lo dialogue doit absorber ces détails, On ne doit pas donner au charbonnier un langage grossicr; cevendant, qu'il parle simplement, rondement, Il est inutile de s'exercer aux fautes de français pour étre plus fidèle à la couleur locnie, François Jer aura toujours un langage digne, mais quelque peu railleur, sans cependant cÜenser son hôte,
Autres sujets: 1]. L'avocat ct son client; 2, le marchand et le laboureur ; 3, 1e médecin ct lo convalcseunt,
Leon LIII.
LTEXTE À ANALYSER, Mieux que ça,
L'empereur d'Allemagne, Joseph IT, n'uimait ni les représentations, ni l'appareil, témoin ce fait qu'on s6 plait à citer. Un jour que, revêtu d'une simple redingote boutonnce, accompagné d’un seul domestique sans livréo, il était allé, dans une calèche à deux places qu’il conduisait lui-même, faire une promenade du matin dans les environs de Vienne, il fut surpris par la plu:e, comme il reprenait le chemin de la ville.
Il en était encore éloigné, lorsqu'un piéton, qui regagnait aussi la capitalo, fait signe au conducteur d'arrêter, ce que Joseph IL fait aussitôt. “Monsieur, lui dit le inilitaire (car c'était un sergent), y aurait-il une indiscrétiou à vous demander une place à côté de vous? cela no vons gênerait pas prodigicusement, puisque vous êtes seul dans votre calèche, et ménagcrait mon uniforme, que je mets aujourd'hui por la première fois.—AMénageons votre uniforme, mon brave, lui dit Joseph, et mettez-vous 1à. D'où voncz-vous?—Ah! dit le sergent, je viens de chez un garde-chasse de nes anis, Où j'ai fait un fier déjeuner.—Qu'avez-vous donc mangé de si bon ?—Devinez.—Que sais-je, moi! une soupe à la bière?—Ah! bien oui, une soupe à ie bière ! mieux que ça.—De la choucroute ?—Micux quo Ça.— Une longe de veau ?—Mieux que ça, vous dit-on.—Oh! ma foi, je ne puis plus deviner, dit Joseph.— Un faisan, mon digne homme, un faisan tiré sur les plaisirs de Sa Mujesté, dit le camarade en lui frappant sur la cuisse.—Tiré sur les plaisirs do Sa Majesté, il n'en devait être que meilleur ?—Je vous en réponds !”’
Comme on approchait de la ville ct qne là pluie tombait toujours, Joseph demanda à son Compagnon dans quel quartier il logenit, ct où il voulait qu'on le descendit. ‘ Monsieur. c'est trop de bonté, je craindrais d’abuser de...—Non, non, dit Joseph, votre rue?’ Le sergent, indiquant sa demeure, demanda à connaitre celui dont il recevait tant d'honnêtetés, *‘ 2 votre tour, dit Joseph, devinez.—Monsieur est militaire, sans doute ?—Comme dit Monsicur.—Licutenant?—Ah! bien
oui, lieutenant! micux que Çça.—Capitaine ?—Mioux peut-être ?—Mieux. que ça, vous dit-on, pi en se rencognant aussitôt duns In calèche, scriez-vous feld-maréehal »- si Micux que çn.—Ah! mon Dieu, c’est l’emperour.—Lui-même, dit Jo. seph, se déboutonnant pour montrer ses décorations,” Il n'y avait pus
moyen de tomber à genoux dans la voiture ; le sergent 80 confond en
excuses ct supplie l’empereur d'arrêter pour qu’il puisse descendre,
“Non pas, lui dit Joseph ; après avoir mangé mon faisan, vous seriez
trop heuroux de vous débarrasser de moi aussi promptement : j'entends
bien que vous ne me quittiez qu’à votre porte.’ Et il l'y descendit,
que Ça.—Colonel, 4} —Comment, diable ! dit l'autre
ANONYuX, 2.—PLAN DE LA COMPOSITION, L'élève complèlera le plan suivant :
le 92e La rencontre. 4 5è 3 Go à | f le 2° Je viens de chez un de mes amis, où | Le j'ai fait un fier déjeuner, 3 mieux | 3° 4 que ça 4o Fe THéo:
Joserx II du po : ANBR ET LE sergent, | Go SERGENT. To ô { 8° [EL | Le 24 A votre tour, dit Joseph, devinez, : gv mieux | HE Er de Go l’'empe- To { reur, | ge (9e