‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 421 sur 461 · LETTRE DE CONDOL ANCE · texte numérisé non relu

LETTRE DE CONDOL ANCE

dem a NALY

VeC VOuS pour sup-

st n’en versa-t-il pas je pleure ma fille:

Jurquoi la mort a-tingt ans? Pourquoi eilli dans le crime?

eur de l'innocence, ler me briser contre is la foi ne me ditt bon ne peut tre | n'ait ses raisons?

de croire qu’il n'en ur, et vos jugements ésus-Christ doit, en : fait. Est-il d'ail évitabio ? Sommes.

vham, Moïse, Isaac, ce vaisseau d'élcesujets à la mort?

ele de la sagesse :

que pour la garantir s’est hâté de retirer que, s'il la laissait routes écartées ct s déplorer la triste ler subir des sup.

-devant de l'époux zardons une longue le mort.” a douleur ; ne sontt do ceux que nous es païens? Que les nglots, quand leurs n'avait pas encoro cette épée de fou, dre l'entrée. Mais on de la terre pro- …… Il n'y a pour le

iculiers de consoln- \braham, vous êtes la terre promise, que vous seriez la

étacher de ja pense et partout. Je

rardonne aux larmes d'uno mhro { soulement j'en blâme l'excès, Vous êtes mère, pleurez: mais roux Atox tssi chrétienne ct religieuse; res [titres passent avant tout, En touchant la blessure, vous l’aigrissez, vous ne la guérissez pas,

Il me semble quo Blésille, étonnée, au sein de la gloire céleste, d'être rour sa pieuse mère l’objet de hiüt do lurmes, quitte le séjour immortel, et, se plaçant à vas nAtés, allo vous di L: “Si vous m'avez aimée, à ma mère ; si vous m'avez nourrie do “otre lait, et élevée dans la pratique de la vertu par vos sages conseils, no m’enviez point Ja gloire que jo mssède, et n’irritez point éontro vous lo Scignour, par des plaintes et des murmures qui l'obligernient à nous séparer l’un de l’autre vour touiours. Ne pensez pas quo Jo sois seule, Si je vous ai perdue, j'ai retrouvé ici une autro fumille: je suis dans la compagnio de la Mère Ca Nauveur ct des bienheureux, Vous mo plaignez de ce que je ne suis plus au monde, c'est bien vous plutôt, à ma mère, qu'il faut plaindre d'être encore retenue captive duns co monde.”?

Biésille prio pour vous: ct, coinmoe jo connais son cœur, je suis persuadlé qu’elle emploie aussi son crédit auprès do Diou, pour m’obtenir, À moi-même, le pardon de mes péchés,

C'est pourquoi je Ini promets do Iut consacrer tous mes travaux, et d'employer nion esprit et ma langue à publicr ses lournges, Iln’y aura dans mes ouvrages aucune page qui n6 soit marquée du nom de Blésilie.

’apprendrai aux vierges, aux vouvcs, aux solitaires et aux évêques lo mérite de cette vertucuse dame, L'imtmortalité do son nom la dédommagern du peu de temps qu'elle n vécu sur la terre, Elle vit dans le ciel avec Jésus-Christ, et ollo vivra encore dans la bouche des hommes, 2—PLAN DÉ LA COMPOSITION.

L'élPve complèlera le plan suivant :

{Jérôme n6 parait tout d'abord occupé que do | sa propre douleur ; par cet heureux artilice, il offre à Paule les

| motifs les plus capables de la consoler.

{o 9 4 | 2 fl fait l'éloge de cette enfant, dont i! ES | do [exalte la modestie et la sainteté ; “ae | 40 LETTRE | "A + 5° DE CONDOLÉ-4 & | Go ANCE, | De 7 © 2 =" | 80 = L 9° # g (1° Paule ne doit pas oublier qu'elle a 5e, | 2 [quitté le monde ; Rp = } 39 22 14e De 7 |; S8S | Æ © |Gr

da NALYSE TITTÉRAINE,— Répondre aux questions (V.p 289):

Conseils : Le style de cette lettre est simple. sans recherche 4 ments, tel enfin qu’il convicnt à la circonstance, L'auteur p dant avec noblesse, avec une profondo conviction et d’ pathétique. Il se laisse aller à cette chaleur puyéo sur la foi ct plus encoro sur l'espérance. Voyez ce saint avec cetto mère qui pleure, ct pousser avec elle l'émotion degré possible : mais voyez-le Î pandre ensuite le baume consolatour dans l’âme brisée de

au plus haut

est d’ailleurs connue.

D.—GOMPOSITION.

Une scène d'inondation.

Plan de la Composition.

{ Foule sur le pont ; rapidité de la crue ; L’inondation. ! destruction des digucs ; plaine inondée ; récoltes détruites.

UNE scène

D'INONDATION, impossibilité de porter Secours,

Batclier qui se dévoue ;

Un acte embarquement des malheureux;

de dévoue-{ périls qui les menacent au re. à

ment, rivage atteint ; [tour ; reconnaissance, Conseils : Ce ne sont pas les longueurs, mais les ç

choisies que font les bons développements, Dans cetts lettre, il est

uestion “il faut la famille, {moe

. Ctendro L Les sentiments lo fs ot sincères commo les

Auires sujots: 1, Lettre do félicitations à un a lettre de félicitations ; 3, lettre de condolé eon père,

mi ; 2. réponse à cette ance à un ami sur la mort de

Leçon LXII.

Î.—TEXTE À ANALYSER

MARIE-ANToINETTE à Me Élisabeth.

C’est À vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois, Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse (elle ne l'est que pour les criminels), mais à rejoindre votre frère. Comme lui inno-

cente, j'espère montrer la méme fermeté que Ini dans ses dernicrs

moments, Je suis caline comine on l’est quand ia conscience ne reproche rien.

‘orne- À

aric cepen.

/ une maniere fort EM qu’imprimo la charit,

‘ap.

pleurer 8

Famille de jardiniers cernée par les #8 É : xi Ath e 3: ‘AUX : À incident, À 2nXiêté de la foule ; [eaux ; !

RP

aussi sécher ses propres larmes ct ré. à

f 0 1 Ste Paule, Co M discours cst conduit avec un talent admirable, La plume de St J érôme @

J'ai !

saveg q vous qu quelle p

J'ai & séparée ne rece\ viendra,

Recev lorsqu'il entier d cessé de deroirs &

fance u qu'elle a ricnce qi Que m vices que tion qu’i leur unio beurs, ve on jouit d de plus te Que m lui répèt mort.”?

J'aiàv bien cet e sœur: per enfant co dra où il votre tend Il mer écrire dès pas écrire, pas eu le Jo meur celle de m fessée.

N'ayant existe encc les exposai pardon à D j'existe, J niers vœux veuille bien Je demar

YLE.

sans recherche d'orne. |

’auteur parle cepen.

.et d’une manicre fort imprimo la charité ap.

rer ’émotion au plus haut propres larmes ct ré.

risée de Ste Paule, Co e à plume de St J 6rôme #

OyCz ce saint plen

e pont ;

la crue ; des digucs ; dée ;

ruites.

niers cornée par les M 11e ; [eaux ; !

porter secours, > dévoue ; t des malheureux:

menacent au re. #

; [tour ; 0,

es circonstances bien s cetts lettre, il est graves péri!" il faut à famille, {moe idre aux d: cvs de lans la ma, , On :ünvient de étendro Les sentiments lo t sincères commo les

1 ; 2. réponse à cette n ami sur la mort de

)eth.

) fois.

nteuse (elle ne l'est e. Cemnme lui innoi dans ses dernicrs scicuce ne reproche

#2 les cxposant trop, s'ils y entr

ANALYSE, CRITIQUE ET COMPOSITION. aa

J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants. Vous saves que je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur, WA vous qui avez, par votre amitié,tout sacrifié pour être aves nous. Dans quelle position je vous laisse |

J'ai aporis, dans Je plaidoyer même du pronds, que ma fille était "1 séparée do vous, Hélas! la pauvre enfant | je n'ose pas lui écrire : elle ne recevrait pas ma lettre: je n° sais pas mme si celle-ci vous parviendra, :

Recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction. J'espère qu'un jour,

lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir à vous et jouir en entier de vos tendres soins. Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur inspirer, que les principes et l'exécution exacte de scs devoirs sont les premiers biens de la vie ; que leur amitié et leur confance mutuelle en feront lo bonheur. Que ma fille sente qu’à l’âge É qu'elle a, elle doit toujours aider son frère par les conseils que l’expé- À D ricnce qu’elle a do plus quo li et son amitié pourront lui inspirer. : Que mon fils, à son tour, rende à sa sœur tous les soins, tons les ser- Ë vices que l'amitié pent inspirer, Qu'ils sentent que dans quelque position qu’ils puissent so trouver. ils ne seront vraiment houreux que par leur union. Qu'ils urennent exemple de nous. Combien, dans n03 mal- 22 hours, votre umitié nous a donné de consolations! Et, dans le bonheur, A o7iouit doublement quand on le partage avec un ami: et où en trouver de plus tendre que dans sn famille ?

Que mon fils n'oublie jamais ies derniers mots de son père, que je lui répète expressément : ** Qu'il ne cherche jamais à venger notre

î mort.”

J'ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon cœur. Je sais com-

M bien cet enfant doit vous avoir fait de peine. Pardonnez-lui, ma chère

sœur: pensez à l’âge qu’il n, combien il est facile de faire dire à un

enfant co qu’on veut, et mêmo ce qu'il ne comprend pas. Un jour vien-

dra où il n’en connaîtra que mieux tout le prix de votre bonté et de votre tendresse pour tous deux.

Il mo reste à vous confier ma dernière pensée : j’aurais voulu vous

(A écrire dès le commencement du procès ; mais outre qu’on no me laissait

pas écrire, la marche en a été si rapide, que je n’en aurais réellement pas eu le temps.

Jo meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans

M celle de mes pères, dans celle où j'ai été élevée, et que j'ai toujours pro-

fessée,

N'ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion, et mêma le lieu où je suis aient une fois, je demando sincèrement pardon à Diou de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe. J'espère que, dans sa bonté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que soux aus j'ai faits depuis longtemps pour qu’il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté.

Je demande pardon à tous ceux que jo connais, et à vous, ma sœur,

pe LEZ

fIOYENS DE FORMEN LE STYLE,

en pa iculier, de toutes les peines que, sans Lo vouloir, j'aurais pu vous

causer, Fe ï s ? : Fe ; fai se Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait, \ j Je dis ici adieu à mes tantes, x tous mes frères ot sœur. J'avais iles

amis : l'idée d'en être séparée pour jamais, et leurs peines, sont ui cs grands regrets que j’emporte ex mourant: qu'ils sachent que, jus mon dernier moment, j'ai toujours pensé à cux.

Adieu, ma bonne et tendre sœur, puissé-je mériter vos resrets ! Peusos toujours à moi. Je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces bons ct chers enfants. Mon Dieu! qu'il est déchirant de les quitter pouy toujours !

Adieu ! adieu ! je ne vais plus m'occuper que do mes devoirs spiri. tuels. Comme je no suis pas libre de mes actions, on m’amènera peut. être un prêtro assermenté ; mais je proteste ici que je ne dirai pis un mot, et que je lo regarderai comme un être absolumoat étranger Ce 16 octobre 1798, à quatre heures et demie du matin.

ee

L'élève complèters le plan suivaut :

Varis. Antoinette écrit de sa prison, le 16 octobre, à quatre heures et demie du matin:

{o Au sujet | 3

de ses 4 4o enfants, | 5°

f So | “0 | < |

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