MINISTRES
Vous vous alarmez sur le sort de mon peuple et dé ma famille, pendant mon absence ;
| Dieu ne protégera-t-il pas mon royaume
| pendant que nous combattrons pour ini ?
la reine, qui a été le guide de mon enfance, | n'est-elle pas là pour prendre de nouveau les rênes de l'Etat ?
sa Sagesse ne me laisse aucune crainte
Laissez-moi donc remplir mon deaidez-moi à le faire : [voir ; Péroraison. ! s'il y à quelque chose de sacré sur la terre, c’est le serment d'un | chrétien et la parole d'un roi.
() Il s'agit de savoir dans ce discours si le roi doit s'éloigner de son
royaume pour aller combattre les infidèles en terre sainte, ou si son devoir ne l’oblige pas plutôt à rester dans ses Etats,
ême du pathé.
les rai ons, ait quelque nd; mais le
actes, jl er
Consei } qui parle neur ; c’e Il ne doit personne} : étre simp
Autres ;
D do ia fête
d'une égl
Exor
Celui qu quiseul ar seul qui se lui plaît, d soit qu'il 1 soit qu’il l: il leur app:
car, en icu il fait lui-n rant, que tt le trône, il suprême.
1 discours et
exemples :
Chrétiens
rois si puiss
à cette tri.
#1 exemples r
entière, V
4 choses hum:
une longue univers : t la grandeur outrages de et depuis, de
2 ongtemps rc
les lois aboli aus ; l’usurp live qui ne ti patrie n’est t
a même du pathé. rusque ; les raisons,
ue que comprend : mais Je
le Biron ait q
e contre l’échafaud
istres.
prise n’est plus [mois ; depuis plusieurs édition à tous jos té ; et de chevaliers agner en Orient.
i fait est donc
neur, Car il man- >e attend de lui.
ar il tromperait
point ma raison h bien ! je vous
>ssède toute ma inde ;
> sort de mon , pendant mon
mon royaume {rons pour ini ?
e mon enfance, dvede nouveau
une crainte emplir mon dejs [voir ; hose de savré e serment d'un ole d'un roi,
s'éloigner de son sainte, ou si son
venus des actes, ji amilier èt demander
| discours et par des parole
ia cotto triste cérémonie, ce discours v
Ÿ choses humaines : 14,
Conseils : Ce discours ne demande pas à être
développé. C'est un roi
qui parle à ses ministres : il leur tient le langage de lu foi et de l’hon-
À neur; c’est un saint qui ne s'est jamais proposé que la gloire de Dieu, ré
I ne doit done pas entrer dans ces considérations d'inté personnelle auxquelles nn Autre ur : être simple, mais pleine de force ct de grandeur.
} Autres sujets: 1. Discours à l'ét de la fête nationale, 3, à l'oc d'une église.
Le:on LXVIIT.
L—TEXTE À ANALYSER
Exoôrde de l'oraison funèbre de la reine d'Angieterre,
Celui qui règne dans les cieux, ct de qui relèvent tous les empires, À qui seul appartient la gloire, la majesté et l'indépendance, est aussi lo seul qui so giorifie de faire la loi nux rois,et de leur donner, quand il lui plaît, de grandes ct do terribles leçons, Soit qu'il élève les trônes, sit qu’il les abaisse, soit ail communiqre sa puissance nux princes, soit qu'il la retire à lui-même, et ne leur laisse que leur propre faiblesse, illeur apprend leurs devoirs d’une manière souverain et digne de lui : «ar, en ieur donnant Ja puissance, il leur commande d'en user, commo il fait lui-même, pour le bien du monde ; ctil leur fait voir, en la retirant, que toute leur majesté est empruntée, et que, pour être agsis sur k trône, ils n’en sont pas moins sous sa main et
sous son autorité suprême. C’est ainsi qu'il instruit les princes, non-seulement par des
s, mais encore par des effets et par des exemples: Z{ nunc, reges, intelligite ; crudimini, qui judicatis terram. Chrétiens, que la mémoire d’une grande reine, fille, femme, mère de rois si puissants, et souveraine de trois royaumes, appelle de tous côtés ous fera paraître un de ces qui étalent aux yeux du monce sa vanité tout dans une seule vie toutes les extrémités des félicité sans bornes, aussi bien que les misères ; une longue et paisible jouissance d’une des plus robles couronnes de “univers : tout ce que peuvent donner de plus glorieux la naissance et à grandeur accumulées sur une tête, qui ensuite est exposée à tous les outrages de la fortune ; la bonne cause d’abord suivie de bons succès, ct depuis, des retours soudains, des changements inouïs ; la rébellion
iongtemps retenue, à la fin tout à fait maîtresse : nul frein à la licence,
ls lois abolies : lu majesté violée par des attentats jusqu'alors inconaus ; l’usurpation et ln tyrannie sous le nom de liberté ; une reine fucilive qui ne trouve aucuno retraite dans trois royaumes,
et à qui sa propre datrie n’est plus qu’un triste lieu d’exil ; nouf voyages sur mer, entrepris
exemples redoutables entière. Vous verrez
rêt ct de gloire ait été si sensible, Sa parole doit
oque des élections fédérales, 2, Je jour casion de ia pose de la première pivrre
par une princesse, maigré les tempêtes ; l’océan étonné de se voir traversé tant do fois en des appareiis si divers, ct pour des causes si diffé. rentes ; un trône indignement renversé, et miraculeusement rétabli: voilà les enseignements que Dieu donne aux rois. Ainsi fait-il voir au monde le néant de ses pompes et de ses grandeurs,
Si les puroles nous manquent. si les expressions ne répondent pas à un sujet si vaste ct si relevé, les choses parleront assez d’elles-môême:: je cœur d'une grande reine, autrefois élevé pur une si longuo suite de prospérités, et puis plongé tout À coup dans un abîme d’amertumes, pariera assez haut ; et, s’il n’est pas permis aux particuliers de faire des leçons aux princes sur des événements si étranges, un roi me prête ces paroles pour leur dire : “ Entendez, ô grands de la terre ; instruisezvous, arbitres du monde |! ”
Bossucr, —PLAN DE LA COMPOSITION.
L'élève compiètera ie plan suivant : En général, 4 2 Le} do [ Les leçons nie {le du: noi dé pots, "72208 | 2e HORDE UNE dans la personne |;, PE ; 4 de la Ju ORAISON FUNÈBRE ; : à not D LHRSULT reine d’Angieterre, ” ( :
(2 | Autres arguments. è
3° 3.—ANALYSE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions {V. p.289). &.-—CRITIQEE.
Conseils : Voici un bel exemple de l’exurde pompeux. L'élôve reconnaîtra qu'ici la vigueur et l’éclat de l'impression ne ie cèdent qu'à la force de l’éloquence. Mais quel mélange heureux de grandeur et d'anéantissement! En quelques iignes, le célèbre orateur parcourt une longue suite d'événements historiques, ot il n'oublie rien, Ce qu'il faut remarquer dans ce morceau, c'est le trait de génie, la citation on ne peut w:cux amenée, et la téflexion profonde et toujours si juste, Où trouver
aueique chose de pius hubiie ?
Un v
Drsco D'U VIEILI DI SYRA(
Cons Ahéni titude « le court tré ds | Sicile.
produit:
dispose rendre :
Autre
Mur de
nné do so voir trades causes si diffé.
eusement rétabli:
Ainsi fait-il voir au
e répondent pas à , d'elles-même:: je si longue suite de me d'amertumes, articuliers de füire es, UN roi me prête a terre ; instruisez-
Bossurr,
ral, 4 2°
ao ; {le nées | 9, personne |, : la | 4o ngieterre, | &e
tions {V.p. 289).
ux. L'élève recon- > ie cèdent qu'à la grandeur ct d'anéarcourt une longue e qu'il faut remartation on ne peut i juste, Où trouver
D ,==(GOMPOSITION,
Un vieillard de Syracuse à ses concitoyens pour les empêcher de mettre à mort les Athéniens faits prisonniers.
Plan de la Composition.
Ce vioillard a perdu ses doux fils dans la guerre du Péloponèse : [niens.
ne peut donc pas ne pas haïr les Athi- Cependant ce n'est pas une raison | pour approuver une injustice ; Proposition, À c'rat er qu'il forait en préférant sa vengeance personnelle à l'hon- Ü neur de sa patrie.
[ Leg Athéniens sont, à la vérité, d'in- Réfutation, À … Justes SRISPSQURES à ‘| mais n'ont-ils pas été suffisamment . châtiés ?
Le vieillard fait valoir trois motifs contre la
Exorde,
C'est malgré Nicias que cette gusrre a élé entreprise contre 3me Motif. 2 ls Syracusains ; - :
[n'y aurait-il pas de | ingratitude | de le faire mettre à mort main-
tenant...
Péroraison : Pour Ini, il aimerait mieux perdre la vie que d'être témoin d'une telle
injustice,
ns Proposition de l'oraieur qu'il combat, =.
VRICLARD | On a promis aux Athéniens au'ils De . | ter Motif.) türaient la vie sauve ; Synacue | £ | il serait donc contraire au droit |. des gens de les faire périr.
ê { Ce serait déshonorer la victoire de & | QmeMorif / Syracuse que do les faire mourir ; S [aux yeux de toutes nalions, ce G | serait un crime abominable.
Conseils : Ce vieillard s'ndreaue à une multitude indignée contre les Auhéniens: l'orateur qni l'a precédé na flatté les passions de cette multitude en disant qu'ii &iliait extefininer tons les captifs. Pour apaiser le conrroux du penple, fl faut un exordo insinuant et se montrer pénétré do la même haine contre cox étrangers qui ont voulu asservir la Sicile. Immédiatemen, nprès l'exotde, on doit affaiblir l'impression produite par les raisons de l'adeeran, ê, puis faire valoir les motifs dont dispose lo vialiiard pour les #ombattre, Il snfira pour la péroraison de rendre avec force et concision in beusce indiquée,
Autres aujets: 1, Oraisons funèbres de Samusl de Champlain, 2, de Mur de Laral, 3, do l'abbé L, 8. Lotieur-Desaulniers,
= rnpe es Se
if
Lecon LXVIII.
ΗTEXTE À ANALYSER
Exorde de Bripaixr: (1).
A la vue d’un auditoire si nouveau pour moi, il sembie, mes frères, que je ne devrais ouvrir la bouche que pour vous demander grâce en faveur d'un pauvre missionnaire dépourvu de tous les talents que vous exigez quand on vient vous parler de votre salut. J'éprouve cependant aujourd'hui un sentiment bien différent, et, si cc suis humilié, gardezvous de croire que je m'abaisse aux misérables inquiétudes de la vanité, 2. Dieu ne plaise qu'un ministre du ciel pense jamais avoir besoin d'excuse auprès de vous ! Car, qui que vous soyez, vous n'êtes, comme noi, que des pécheurs. C'est devant votre Dieu et le mien que je me sens pressé en co moment de frapper ma poitrine. Jusqu'à présent, j'ai publié les justices du Très-Haut dans des temples couverts de chaume, J'ai préché les rigueurs de la pénitence à des infortunés qui manquaient de pain ; j'ai annoncé aux bons habitants des campagnes les vérités ieg plus effrayantes de ma religion. Qu'ai-je fait? malheureux! j'ai contristé les pauvres, les meilleurs amis de mon Dieu ; j'ai porté l'épouvante et la douleur dans ces âmes simples et fidèles que j'aurais dû plaindre et consoler,
C'est ici, où mes regards ne tombent que sur des grands, sur des riches, sur des oppresseurs de l'humanité souffrante, o1 des pécheurs endurcis; ah! c'est ici seulement qu'il {allait faire retentir ja parole sainte dans toute la force de son tonnerre, et placer avec moi dans cette chaire, d’un côté, la mort qui vous menage, et, de l’autre, mon grand Dieu qui vient vous juger. 3e tiens aujourd'hui votre sentence à lu main : tremblez done devant moi, hommes superbes et äcdaigneux qui m'écoutez ! La nécessité du salut, la certitude de la mort, l'incertitude de cette heure si effrogable pour vous, l’impénitence firale, le jugement dernier, le petit nombre des élus, l'enfer et, par-dessus tout, l’éternité: l'éternité i voilà les sujcts doni je viens vous entretenir, et que j'aurais dû sans doute réserver pour vous seuls.
Lt qu'ai-je besoin de vos suffrages, qui ic damneraient peut-être sans vous sauver? Dieu va vous émouvoir, tandis aus son indigne mipistre vous parlera; car j'ai acquis une expérience de ses miséricordes, Alors, pénétrés d'horreur pour vos iniquités passées, vous viendrez vous icter entre mes bras en versant tes larmes de componction et de repentir, ct, à force de remords, vous me trouverez assez éloquent.
(L} Bridaine (1701-1/67),. Ce prédicateur véhément et modeste, qui ne voulut jamais d'autre titre que celui de missionraire, s’ust surtout rendu fameux par son sormon sus l'Lternité, qu'il prnnonce à t- Sulpice, dans le carème de 1751, Il publia des antiques apiritue!s, réimprimés plusieurs fois, [lavait reçu du pape Benoît XIV ie privitégo de faire des missions dans toute In chrétienté,
Co:
d’aut L’ent n’est surto ver le ilne réme Sans ] nérit
nn
ire
Discours pe RicaarD CoEur-DE-LioN.
bon
mbie, mes frères, nander grâce en talents que vous rouve cependant humilié, gardezdes de la vanité, voir besoin d'extes, Comme inoi, 1 que je me sens u'à présent, j'ai erts de chaume, qui manquaient es les vérités ies ureux | j'ai con- 1i porté l’épouque j'aurais dû
grands, sur deg 1 des pécheurs tentir la parole c moi dans cette itre, mon grand e sentence à là äcdaigneux qui rt, l'incertitude ale, le jugement us tout, l'étertretenir, et que
aient peut-être on indigne mi- >s miséricordes, is viendrez vous on et de repenuont.
t modeste, qui
juez spirituels, t XIV ie privi-
L'élève complèlera le plan suivant :
{o { Il témoigne de son assurance en | 2° En présence de son auditoire. :
D'UN Lo SERMON [II les a fait entendre à | ,, DE Les effrayantes | des âmes simples. 30 BRIDAINE.
I'aurait dû ne les annoncer |; qu'aux grands, 3 Lo
vérités U de la religion.
{ aux riches qui l'écoutent, 3.—ANALYSE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions (V. p. 289). 4.— CRITIQUE.
Conseils : Cet exorde, d’une originalité modèle, est très-habile, et d'autant plus intéressant qu’il est improvisé pour de grands personnages. L’enthousiasme de l’orateur ne nuit en rien à la justesse des idées. Ce n’est pas avec flegme d’ailleurs qu’il faut parler des grandes vérités, surtout quand on ne veut pas instruire, mais toucher les cœurs et sauver les âmes. Le Père Bridaine commence par s’accuser lui-même, et il ne craint plus ensuite de se plaindre fort énergiquement ; c’est assurément très-ingénieux. Le style est facile sans négligence, et noble sans recherche : il est digne d’éloges, mais les pensées cet les réflexions méritent davantage.
9,—COMPOSITION, Richard Cœur-de-Lion à l’empereur Henri VI.
Plan de la Composilion.
Je ne dois compte de mes actions qu'à Dieu ; { Exorde. { mais je ne crains pas le jugement des hommes, surtout d’un prince juste.
{ Réfutation des accusations portées contre lui ; [ses liaisons avec le roi de Sicile; mais il avait besoin «le ce prince ; sa brouille avec le roi de France; Philippe-Au- | guste saura bien se venger s'il a été offensé ; | la conquête de Chypre; mais cette conquête a 4 C6 un affranchissement pour les Cypriotes ; ses torts Cnvers le duc d'Autriche; mais ils ont | été suffisamment vengés ; [pure calomnie ; | l'assassinat du marquis de Montferrat ; c’est une | ses intelligences avec Saladin ; ses victoires sont | | (
Confirmation.
proche
mere rmrmmremma
ur
On
là pour répondre de sa fidélité à la cause sainte ;
j ‘io H'avoir pas pris Jé'usaiein; ses ennemis ne
Discours pe RicxarD CoEur-bE-LioN.
| | lui en ont pas donné le temps, [pereur.
Péroraison : Appel à la justice ct à la générosité de l'em-
Conseils : Co discours étant une simple justification, on doit se borner à réfuter tous les griefs avancés par les ennemis de Richard. Le Prince qui parle étant un des hommes les plus fiers et les plus chevaleresques de son époque, duit dédaigner tous les artifices oratoires pour parler avec toute la force et toute l'énergie d'un militaire. Ila le sentiment de son droit, et c’est sur lui seul qu’il se repose.
Autres sujets : 1. Panégyriques de Ste Ro
| se de Lima, 2 de la mère arie de 1’ nCarnation, 3. de la sœur Bour
Be0ys,.
Leçon LXIX.
L—TEXTE À ANALYSER
ST VINGENT DE Pur, en faveur des enfants trouvés,
Mes sœurs, en paraissant aujourd’hui dans la ch ne puis me défendre d’un sentiment de crainto ct pense qu'avec inquétude à la mission que j'ai à remplir auprès do VOUS ; Car, si un immense intérêt est attaché au succès de la prière que je viens de vous adresser, néanmoins, je dois avoucr que vous êtes presque en droit de [a Tepousser, Oui, jai fatigué, oui, j'ai épuisé votre bienfaisance, à laquelle j'ai demandé sans fin et sans mesure, ct je
> dois craindre que vous ne vous arrêtiez enfin dans cette carrière de bonnes œuvres où vous êtes entrées avec un si louable empressement, Oui, je le répète avec bien de Ja joie, vous avez été admirables dans vot charité ; mes paroles ne sont poir
pauvre missionnaire n’a point re “Donnez,” et vous
Après tant d’aumônes versées
air évangélique, jo d’hésitation : je ne
: la voix du
ous Jasser, dans le sein de l'infortune, vous Mais Dieu, mes sœurs, 8 bienfaits. lui, dont la constante our sur vous, sur votre famille, sur ce que vous avez, c’est sa proviui que vous devez ces richesses pouvez faire tant de bien. Jamais sa lib.
ralité ne s’est ralentie à votre égard, jamais sa bonté paternelle n’a cessé de s'étendre sur vous,
Et pour qui donc l’aumône serait-ell celles qui vivent au sein de l’opulence, ses dons les plus précieux? Hélas! j'ai infortunés qui manquaient de pain ; je
me demander le denier de la veuv trouvé des oreilles dociles et des âme Serai-je moins heureux iei, Où j'ai devant moi le spectacle des pomu et des vanités du siècle, ici, où j'ai le droit de dire avec l’Ecritur. **Malheur à Vous, grands i
Fe pen - = $ au monûe,
qui refusez au pauvre Lazare les miettes qui tombent de votre table [’’
e une obligation, sinon pour somblées par la providence de Souvent préché la charité à des suis allé sous les toits de chau e et de l’orphelin : partout j'a 8 ouvertes à la parole du Seigne
+ On doit se bornor chard. Le Prince us chevaleresques ires pour parler Il a le sentiment
2, 2 de la mire
trouvés,
évangélique, jo ésitation ; je no nplir auprès do de la prière que ” que vous êtes ’ai épuisé votre sure, et je dois rière de bonnes ment, Oui, ja les dans votre rs ; là voix du le vous ai dit:
S Vous Jasser.
fortune, vous eu, mes sœurs, t la constante re famille, sur est sa provices richesses mais sa libéité paternell
, Sinon pour
>rovidence de charité à des
toits de chau partout j'a du Seigne
> des pomy«
0 l’Ecritur
re Lazare les
Mes sœurs, je ne vous demande point l'impossible, je sais que vous avez donné tout ce que la générosité de vos époux consacre à la satisfaction de vos plaisirs: je ne prétends point que vous disposiez de ce qui ne vous appartient pas; mais vous possédez ces parures, Ces ornements futiles que votre vanité apporte jusqu’au pied des autels; mais vous pouvez demander pour les pauvres à vos familles ce que vous leur demandez pour vous entourer d’un luxe trop souvent coupable. De ces richesses d’iniquité, faites-vous, comme disait Notre-Seigneur, des trégors célestes que personne ne pourra vous ravir. C’est par là seulement que vous pourriez mériter lo pardon de vos fautes. Car vous avez besoin d’indulgence, mes sœurs ; vous aussi, vous avez commis des fautes, et le poids de vos iniquités est assez posant pour que vous deviez craindre d’y apporter les malédictions du pauvre, dont la voix dirait au dernier jour: ‘ J’ai été nu, et vous ne m’avez pas donné de vêtements ; j'ai été altéré, et vous n’avez pas étanché ma soif ; j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas rassasié.”” Faites, au contraire, qu’à ce moment suprême, lorsque vous comparaîtrez pleines d’épouvante devant Dieu, attendant l'arrêt irrévocable, le pauvre s'approche et prenne votre défense, disant : “ Seigneur, faites pour elle ce qu’elle à fait pour moi.’ Mes sœurs, songez-y bien, ces parcles seront votre sentence. Toute une éternité de bonheur incomparable vous est promise ; et pour cela que faut-il faire? une seule chose : renoncer à des frivolités dont vous êtes si promptes à vous lasser vous-mêmes,
Redoublez done de zèle, et, à mesure que vous approcherez du terme, demandez un dernier effort à votre charité. L'occasion vous en est offerte aujourd’hui, et jamais l’anmône ne s’est présentéo à vous comme une loi plus rigoureuse. Toute infortune, sans doute, a droit à la nitié, mais il est des douleurs qui nous touchent d’une facon plus particulière, et notre cœur peut éprouver ce sentiment à des degrés différents. Ici je veux vous parler d’une infortune aui intéresse toutes les femmes, toutes les mères, toutes les chrétiennes ; je viens plaider la cause des orphelins. Vous vivez, mes sœurs. ainsi aue vos familles, entourées de toutes les jouissances du luxe : vous aurez neine à en croire mes paroles. Cela est vrai, tron vrai cenendunt. Les bêtes farouches ont une retraite, les oiseaux du ciel ont un abri où ils vont se réfugier durant l'orage, et ces pauvres petits enfants n’ont nas où se renoser la tête. Ils crient, et personne ne rénond à leur anpel: ils demandent du pain, et il ne se trouve personne pour leur en donner: Parvuli petierunt panem, et non crat qui frangeret eis.
Montrez-vous, pauvres enfants (1), que votre vue touche le cœur de ces nobles dames ; qu’elle rallume en elles le flambeau de la charité! Les voici ceux que le Seigneur aimait tant, ceux awil voulait touiours avoir près de lui. Mes sœurs, que vos entrailles s’émeuvent comme celles de Jésus-Christ, notre divin inaître. Que la compassion et la charité vous fassent adopter pour vos enfants ces petites créatures, Soyez laura mères selon la grâce, puisque leurs mères selon la nature
(1) Saint Vincent de Paul fit tout à coup intervenir ces orphelins,
Re
Ne FA LUN
ms
los ont abandonnées. Vous êtes maintenant leur mort sont entre vos muins : je vais prendre les y ges ; ilest temps do Prononcer leur arrêt ot de sav plus avoir de miséricorde pour cux.
lours juges
. leur vio et oix ct les suffra-
oir si vous ne voulez
Ils vivront, si vous
promett
€z d’en prendro un vé
ritable soin ÿ Inais,
je vous déclare devant Dieu et devant les hommes, } demain si vous les abandonner.
ils seront tous morts
L'élève COmplèlera le plan suivant :
Oui, je dois en Convenir, vous avez ele admirables dans Vos Œuvre Miséricorde ; .
Exorde,
S de
[ l° C'est pour elles | l’aumüne est d'ur
Surtout que ic obligalion
rigoureuse ; Discours | Fi DE Fe ST VINCENT Confirmation ® U Bo ’olla DE Pau. 9° qu'elles fassent en sorte que
au jour du jugement ;
| le pauvre prenne leur défense Go To 8° {[ Lo Montrez-vous, Pauvres enfants :
: : | rOici -nA H à se les voici ceux que le Seigneur
La
k Caime ;