‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 449 sur 461 · PRONONCIATION FIGURÉE · texte numérisé non relu

PRONONCIATION FIGURÉE

z'aventureüz’, vi-z'a-vi de cèt popuacion nouvèl ki s’intro duizë t'o milieü d'nou avèk’ tou 18 moa-iins d’un’ industri

avancé, avèk’ tout’ 16 puicans’ de la pé, biin n'ôtreman fürmi.

dabl' pour nou alür’ ke 6 puiçans’ de la guèr’ ? C'en n'étè

f8; nôütr’ eur’ al süné, cüm’ peupl', si l'clergé ne nou z'u

tendu la min,

Naturèl'man le prètr’,é-i-an t’un’ micion plu z'él'vé, ne pouvè dev'nir' tou t'a fé citoa-iin, r’noncé r'a son ministèr sacré pour prendr’ en min là dèstiné tanporèl du peupl'. IL fi mieu z'ancür , il se di: Fezon dë citoa-iin z'écléré, Alûr, cüm’ le nouvo gouvèrn'man s'anpara dû bèl dotacion fët’ sou l'anciin pour l'éducacion de Ja jounès’ Canadi-èn', no séminèr’ se trans. fürmèr’ t'en cüléj: lé Jévit’ Z'ouvrir' 1ô pôrt’ du tanpl' à ap'lèr" le peupl' dépouillé a partagé 16 z'6ffrand’ ft’ pour le soutiin do l'otèl, Biinto, ce s’cour ne sufzan plu, l'on vi d sinpl’ prêtr', o pri d'mil privacion, 6 mêm’ de rud’ trav manuèl, jé 15 fond'man de magnilik cüléj, ki fré (6. neur à dé pé-i bocou plu z'avancé ko l'nôtr’,

Cë côléj son t'otan de citadèl nacional’ ou de généreû z'èkclésiastik se dévou t'a l'ingra labeur du profèçora san z'ôtr’ rémunéracion k'un' nouritur’ dë plu frugal’ 6 un vêt’man non moin modèst’, tandi ke d'ôtr’ z'éd’ t'a r'cruté l’armé nacional, en n'anploa-i-an leur z'épargn’ à i mint'nir’ un’ jeunès’ intèlligent’, plu favorizé Par la natur’ ke par la fürtun'.

C'é t'insi k'il ë sürti du peupl’ dé z'üm’ ki on pri la plas’ dé désèrteur de dis's Çan cinkant'neuf, é ki on % k'il ia ancür’ un peupl’ Canadi-in-francë, é ke s'peupl' pèz’ ancür’ an ia balans’ dë dèstiné canadi-èn’.

Koak’ ègzan par éta de s'mélé r'activ'man de politik, nôtr’ clèrgé nou z'a rendu, sou S’rapôr’, d'incontèstabl' sèrvis’ dan le cour d'no grand’ lut’. On lui a kèlkefoa r’prüché d’étr’ tro timid”, më conbiin de mouv'man populër’ z'irréfléchi n’a-t-il pa z'anpêché ou rèstrin ? combiin d'euvr’ publik’ z'é nacional' n'a-t-il pa favorizé ? combiin d'util’ consèil z'é d'encouraj man n'a-t-il pa düné à no z'üm’ publik dan lë tan dificil? fa ki d'von-nou cèt admirabl’ unité d’akcion politik, ki a été jusk'a prézan un dë tré caractéristik’ de nôtr” populacion ; ki a fe sa fürc’ é son salu, au milieû dë constant’ z'é tèrribl’ lut’ ke

nou z'avon z'u a soul’nir, depui pré d’un siècl’, pour sové nôütr’ ras” de l’exploatacion et de l'anéantis’man ? A l'eur’ k’il ë, cèl unité fé le dézèspoar de no z'advèrsér” poiitik, ki voa ke, grâs’ a èl, nou nou sûm' fét'un’ arm’ do cèt mêm'’ union dé Canada, machin’ infèrnal’ ki a éclaté entr’ lé min d’së fabricateur’.

O ! Mècieu, fezon z'en sûr’, prion le oiel k'èl dur’ toujour, cèt bèl 6 brécieuz’ union du peupl' canadi-in avèk son clèrgé, car ce dèrnié s’ra lontan z'ancür’, toujour, je l'èspèr, le ciman t’é l’arc-boutan de nôtr’ societé. Uni, afèkciüné l’un envèr lêtr’, il sürtiron victorieù dë z'épreuv’ ke leur résèrv’ ancôr' l'av'air,

LECTURE A HAUTE VOIX

tout comme ils sont sortis de celles que le passé n6 leur épargnées. Pendant que le peuple comba Comme un second Moïse, élevés vers le ciel et en nos bataillons patriotiques.

a certes pa ttra dans la plaine, le clergé, du haut de la montagne, tiendra 'es bras fera, comme lui, descendre la victoire cur ETIENNE Pare.

LA VICTOIRE DE CHATEAUGUAY. La trompette a sonné : l'éclair luit, l’airain gronde ; Salaberry paraît, la valeur le seconde, Et trois cents canadiens, qui marchent sur ses pas, Comme lui, d’un air gai, vont braver le trépas. Huit mille américains s’avancent d’un air sombre : = Hampton, leur chef, en vain veut compter sur leur nemhre. “ C'est un nuage affreux qui paraît s’épaissir, Mais que le fer de Mars doit bientôt éclaircir, Le héros canadien, calme quand l’airain tonne, ’ Vaillant quand il combat, prudent quand il ordonne, s A placé ses gucrriérs, observé son rival :

Il a saisi l'instant et donné le signal.

Sür Je nuage épais qui contre lui s’avance, Aussi prompt que l'éclair, Ie canadien s'élanve... Le grand nombre l’arrête… il ne recule pas :

Il offre sa prière à l'ange des combats :

Tmplore du Très-Haut le secours invisibie ; Remplit tous ses devoirs et se croit invincible, ” Les ennemis confus poussent des hurlements : Le chef et les soldats font de faux mouvements, Salàberry, qui voit que son rival hésite, Dans la horde nombreuse à lancé son élite :

Le'nuage s’entr'ouvre, il en sort mille éclairs ; : ! La foudre et secs éclats se perdent dans les airs, ! ‘Du pâlo américain la honte se déploie :

: : ! Les canadiens vainqueurs jettent des cris de joie ; Leur intrépide chef enchaîne le succès, .

Et tout l'espoir d'UHampton s’enfuit dans les forêts. Oui! généreux soldats, votre valeur enchanto ; La patrie envers vous sera reconnaissante.

Qu'une main libérale, unie au sentiment, En gravant ce qui suit vous offre un monument : “* Jei les Canadiens se couvrirent de gloire : “Oui ! trois eents sur huit mille obtinrent la victoire ; “ Leur constante union fut un rempart d’aiiain “Qui repoussa les traits du fier Américain.

. “ Passant, admire-les... Ces rivages tränquilles ‘Ont été défendus comme les Tbhermopyles ; “Ici Léonidas et ses trois cents guerricrs * Révinrent parmi nous Cucillir d’autres lauriers, ”

J, D. Merwrr,

leur a certes paa plaine, le clergé, tiendra 'es brns re la victoire «ur TIENNE PARENT.

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RMET,

tou cüm’il son sûrti de cèl ke z'épargné. Pendan ke l’peupl’ conbätra dun la plëén’, le clèrgé, côm’ un z'gon Moïz’, du ho de la montagne, tiindra lë bra

z'élevé vèr le cièl é en fra, côm’ lui, dècendr’ la victoar sur no bataillon patriotik’.

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