‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 51 sur 461 · JE · texte numérisé non relu

JE

à l'âme, t.

montre lui.

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NOTIONS D'ESTIÉTIQUE. 47

La nature, si parfaite qu'on la suppose, ne peut avoir qu’une beauté relative.

La nature, œuvre de Dieu, doit porter des caractères qui révèlent son auteur, et c’est à cause do ces caractères qu’elle est belle : ce que nous admirons, en effet, c’est ia perfection des plantes, l’inimensité des mers, la force de certains animaux, la prévoyance do quelques autres, l’harmonie des astres, etc. Or, qu'est-ce autre chose, sinon admirer ce qu’il y a dedivin dans les créatures, ce qu’elles nous révèlent de Dieu, qui est parfait, infini, tout-puissant, qui est sagesse ct ordre par essence, etc.

L'homme est l’image de Dieu, il a en soi quelque chose de divin qu’il communique à ses œuvres, et c’est par ià qu’elles sont belles : nous admirons l'inspiration de l’auteur, l'élévation ct la vérité des pensées, l'unité du plan, lo juste ra pport de l'expression avec l’idée, etc., en un mot, ce qu’il y a dans l’œuvre de l'artiste qui nous parle de Dieu, auteur de l'inspiration, Majcsté suprême, + Vérité même, etc.

À ee point de vue, le Véritablo ar : ‘sestun médiateur entre Dieu qui l'inspire et les hommes qui contem: :, nt ses œuvres ; il a pour mission d‘incliner leur cœur à l’amour de la beauté absolue,

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