Voir la note 5 à la fin de Touvrage
52 TÊLÊ6BAPHIE ÉLECTRIQUE.
forme de pile qui convient le mieux suivant la nature du conducteur extérieur.
Admettons en premier lieu qu'il ait une très-grande résistance devant laquelle on puisse ne pas tenir compte de celle de la pile, 300 à 400 kilomètres par exemple. On pourra , pour longueur réduite de tout le circuit , considérer seulement ce conducteur ; intensité sera proportionnelle au nombre d'éléments et ne dépendra pas de leurs dimensions.
Il est clair, en effet, qu'en doublant le nombre des éléments , on double la force électro-motrice sans augmenter sensiblement la résistance , tandis qu'en doublant la surface des éléments on ne change pas la force électro-motrice et on ne diminue que très-peu la résistance. L'intensité est presque doublée dans le premier cas et n'est pas sensiblement augmentée dans le second. limera donc convenable d'employer un grand nombre d'éléments et de leur donner de petites dimensions.
En second lieu , si le conducteur extérieur a une très-faible résistance^ en augmentant le nombre des éléments de la pile, on augmente très-sensiblement la longueur réduite du circuit en même temps que la force électro-motrice , et par conséquent Tintensité n'est pas sensiblement modifiée; tandis qu'en donnant aux éléments des dimensions plus considérables , la force électo-motrice reste, il est vrai^ constante, mais la résistance diminue et par suite l'intensité du courant augmente. On emploiera dans ce cas peu d'éléments et on leur donnera de grandes surfaces K
Quand on réunit directement , sans conducteur intermédiaire, les deux pôles d'une pile , l'intensité est la même, quel que soit le nombre des éléments ; elle est exactement proportionnelle à leur étendue.
Nous indiquerons encore la loi suivante due à Faraday, et remarquable par sa grande simplicité : la dépense d'un élément de pile dans un temps donné, ou la quantité de matière des corps qui, en se combinant, produisent l'électricité, est proportionnelle à l'in-