ApfMireîb éleetro-ehîouqaef . — NouS avonS VU BU n
que, si deux fils reliés aux pôles d'une pile plongent dans une dissolution d*un sel tel que le sulfate de cuivre, il se produit une décomposition ; Tacide sulfurique et Toxygène se portent à l'électrode poâitif et le cuivre à Téiectrode négatif. Quand le métal qui constitue rélectrode positif est du fer, il se forme du sulfate de fer.
Admettons un instant que le sulfate de fer soit un sel insoluble et d'une couleur foncée, noire par exemple. Chaque fois que le courant traversera la dissolution , la portion du liquide qui avoisine le fil de fer se colorera en noir.
Au lieu de faire plonger les deux fils dans la dissolution de sulfate de cuivre, on pourrait placer l'électrode positif en fer sur un papier imprégné de cette dissolution et l'électrode négatif directement au-dessous. Le courant traverserait alors le papier et la même action chimique ayant lieu, le point sur lequel appuierait le fil de fer se colorerait en noir.
Enfin, si, par un moyen quelconque, on faisait dérouler le papier entre les deux électrodes et si Ton produisait des interruptions de courant, chaque fois que le circuit de la pile serait fermé, la pointe de fer laisserait une trace noire sur le papier.
Le sulfate de fer se dissout et est incolore, la dissolution de sulfate de cuivre ne peut donc être employée ; mais il existe d'autres substances qui peuvent donner lieu avec le fer à un sel fortement coloré, le prussiatede potasse par exemple.
Il sera facile de former un appareil récepteur fondé sur cette propriété. Que l'on fasse, en effet, communiquer une pointe de fer avec le fil conducteur d'une ligne et que le papier préparé so déroule sur un cylindre communiquant avec la terre, si la pointe touche le papier, elle laissera une trace pendant tout le ceps ([ue le courant sera envoyé par le poste correspondant* On
PlUNaPES DE TÉLÉGRAPHIE.
obtiendra aussi des traits ou des points suivant le temps pendant lequel le courant aura passé.
72. adaîs d'appareîb. — Au lieu de faire passer le courant directement dans le récepteur qui exige quelquefois pour marcher une force magnétique assez considérable, on emploie souvent un second appareil, nommé relais, construit d'après les principes énoncés au n*" 67, et qui a pour but unique de faire passer dans le récepteur le courant d'une pile spéciale. Le plus petit mouvement de la palette suffit pour produire cet effet.
Cette pile, dont le courant ne doit circuler que dans l'intérieur du poste, est bien distincte de la pile dont le courant doit être envoyé au poste correspondant; on l'appelle, a cause de sa dèsti nation, file locale.
On obtient ce résultat (fig. 5i) en ûxant la pointe n placée en face de la tige de la palette du relais R à l'un des pôles de la pHe
locale P et la tige elle-même à l'autre pôle par l'intermédiaire du fil qui entoure l'électro-aimant T de l'appareil à signaux.
Le courant qui vient de la ligne par le 61 XB se rend à la terre après avoir parcouru le fil de l'électro-aimant du relais.
Au moment du passage du courant, la palette CD est attirée contre l'électro-aimant AB, la tige OD touche la vis n, le circuit de la pile locale se trouve fermé et Téleclro-aimant T s'aimante.
7& TftLteBAPHIE ÊLBCTTRIQUE.
Dès que le eouranl de la ligne Be passe plus , le circuit de la pile locale se rompt, et i'électro-aimaiit T .revient à l'état naturel.
n est dair que le manipulateur doit se trouver sur le parcours du fil BX, de façon à établir la communication de la ligne alt^nativcHient avec la pile et avec le relais qui seul reçoit le courant du poste eorrespondant.
rBANSLÀTIOff.
73. VMUMiAievM. «— La distance à laquelle le courant peut se transmettre avec une intensité suffisante, pour faire fonctionner les appareils, a une limite. En effet, outre que le nombre des éléments de la pile devrait être trop considérable, l'isolement des lignes n'étant jamais parfait, il se produit des dérivations du courant et par suite un affaiblissement graduel de son intensité depuis le point d'où il est envoyé.
Pour remédier à cet inconvénient et faire communiquer deux postes quelle que soit la distance qui les sépare, on place, en certains points intermédiaires, des relais de ligne, ou translateurs qui, en recevant le courant d'un des côtés de la lig^, mettent l'autre côté en communication avec le pôle d'une pile.
Si un seul des postes voisins devait envoyer le courant, il suffirait d'employer une disposition analogue à celle de la figure 54. Le courant du poste qui doit transmettre, X, irait à la terre après avoir aimanté l'électro-aimant R ; la vis n serait en communication avec l'un des pôles de la pile du poste intermédiaire, l'autre pôle étant en communication avec la terre ; enfin, la palette ODC serait reliée au ffi sur lequel on veut envoyer le courant.
Mais lorsque le second poste voudrait transmettre, son courant arrivwait seulement à la palette ODC, et aucun courant ne passerait sur la ligne BX. Il faut donc, pour obtenir ce douWe relais, employer deux systèmes d'électro-aimants.
Soient XY etXT (^. 55) les deux lignes pour lesquelles la translation doit avoir lieu, AB et A'B' deux électro-aimants en face
PAINCTl»ES m TÉLÉGRAPHIE.
desquels se meuvent deux palettes ODG, Û'IVC'. 11 faut que lorsque le courant arrive du poste Y, le courant de la pile P soit envoyé sur la ligne X'Y' ; cette ligne doit done communiquer avec
la tige de la palette O'D'C et le bouton n' avec le pôle de la plie P. Quand la palette D'C sera attirée par Télectro-aimant A'B', le courant passera en effet du bouton n' sur la ligne par rintermëdiaire de la tige.
Par la môme raison, la ligne XY communiquera avec la tige OD et le bouton n avec le pôle de la pile P.
Le courant de la ligne XY devant aimanter Télectro-aimant A'B*, on établira une communication entre le bouton m que touche la palette à Tétat de repos et cet électro-aimant au moyen d'un fil m A'; un autre fll m'A fera également communiquer le bouton m' avec rélectro-aimant AB; enfin le pôle de la pile P, ainsi que les extrémités des fils qui entourent les électro-aimants seront en communication avec la terre.
Il est aisé de se rendre compte de la marche du courant pendant la translation. Si le courant vient de Y, il suivra la route
XOrnA', passera autour de rélectro-aimant A'B' et se rendra à la terre. Au môme moment, la tige O'D'C attirée viendra toucher le bouton n\ et le courant de la pile P passera sur la ligne X'Y'. Quand le pôle Y' envoie le courant, la marche est analogue.
On voit en résumé que pour la ligne XY, la palette ODC constitue un véritable manipulateur et que le récepteur est le système y, tandis que pour la ligne XT', le manipulateur est la palette O'D'C et le récepteur le système V.
On peut, dans le poste où se fait la translation, envoyer le courant sur la ligne XY en faisant mouvoir à la main la palette G), et sur la ligne X'Y' en faisant mouvoir la palette CD'.
7i. — La grande analogie qui existe entre les relais et les appareils ordinaires a naturellement donné l'idée d'employer les récepteurs comme translateurs. Il suffit d'isoler les vis placées en face des palettes des deux appareils , et d'établir les communications que nous venons d'indiquer.
On adopte ordinairement une disposition un peu différente pour que chaque appareil corresponde , lorsqu'il fonctionne en translation, avec le môme poste que lorsqu'il est employé comme appareil ordinaire.
M et M' {fig. 56) sont les deux manipulateurs, P la pile, V et V les deux appareils destinés à servir de relais. Toutes les autres communications sont établies comme l'indique la figure. Les fils des deux lignes XY et XT' peuvent ôtre mis en communication, soit avec les fils Fa et FV, soit avec les fils GO' et G'O.
Dans le premier cas, les appareils fonctionnent à l'état ordinaire , le système V correspond à la ligne XY et le système V à la ligne X'Y'.
Dans le deuxième, la translation est établie, le courant envoyé parle poste Y suit la route GO'n'abYT; il aimante l'électro-aimant V ; la palette ODC vient toucher la vis n et le courant de la pile P est envoyé sur la ligne XT' par le fil OG'.
Pour correspondre avec l'un quelconque des postes extrêmes, par exemple Y, il suffît de faire mouvoir le manipulateur M ou la palette CD'.
On pourrait placer entre les manipulateurs et les récepteurs la