PRINCIPES DE TÉLÉGRAPHIE
bifurcation des fils qui servent à établir la translation au lieu do la laisser en F et F' comme dans la figure 56.
Fig. 56.
75. — Les appareils qui ne fonctionnent que par l'inlermédiairo d'un petit relais (n° 72), peuvent être employés également pour la translation.
La figure 57 montre deux appareils ainsi disposés pour la translation entre deux postes extrêmes Y et Y'. R et W sont les petits relais, V et V les appareils à signaux, M et M' les manipulateurs, Q et Q' les piles locales, P la pile dont le courant doit aller sur la ligne.
La translation s'établit en faisant communiquer X et G, X' et G' et la transmission ordinaire en faisant communiquer X et F, X' et F'.
Supposons que les appareils soient en translation et que le poste correspondant Y envoie le courant. Il suit la route XGO'm'ab,
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parcourt le 61 du relais R et se rend à la terre. Le cirotiit de la pile locale Q se ferme; la palette DG éiant attirée /sa tige vient
toucher le bouton n et le courant de la pile P passe sur la ligne
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Cette disposition est celle qu'on adopte pour les appareils Morse. ( Voir le chapitre !¥•) Elle est évidemment la meilleure; car pour que la translation soit bonne, il est nécessaire que les tiges OD et O'D' pressent assez fortement les vis m^ n^ m' et n', et par conséquent que les ressorts de rappel aient une tension asses grande» ce qui ne peut avoir lieu que si la force magnétique développée sur les électro-aimants V et Y' est considérable* Cette condition peut être facilement remplie dans le cas actuel, puisque le courant qui aimante Y et Y' est produit par une pile locale, dont on peut en augmenter à volonté la force*
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70. — Il doit lister entre la forme des piles qu'on emploie, les dimensions des fils des électro-aimants et la résistance des lignes certaines relations qui sont une conséquence des lois sur Tintensité des courants et qu'il importe de connaître.
La force magnétique développée par le courant sur un cylindre de fer doux est proportionnelle au nombre de tours que fait lo fil conducteur autour de Télectro-aimant, lorsque les tours ne dépassent pas une certaine limite d'éloignement(n® 44); il en résulte qu'en général il faut un grand nombre de tours pour obtenir un effet magnétique sensible, mais comme, d*un autre côté, en augmentant le nombre de tours on augmente la résistance du circuit et que par suite on diminue Tintensité du courant, on comprend qu'il existe une certaine disposition du fil pour laquelle la force magnétique développée dans l'électro-aimant est maximum.
Le calcul et Texpérience prouvent qu*on obtient le plud grand effet lorsque la résistance du fil qui entoure Télectro-aimant est égale à celle de toute la ligne en y comprenant celle de la pile *.
Il est aisé, du reste, de voir que lorsqu'on augmente ou que Ton diminue le nombre de tours à partir de cette limité, ta force magnétique décroît.
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Supposons en premier lieu qu'on double ce nombre. Comme le fil doit être contenu dans le même volume, il sera nécessaire d'en diminuer la section de moitié ; la résistance du fil qui était d'abord égale à celle de la ligne sera quatre fois plus grande puisque la longueur sera double et la section réduite de moitié. La résistance totale du circuit était égale à deux fois la longueur de la ligne entière ; elle sera dans le nouvel état égale à cinq fois cette longueur^ et par suite l'intensité du courant sera réduite aux deux cinquièmes. Gomme le nombre de tours est double, on doit multiplier cette intensité par 2; la force magnétique développée sur l'électro-aimant sera donc les quatre cinquièmes de ce qu'elle était quand la résistance des bobines était égale à celle de toute la ligne.
Si au contraire on diminue de moitié le nombre de tours, la section du fil sera double et la résistance des bobines ne sera plus que le quart de celle de la ligne. La résistance totale deviendra 4 -f~ 7 ou f au lieu de 2. L'intensité sera les | de ce qu'elle était primitivement, et le nombre de tours étant moitié moindre, la force magnétique sera encore réduite aux quatre cinquièmes.
Ainsi la force magnétique développée diminue d'un cinquième quand le nombre de tours est doublé ou réduit de moitié.
Pour les appareils qui sont destinés à être mis en communication avec de longues lignes, le fil devra donc être très-fin et faire un très-grand nombre de tours sur l'électro-aimant.
Comme il est indispensable que les appareils puissent servir pour correspondre à différentes distances, on ne peut suivre exactement la règle que nous venons d^énoncer. On donne généralement aux bobines une résistance de 200 kilomètres; l'unité étant le fil de quatre millimètres de diamètre qu'on emploie pour la construction des lignes électriques. Le nombre de tours que fait le fil des électro-aimants est d'environ 2,000.
Pour les appareils qui communiquent seulement avec une pile ocale par l'intermédiaire d'un relais, on emploie du fil assez gros et le nombre de tours est peu considérable.