ISOLATEURS
208. — Les fils conducteurs ne seraient pas suffisamment isolés s'ils étaient directement attachés aux poteaux, car la communication avec la terre, bien que très-faible, ayant lieu en un grand nombre de points, il se formerait des dérivations du courant qui
rendraient, surtout par les temps de pluie, la transmission impossible. On empêche tout contact entre les fiis et les poteaux en les suspendant au moyen de supports faits d'une matière isolante telle que le verre, le grès ou la porcelaine.
La forme de ces supports est arbitraire , ils doivent présenter une assez grande résistance pour ne pas se briser trop facilement, il convient en outre qu'ils soient disposés de façon à former une sorte d*abri pour que Teau ne puisse adhérer et faire communiquer le fil avec le poteau.
Il y a deux espèces de supports , les uns servent simplement à soutenir le fil, les autres, placés seulement de distance en distance, sont munis d'appareils spéciaux qui permettent de les tendre.
209. Supporu elo«hes. — Les Supports, en France , sont formés d'une cloche en porcelaine ( fig, 4 00 ) munie de deux oreilles.
Fig. 100.
Chaque oreille est percée d'un trou que traverse une vis de 0°»,07 de longueur, qui pénètre dans le bois de 0"*, 05 environ. Une tige en fer galvanisé de 7 millimètres de diamètre est scellée au fond de la cloche ; elle est terminée par un crochet dans lequel passe le fil.
Les fils, qui sont soumis à des vibrations presque continuelles causées par le vent, s'usent un peu aux points où ils touchent les crochets ; celte usure est trop peu considérable pour qu'il soit nécessaire d'en tenir compte en général ; il est d'ailleurs facile de
TÉLÉGRAPHIE ÊLECTRIQUB.
déplacer de temps en temps les fils pour changer les points de contact. On a essayé , pour y remédier, d'employer des crochets à double tour, mais il en résulte un frottement qui empêche souvent le fil de glisser librement.
210. Aaneam. — Lorsque le fil doit exercer sur la suspension une traction un peu considérable, on remplace les cloches, dont les crochets en fer pourraient se tordre ou se desceller, par des anneaux en porcelaine (/f^. 404, n°4) percés, aux extrémités, de deux trous que traversent les vis.
rig. 101.
Ces anneaux isolent moins bien que les supports à cloche ; ils sont d'un usage peu commode , car le fil doit être passé dans Tanneau avant la pose. On ne les place que dans les angles un peu aigus.
21 1 . SuppoHf à fente. — Nous citerons encore , pour mémoire seulement, les supports à fente qui ont servi à l'établissement des premières lignes. Ils diffèrent des anneaux en ce qu'ils sont ouverts d'un côté (fig- 401, n» 2) ; la fente était ordinairement placée contre le poteau. Ils ont donné de mauvais résultats ; les pertes de courant étaient considérables et la communication ne pouvait avoir lieu , dès que le temps était humide , qu'entre des points peu éloignés.
212. Vonlîes d'errêf. -* Pour arrêter es fils d'une manière invariable, on emploie des poulies en porcelaine ifig. 402, n"* 4) que l'on fixe à plat sur le poteau par une forte vis en fer galvanisé. On enroule plusieurs fois le fil autour de la portion évidée en le
serrant fortement et en tordant l'extrémité libre sur la partie tendue.
213. Cloches d'arrêt. — On remplace quelquefois les anneaux et les poulies d'arrêt par des cloches dont la partie supérieure est une poulie horizontale (fig, 402, n* 2). Chaque cloche est soudée à