POTEAU POTEAU POTEAU
de 6 mîîlres, de 7"»,50 de 9'",50
Prix d'achat et de transport
au chantier 2 fr. 3 fr. 4 fr. 25
Injection 1 1 50 21 30
Plantation 4 4 50 2
Peinture. . . ' 4 4 50 2
Totaux. . . 5 7 50 40 55
Il faut à ce total ajouter le prix du transport depuis le dépôt jusqu'au lieu de plantation , qui varie avec les moyens de transport, la distance, la manière dont la distribution à pied d'œuvre peut se faire, etc.
On ne peut encore apprécier la durée des poteaux injectés. Les premiers poteaux, préparés par les procédés du docteur Boucherie et qui ont été plantés sur la ligne du Nord en 1848 , sont presque tous encore en assez bon état, bien qu'à cette époque les procédés d'injection fussent loin d'être aussi parfaits qu'ils le sont maintenant, tandis que les poteaux non injectés qui ont été plantés sur quelques lignes (entre Nancy et Metz par exemple) ont dû être remplacés au bout de trois ans.
207. Cootolfs, planohetiefl, efo. — Dans les villes et dans les villages^ il n'est pas toujours possible de planter des poteaux, leur effet est d'ailleurs disgracieux ; on fixe les fils à d'autres supports dont la forme est variable suivant Tétat des lieux.
Lorsque la ligne doit passer devant des croisées^ on pose les appareils de suspension contre des consoles formées de deux liges en fer scellées dans la pierre à la chaux ou au soufre, à 0^,25 de profondeur ; une double volute en fer ou en fonte , munie d*ua petit bras à scellement , est placée au-dessous de la tige inférieure. Le potelet tient par des écrous aux deux grandes tiges dont récartement dépend du nombre de fils à placer. Toutes les fois que les fils ne sont pas dans le même plan vertical des deux côtés de la console, on doit la soutenir par un arc-boutant pour Tempêcher de se déverser.
Le prix de ces consoles varie, suivant leurs dimensions, entre 40 et 60 francs.
Quand il n*est pas nécessaire d'éloigner les fils des bâtiments , on fixe simplement, par de forts boulons en fer, une planchette contre le mur sur lequel on veut avoir un point d'appui.
Pour faire passer les fils au-dessus des maisons, on applique contre une des façades un potelet retenu par deux brides et qui dépasse le toit de la longueur convenable.
Enfin, dans certains cas, on est obligé d'employer des colonnes en fonte dont la hauteur est la même que celle des poteaux. Ces colonnes n'offrent pas une grande résistance dans le sens perpendiculaire à leur longueur ; lorsque les fils ne sont pas en ligne droite, il est nécessaire de les maintenir par des haubans ou des tiges de fer»