‹ Cours théorique et pratique de télégraphie électriqueChapitre 62 sur 92 · Traeé det lîgncf. — Dans les lignes droites, une seulo · texte numérisé non relu

Traeé det lîgncf. — Dans les lignes droites, une seulo

nh TÉLÉaiAFHIB ÉLEOTRIQOB.

oonaidértUon empêche d'éloigner les poteaux ; le fil mi point où il eet le plus bas doit être assez élevé pour qu'il ne puisse rencootrer aucun <^)6tacle.

Ainsi pour une ligne ayant six fils fixés sur les poteaux i 0",30 de distance, le premier étant à ^"'jlO du sommet, le dernier sera à ^^fiO^ ei, si Ton emploie des poteaux de T°,50 enterrés à l"*,50 de profondeur , les suspensions les moins élevées seront à 4",40 du sol. Si Ton veut que le fil ait au moins S mètres d'élévation, il faudra que la flèche ne dépasse pas ^^^10 et que la distance des poteaux soit inférieure à 90 mètres.

Le vent imprime aux fils des oscillations qui peuvent lui foire toucher les corps voisins et occasionner des ruptures ou des mélanges. L'écartement qui résulte de ces oscillations ne pouvant jamais dépasser la grandeur de la flèche, il suffit que la ligne des poteaux soit à une distance égale à cette flèche des arbres ou des bâtiments qui se trouvent dans le voisinage.

Dans les courbes on rapproche les points d*appui pour diminuer l'angle qu'ils forment, et, suivant les dimensions des poteaux qu'on peut avoir à sa disposition , le nombre des fils qu*ils doivent supporter, ce rapprochement est plus ou moins grand.

Pour que les fils ne rencontrent pas d'obstacle , il faut prendre la ligne droite qui passe par deux poteaux consécutif et s'assurer que l'espace est libre à la hauteur du fil inférieur, non-seulement sur cette ligne, mais encore à une distance égale à la flèche.

Ainsi, sur le chemin de fer, quand le fit est en dehors de la courbe, si les poteaux étaient seulement à ^^fiO des rails, au milieu des supports, le fil se trouvant plus rapproché pourrait être atteint par les trains. Si l'on ne peut éloigner les poteaux de la voie, cette considération peut déterminer leur rapprochement.

235. Bruit eanse par les fik. — Les fils tendus le long des lignes électriques sont presque constamment en vibration. Ces vibrations, occasionnées par le vent , se transmettant par l'intermédiaire des suspensions en porcelaine aux poteaux et aux supports produisent souvent un son très-intense.

Le son est d'autant plus aigu que les fils sont plus tendus ; il varie dMntensité avec la direction du vent, laf hauteur des ùiê^ la

CONSTRUCTION DES LIGNES ÉlECTRIQUES. il S

dimension des poteaux et la nature des surfaces qui entrent en vibration avec le fil ; il atteint son maximiim quand la direction du vent est normale à celle des fils.

Ce bruit, qui, le long des lignes, présente peu d'inconvénients, se commuhique par les potelets ou les consoles aux bâtiments qui les supportent, et peut devenir gênant pour les habitants.

On diminue beaucoup l'acuité du son en détendant les fils, ce qu'on doit toujours faire quand aucun obstacle ne 8*y q)pose et que leur écartement est suffisant.

On empêche ces vibrations de se transmettre ai)x bâtiments en séparant entièrement les fils des inurs sur lesquels ils sont fixés , par une substance peu vibrante comme le caoutchouc ou la gutlaper^a.

On interpose â cet effet des lames épaisses de eaoutchoue entre les potelets qui supportent les fils et les brides scellées cootre les maisons*

On emploie aussi dans le même but des supports à sourdine ; ce sont des cloches, des anneaux et des supports de tendeurs mu* nis de larges trous dans lesquels passent les vis munies de manchons et de rondelles en caoutchouc.

336. Bairett«B 4ei Hgnef . *-*- Dans quelques pays , les lignes électriques ne sont soumises à aucune surveillance ; on se borne à envoyer des ouvriers pour réparer les dérangements quand ils se présentent ou faire les changements indispensables.

Un pareil système ne peut être admis que lorsque les lignes ont peu d'étendue ; les pertes de courant, occasionnées par le contact des corps étrangers, tels que les branches d'arbres^ les toiles d'araignées, etc., ont alors peu d'influence sur la transmission, et Ton n'a jamais à faire parcourir aux ouvriers que l'espace restreint qui sépare les deux bureaux entre lesquels a lieu le dérangement.

En France, le service de surveillance est organisé sur de larçes bases. Chaque agent n'a qu'une faible section de ligne à entretenir ; il nettoie tous les appareils de suspension, élague les arbres dont les branches peuvent toucher les fils, tend ou détend les fils quand il est nécessaire, remplace les suspensions brisées ; il s'assure

que les poteaux sont en bon état, redresse au moufle ceux qui cèdent à la tension des fils, enfin exécute tous les travaux ou changements utiles.

En cas de dérangement, les surveillants se transportent sur la ligne pour procéder à sa recherche ou faire les expériences qui leur sont indiquées.

Pour réunir les deux bouts d*un fil rompu on le détend aux deux tendeurs voisins, on saisit avec les deux mâchoires à tendre (comme pour la pose des supports de tendeurs) les deux extrémités qu'on rapproche à Taide des moufles, on peut alors faire une torsade et tendre de nouveau le fil.

Sur les chemins de fer, les surveillants peuvent se rendre rapidement en un point quelconque de leurs sections; ils sont facilement prévenus lorsqu'un df^rangement a lieu , et peuvent , en prenant un train, suivre des yeux le fil et reconnaître le lieu du dérangement. On les place seulement aux stations principales. La section de chaque surveillant est d'environ iO ou 50 kilomètres.

Sur les routes, les surveillants résident dans les villages. En cas d'interruption, ils ne peuvent être avertis, aussi le service est il disposé, surtout sur les lignes importantes, de façon que, chaque jour, la ligne soit entièrement visitée.

Page 1