‹ Cours théorique et pratique de télégraphie électriqueChapitre 64 sur 92 · LIGNES SOUTERRAINES · texte numérisé non relu

LIGNES SOUTERRAINES

238. — Les lignes dont les fils sont placés en l'air ne paraissent pas présenter au premier abord toutes les garanties désirables de sécurité.

' Les fils et les supports sont à la portée des malveillants, et la communication peut être interrompue avec la plus grande faci-

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lité. Lee changements brusquée de températurei iee accidents oc» casionnent quelquefois la rupture des fils conducteurs qui» en outre, sont soumis aux diverses influences atmosphériques.

On a essayé de mettre les fils à Tabri de toute action étrangère en les enveloppant d*une matière isolante et en les plaçant dans un conduit souterrain. Les premiers essais, faits avec des fils recouverts de caoutchouc, n*ont pas réussi*

L'importation en Europe de la gulta-percha a donné lieu à de nouvelles expériences.

239. Oatu-pereha. — La gutta-percha est une substance solide analogue au caoutchouc ; elle fond à une assez basse température ; elle est inattaquable par les acides, se conserve bien dans Teau et isole parfaitement Télectricité.

Pour travailler cette matière, on commence par la réduire en poudre et on la lave à Teau chaude, afin de la séparer du sable et des corps étrangers qu'elle renferme. On la fait passer entre des laminoirs creux chauffée à Teau chaude ou à la vapeur, et après plusieurs opérations successives on l'obtient sous forme d'une masse gommeuse très-malléable.

La préparation du fil recouvert est assez simple : on fait chauffer la gutta-percha dans un gros cylindre tel que A (fig. 144], de

Fig. 111.

façon à la rendre à moitié fluide. Un piston la pousse fortement et la fait monter dans un petit tube que traverse le fil ; elle s'attache au cuivre , et le fil qu'on tire par la parlio supérieure se trouve recouvert.

Pour essayer le fil recouvert de gutta-percha, c'est-à-dire pour s^assurer que Tenveloppe n'a pas de solution de continuité et ne peut donner lieu à des pertes de courant, on trempe la partie à essayer dans une cuve remplie d'eau acidulée, on fait communiquer Tune des extrémités du fîl avec le pôle d'une pile, et on isole l'autre extrémité, l^e second pôle de la pile communique par l'intermédiaire d'un galvanomètre avec une plaque qu'on fait plonger dans l'eau du vase. S'il y a un courant, il ne peut provenir que d'un contact entre le fil de cuivre et l'eau acidulée et, par suite, d'un défaut de l'enveloppe.

Quand en veut réunir deux bouts de fil, on les dénude à l'esitrémité, on fait avec les deux fils de cuivre une petite torsade qu'on recouvre avec des feuilles de gutta-percha chauffées au^essus d'un réchaud.

L'épaisseur de la couche de gutta-percha varie suivant l'usage qu'on veut faire du fil.

Celui qui est employé pour les lignes souterraines a ordinaire* ment deux couches, dont la seconde est vulcanisée. On vulcanise l'enveloppe en ajoutant de la fleur de soufire pendant la préparation de la gutta-percha, ce qui lui donne plus de dureté.

Quelquefois on recouvre, en outre, les fils d'une gaine de plomb destinée à augmenter leur durée en les mettant à l'abri des vers et des insectes.

Voici les prix de fils recouverts de gutta-percha de plusieurs modèles.

TÊLËGBAPHIE ÉLECTRIQUE,

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