‹ Courte et simple méthode pour parvenir à une plus parfaite connaissance de la sainte cène. TrChapitre 10 sur 26 · SECTION X · texte numérisé non relu

SECTION X

Après s*être ainsi préparé pour participer à ce Sa~ crement, tout Chrétien bien réglé tâchera de nourrir dans son cœur la pensée des devoirs qu'il a à remplir, et des bienfaits qu'il en espère, jusqu'au moment de recevoir la communion.

Or, avec la grâce de Dieu, c'est ce qu'il pourra faire en lisant et en méditant quelques uns des passages atdvantSj tirés des Saintes Écritures : d'ailleurs ils ne lui prendront pas trop de temps, parce qu'il y en a plusieurs dont, selon les circonstances, il pourra se servir pour ses méditations, même au milieu de ses occupations.

Mais après tout, ces exercices de piété ne sont ici proposés que pour engager les Chrétiens à faire des réflexions particulières sur les autres passages des Écritures, qu'ils lisent ou qu'ils entendent lire.

Apocalypse, iii. 17. Tu dis: Je suis riche, je n'ai besoin de rien^ mais tu ne connais pas que tu es malheureux^ et misérable,, et pauvre^ et aveugle et nu.

Telle est la triste condition à laquelle nous sommes réduits, comme pécheurs ; et ce n'est que par ta miséricorde, Dieu, que la connaissante w^vu?» ^w pent parvenir. Préserve-moi, je l'eu i^nc, ^^ <^^^*

i-Christ, mon Rédempteur.

Psaume IL 17< Les sacrifices de Dieu se

issé; tu ne dédaigne pas^ Dieu, un e

humiUé.

Mais mon cœur est tout à fait hors d

Isenté à Dieu, jusqu'à ce que j'aie obtei

pardon des nombreux péchés, dont je i

Jérémie, iii. 12, 13. Je suis miséricorc igneur^ et je ne voiu la garderai point ns reconnais ton iniquité; car tu aspéc igneur ton Dieu.

Oui, mon Dieu, je reconnais, je coi ché, et je ne te cacherai point mes iniqi mplore auprès de toi mon pardon, e une de tes promesses, avec la ferme réf

jamais confos ; fais que mon cœur n'oublie jamais, combien oe sera une chose mauvaise et amère d'avoir abandonné le Seigneur,

1 St. Jean, iii. 8. Celui qui pratique le péchés ou qui s'abandonne lui-même jusqu'à vivre dans l'habitude d'un péché qui lui est connu, est du diable ; — c'est-à-dire, sous le pouvoir et l'empire du diable.

Préserve-moi, Dieu tout miséricordieux, d'un si fatal aveuglement, que le serait celui de choisir Satan pour mon Seigneur et mon Gouverneur, à la place de ton Fils à Jamais béni^ qui a donné sa propre vie pour nous racheter de l'efiroyable tyrannie du diable.

1 St. Jean, ii. 25. C'est ici la promesse qu'il nous a annoncée^ savoir la vie étemelle.

Combien Dieu est infiniment bon de nous donner ainsi tant d'encouragement pour nous porter à nous sauver de la perdition ! Donne-moi, je t'en prie, O Dieu, une ferme foi en tes promesses, — afin que nulle erainie ne puisse m'épouvanter, — que nul plaisir ne puisse corrompre mon cœur, — et que nulle difficulté ne puisse me détourner de ton service.

St. Matth. xvi. 24. Si quelqu'un veut venir aprîs mot, qi/il renonce à lui-même^ et qu'il se charge de sa croix, et me suive.

O mon Sauveur ! Toi qui n'as point cherché à te plaire à toi-même, mais qui as pris la (otme ^^ ^^"t- TMteur; à Dieu ne plaise que j,e fasse pTo(e^^\Qw ^^

uuiumes : — Ton zèle infatiga

Ta constance à prier, et ta :

de ton Père : — Fais que je m»

r je puis avoir d'aussi cher au

- jf . ;; droite et que mon œU droit, |

i isiiî de te suivre.

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>'-\ ;, i St. Matth. vi. 24. Nul ne %,

— Vous ne sauriez servir Dieu •til O Dieu! puissé-je ne jai

rival dans la possession de n ne jamais chercher à réconcili( monde qui est une inimitié contn t'en supplie, les yeux de la foi, le monde tel qu'il est en vérit richesses, — La folie de ««« ♦»'

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que je m'étudie à lui plaire et à garder ses commandemeuts ! — Puisse mon amour pour mon prochain être tel que Dieu l'ordonne ; afin que je puisse donner^ pardonner et aimer comme doit le faire un disciple de Jésus-Christ.

1 St. Jean, iii. 14. Nous savon» que nous sommes passée de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères'.

Ce que c'est que d'aimer mon prochain comme moimême, c'est toi, Seigneur, qui me l'as enseigné dans ta parole, en nous disant qu'il ne faut- jamais hû faire tort ni le tromper; — jamais le chagriner, ni sans raison lui causer de la peine ; — Jamais le traiter avec mépris ni dédain ; — Jamais ne trouver du plaisir dans ses malheurs, ni dans ses fautes; mais qu'il faut se réfouir de son bonheur, et Vassister dans ses besoins. Seigneur ! accorde-moi la grâce de me conduire inyariablement selon cette règle, pour qu'il me soit prouvé que j'ai passé de la mort à la vie.

Aux Gai. iii. 13. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand il a été fait malédiction pour noM* ,^— c'est-à-dire, quand il a été traité, comme étant sous la malédiction de la loi, Dent. xxi. 23.

O Dieu à jamais béni! Quelle était donc la profondeur de notre misère! et quelle était aussi la grandeur de ta miséricorde î puisque rien ne pouvait nous sauver de la perdition que la mort de ton divin Fils ;— Mais je vois par \à eorcv\yvtw \vi péebé est haïssable à tes jeux.— Fais ^e t'ew \>x\ft

oublier tes miséricordes.

A Tite, ii. 14. H s'est dorme lui-nu afin de noua racheter de toute iniquité^ < li/Ur^ pour se faire un peuple qui lui propre, et qui soit zélé pour les bonnes •

Dieu soit à jamais béni de ce que pa j'appartiens à ce peuple ! Je t'en su fais par ta grâce que jamais je ne te ne déshonore ma profession de chré vie d'impiété. Et toi. Seigneur, qu chetés du péché et de la mort, rend d'apprécier la grandeur de ton amoi d'en garder toujours le souvenir, et d< une vie entièrement consacrée à ton \ m'acquitte de ce devoir.

gile?— Ceux qui, par une vie non'Chrétienne, renoncent k ton. service? — Songent-ils à ce que c'est que <rétre renié de toi? — A ce que c'est que de n'avoir nuUepart ni à ta mort^ ni à tes mérites, ni à ta médiation 7 — Dieu de bonté, délivre-moi de cet horrible péché et de ce terrible jugement !

St. Matth. xxvi. 35. Pierre lui dit: Quand même il me faudrait mourir avec toi^je ne te renierai point.

Préserve-moi, miséricordieux Seigneur, de la présomption et de la moindre confiance en ma propre force^ sans le secours de ta grâce : et fais que je sache voir dans ce triste exemple de Pierre, ma. f aibUêse sans ton assistance, et ma perte sans ton secours.

St. Luc. xm. 61, 62. Et le Seigneur se toimiant regarda Pierre; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur; — et étant sorti, U pleura amèrement.

O Divin Jésus, regarde-moi, d'un même œil de compassion, chaque fois que je me conduirai mal, afin que je puisse voir ma faute et retourner tout de suite à mon devoir ; — Que cet exemple de ta miséricorde soit pour nous un sujet de consolation en nous rappelant qu'un crime si grand, et même répété, n'a pas exclu ce pénitent de ta miséricorde, mais en même temps sans nous rendre pourtant indifixTents à la crainte de t'ofienser, de peur qu'il ne nous soit pas donné de nous repentir.

St. Lac. xxii. 3, 4, 5. Mais Satan entra dans Ju-

vois dans Tezemple de ce misérable Ja< méchanceté, je puis être capable. . O S< ne TCL abandonne pas à mon propre cl mon cœor contre cette cupidité qui fat mière d'un si grand péché. — Oarde-f de présomption^ de crainte qu'ils ne dom et me retiens en sûreté sous la dir Saint Esprit, poor Farnoor de Jésns-C

Deut. zri. 16, 17* Nid ne se présem vont la face du Seigneur, Chacun do portion de ce quil aura, selon la bén Seigneur, ton Dieu^ fawra donnée.

O Dieu ! paraîtrai-je devant toi, mo Juiff D'ailleurs puis-je donner quelque chose que je n'aie pas reçu • ment puis-je dire que je t'aime bea donne qu'avec parcimonie à ceux que

— if^^. •

O Dien! Ta nons as enseigné que nous ne sommes tous que tes disperuateurs, — Garde-moi, je t'en snppUe, de la grande injustice qu'il y aurait à frustrer tes pauvres de leurs droits: — Fais par ta grâce que je modère tous mes vains désirs et toutes mes vaines dépenses, afin que j'aie de quoi donner à ceux qui sont dans le besoin ; ~et que la mesure de tes bénédictions sur moi, soit la mesure de ma cha< rite envers les autres.

ta Sbainte Cène.

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