SECTION IX
Maiittenant vous devez être à même de voir quel est le moUfà» cette institution ; ce qu'il y a de 72^eeuité et d^avantages inappréciables, à l'observer religieusement ; ainsi que la manière de vous y préparer aussi souvent que vous en aurez l'occasion.
D'ailleurs souvenez-vous que le plus souvent vous examinerez l'état de votre âme pour aller participer àoe Sacrement, le moins vous aurez de peine à vous mettre en paix avec Dieu, quand il vous faudra mourir ; et le moins vous serez en danger de tomber dans cet état de péché et de sécurité qui a fait la ruine et la perdition d'un nombre d*àme& Vxi<(:,'a\c,\^'a>^^*
Oatre célsL, vous aurez, penàant \^ V\^^\"^^^^
voulez pas vous donner la peine de c devoir^ votre intérêt et votre danger.
C'est inévitablement parce que i réfléchi qu'il n'y a ni pardon^ ni i espérer qu'en nous réclamant auprè que son Fils a fait, souffert, et méri cela de la manière que lui-même l'a
Au reste, si vous voulez consult conscience, elle vous dira que, U qu'elles soient, ce sont ici quelques causes du mépris que vous faites du de votre Sauveur. C'est-à-dire: —
C'est parce que vous vivez dans notoire, ou dans quelque mauvais
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ffneur qui vous a racheté. — ^Vous faites considérer une institution de Christ lui-même, comme si elle B*était pas digne d'être observée : Vous enhardissez les méchants dans leur infidélité, et dans l'oubli de leur salut, en vous disant vous-même chrétien et en vivant en païen, dans le mépris de Tun des plus grands moyens de salut : Vous vivez dans un état dont toutes vos prières, soit publiques, soit particulières, soit pour vous-même, soit pour les autres, seront rejetées.
En im mot, vous provoquez Dieu de plus en plus chaque jour à vous retirer sa grâce, — à vous abandonner à la corruption de votre manière de vivre, jusqu'à ce que vous ayez rempli la mesure de vos péchés, et que vous vous soyez préparé pour vousmême cette sentence qu'on ne peut entendre sans trembler : — Je vous dis qu*aucun de ces hommes qui avaient été conviés^ ne goûtera de mon souper ; — du souper des noces de l'Agneau dans le ciel.
C'est pourquoi, combien grand doit être le péché et de ceux qui négligent d* administrer et de ceux qui refusent de recevoir un Sacrement, duquel dépend notre salut I Car c*est le sang de Christ lui-même et qui doit nous purifier de tout péché, 1 St. Jean i. 7.
Néanmoins, il n'est point ici question d'encourager qui que ce soit à participer à la Sainte Cène, sans une robe de noces, sans un juste égard pour le devoir qu'elle exige. — Car on peut s'en approcher si indignement qu'au lieu d'en retirer un bienfait, ow ^ reçoire jugement: — Et par exemple, te\ seTa\^\ecù.^, pour tous ceux qui vivent dans quelque \)éd\^ o^
.- , j^w«M i/uuj» ceux qui ont caiiS' qui ne yeulent pas les réparer, selon leui £nfin, pour tous ceux qui t*en approchen, par coutume, sans considérer la fin ou L cette institution ; et qui retournent à leu:
criminelles, aussitôt que le service est fii Tous ceux-là doivent savoir qu^ils s* proches indignement; et que, s'ils ont cœur le salut de leur âme, ils doivent mi parer, et se lier par de plus strictes résolut d*aller de nouveau participer à la Sainte * Mais d'un autre coté, que tous ceux-1 garde, et au péril même de leur âme, de i frauduleusement; de ne pas se faire de to prétexte pour négliger à l'avenir, d'aller ï ce sacrement; de crainte qu'ils ne ] Dieu à les abandonner à eux-mêmes, ce qu les plus grands jugements qu'il pût tomb
des grâces que le Saint Esprit daigne de temps en temps répandre sur nous.
Car, par un bon chrétien, on ne peut nullement entendre un chrétien qui ne se sent nulle inclination au péché : un tel homme n'existe pas ; mais un chrétien qui, par la grâce de Dieu, réprime immédiatement cette inclination, et qui ne lui permet pas de croître en mauvaises habitudes.
Dieu qui connait nos infirmités, accepte nos efforts quand ils sont sincères; encore qu'ils soient accompagnés di imperfections et d'infidélités^ pourvu que nous nous en condamnions nous-mêmes, et que nous tachions de nous amender.
Ensuite souvenons-nous pour notre consolation, que Jésus-Christ, lui-même, déclara nets tous ses disciples, à la seule exception du traitre, c'est-à-dire, que Jésus-Christ lui-même les déclara qualifiés pour recevoir ce sacrement qu'il allait leur administrer, quoiqu'il les connût sujets à toutes sortes de fai- Uesses et ^ infirmités^ comme il parut bientôt après, lorsque, contrairement à leurs promesses les plus solennelles, ils Fabandonnèrent tous ; mais ils s'en repentirent, et en reçurent le pardon de la part de leur Bédempteur compatissant.
Cest pourquoi, si vous airMZ Dieu et votre prochain, qwÀquavec moins de ferveur que vous ne le désireriez ; — Si vous désirez réellement de devenir meilleur que vous ne vous trouvez à présent;— Si, quoiqu'à un très-bas degré encore, les fruits du Saint Esprit se montrent dans votre v\e •,— ^av'çn.w^^v TOUS demandez chaque jour la grâce à^ \>\^^^^ datxs
bénédictions de Dieu, et sur un accrois ^âces.
Prière,
AiB par ta grâce, Dieu, que je n
s tes jugements sur moi-même, soit
nt de ta sainte table, soit en m'en i
gnement et sans y penser. Puisse
le me pardonner le passé, et faire pi
i l'ayenir, je te consacre ma vie, et qu
;outes les occasions pour faire la comn
.'amour de mon Rédempteur, afin qi
Bse me concilier ta faveur, et assurer :
si c'est ta volonté fais encore par ta g
iive toujours dans l'exercice de cette s:
ion tant de consolations et tant de bc
lois encouragé à l'observer avec joie ju
et de rendre leurs personnes et leurs prières agré~ ables à ta Divine Majesté, par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen,