SECTION I
Jésus-Christ a institué deux Saintes Ordonnances ou deux Sacrements, comme des moyens très-spocialement établis pour nous obtenir la grâce do Dieu et le salut étemel ; ainsi nulle personne qui dcsiro se sauver, ne peut se permettre d'en négliger volontairement les secours. Ce sont le Baptême et la Sainte Cène.
Il est à supposer que vous avez déjà participé à Ton de ces deux Sacrements : c'est-à-dire, à celui du Baptême, par lequel vous avez été reçu dans la congrégation du troupeau de Christ, — remis en grâce auprès de Dieu, — et enrichi de la communication dn Saint Esprit : ce qui doit être pour vous le principe d'une vie spirituelle, toute nouvelle, vous aider à TOUS réveiller du sommeil ; et servir en vous de guide et d'appui à cette raison naturelle dont Dieu 8*est plu de douer tout le genre humain.
Mais comme vous vous êtes teii^w. cfîiw:çvïi^^<^. ^^ beaucoup de choses, contraires aux. "çioixi«s.?>cs> l"aJkX«s»
TOUS êtes conséquemment appc l'autre Sacrement, — au Sacrem Cène, au moyen duquel, avec ui cère de votre part, tous pourrez c vos péchés passés, et toutes les aurez besoin pour vous conduire ; vous en assurer le bonheur.
C'est pourquoi ayez seulem( comprendre, aussi loin que vous ) vous devez bientôt participer ; et pas davantage.
Mais si vous alliez recevoir 1 considérer les motifs de cette saii grande part que vous y avez — sa d*vai Eédempteur et le bienfait TOUS iriez avec indifférence, et vc ces avantages que vous en aurie2 meilleures dispositions.
prendre plaisir en nous ; à tel point que si nous mourions avant que d'être rentrés en grâce avec Dien, nous serions séparés de lui, et malheureux pour jamais.
Ces déclarations des Saintes Écritures, vous conduiront naturellement à vous demander à vousmême ; comment la nature de l'homme a pu devenir ainsi dégradée et portée au mal : car il ne faudrait pas vous imaginer que Dieu, qui est infiniment bon, ait pu créer l'homme dans cet état de corruption où vous voyez et ientez qu'il est aujourd'hui, n faut donc qu'il soit tombé dans cet état de misère, depuis qu'il est sorti des mains du Créateur.
Et c'est aussi ce que l'Écriture Sainte nous apprend : Car le troisième chapitre de la Genèse nous parle de l'état de l'homme, avant et après la Chute originelle, de la manière suivante.
Cet Adam et cette Eve, de qui est sorti Je genre humain tout entier, avaient été créés à Vimage de Dieu, c'est-à-dire, saints et innocents ; ayant une parfaite connaissance de leur devoir, un parfait empire 9wr leur volonté et leurs affections ; et au moyen de la grâce de Dieu, le pouvoir de faire ce qu'ils voyaient juste et bon.
Ainsi prémunis, il furent placés dans le Paradis terrestre comme en état d*épreuve, avec la promesse d'une vie immortelle et d'un parfait bonheur, s'ils continuaient de craindre, d*aimer, d'honorer leur Créateur, et de lui obéir ; mais avec une exçress^se wq»tification des terribles conséq]aeuce!& ciyi^^«î>^\. Vsv»^ désobéissance,
aveuglement eTesprit, ce même dêson d'affections, qu'éprouve dès lors, pou toute leur postérité ; et ils devin péché, et à la punition du péché, qui la mort.
Quant à la nature et à Vénormité de en devons juger par la grandeur de 1:
fit tomher sur eux et sur leurs des Dieu étant infiniment juste et sainte n*a une punition plus grande que ne le péché.
Voilà donc la cause de cette corrup méchanceté universelle^ que vous voyez < dont vous entendez si souvent parle] devez inévitahlement sentir plus ou m propre nature: Car, ainsi Que l'Écr
La loi de la nature et de la raison restait encore en pleine force ; et ils ne pouvaient pas se dispenser de la subir. Ils trouvaient par leur triste expérience, comme St. Paul nous peint la nature de lliomme tombé, gtCil y avait tout à la fois dans leurs membres une loi gui combattait contre la loi de leur esprit ; de sorte quils ne faisaient pas le bien quHls voulaient^ mais gtCHs faisaient le mal quHls ne voulaient point. Bom. vii.
Certainement il ne pourrait pas se trouver un état plus déplorable que n'était le leur : — Ne vivre que pour contracter de mauvaises habitudes ; et en le faisant augmenter leur culpabilité, — déplaire à leur Créateur, — et laisser une postérité aussi misérable qu'eux-mêmes ! . . .
Yoilà donc aussi ce qui a donné à Dieu l'occasion de nous manifester encore une autre de ses glorieuses perfections— celle de sa bonté et de ^miséricorde infinie.
Car, ayant prévu cette lamentable condition dans laquelle ils tombèrent par leur désobéissance, Dieu avait pourvu dans sa bontés un remède tel que, malgré cette chute, ils ne fussent ni eux-mêmes, ni aucun de leurs descendants, éternellement malheureux que par leur propre faute.
Et voici comment : — En considération d'un Réâanpteur^ un des fils de la femme, qui devait faire pleine satisfaction auprès de la justice Divine pour la transgression, et qui devait hris&r la tete^ çî^^Wô.dire, briser Je pouvoir de ce setpcaY» ii^*^ ^îi5^<^^ ^^ /» avait ixkdxâ^ à péchei ; — ^îai comNàfet^^v^"^ ^^ ^
ne Test dans la courte narration que noi Moïse ; mais comme elle est plus ampleme quée dans l'Évangile, il leur aurait été cette explication que^ sous la condition d*u repentance de leur part, suivie d*une sincère o Us pourraient rentrer en grâce avec Dieu ; nir^ après la mort y à cette vie et à ce bonheu avaient été promis, et dont ils devaient Jouir i à goûter la mort, dans leur état d^innocence . qu'ils avaient perdue par leur désobéissance Maintenant, quand nous considérons qu< miers parents, devenus pécheurs, avaient bes expiation, sans laquelle, tandis qu'ils étaiei déplaisir de Dieu, la vie devait leur être :
et que Dieu lui-mCme avait arrêté, comm* dans la suite, que sans effusion de sang, il n point de rémission de péché ; c'est-à-dire, mort du pécheur, ou la mort de quelqu
croyant et se fiant à cette institution de Dieu, pour la rémission des péchés, jusqu'à la venue du Rédempteur promis, Ahel offrait, par la foi, un sacrifice qui était agréable à Dieu, c'est-à-dire, un sacrifice expiatoire, et que son frère fut rejeté parce qu'il ne faisait pas de même.
Mais en même temps faites bien attention, et sonvenez-vous que ces sacrifices ne pouvaient efi'acer les péchés, qu'en vertu de l'obéissance à l'institution de Dieu, par la foi au Fils promis.
Ces sacrifices étaient certainement très-instructifs, et très-propres à conduire les pécheurs à la repentance et à changer de vie : ils voyaient par ces sacrifices, que leurs péchés ne pouvaient être pardonnés que par la mort d'une créature innocente, qui saignait et mourait sous leurs yeux pour l'expiatiou du péché.
Or comme, avant la venue de Christ, tous les hommes pieux conservèrent religieusement le souvenir du Fils promis, obtinrent le pardon de leurs péchés, et rentrèrent en grâce avec Dieu, en offrant des sacrifices par la foi au Rédempteur à venir ; de même, après la venue du Rédempteur, tous les Chrétiens sont obhgés, pour autant qu'ils désirent paidon et faveur de la part de Dieu, de garder le souvenir de la grande miséricorde que Dieu nous a manifestée, en nous envoyant un Rédempteur, ainsi que le souvenir de ce que ce Rédempteur a fait pour nous. Mais ils sont tenus de le faire de la manière qu'il a plu à ce Rédempteur \^\<5ft^^\v\s5sx Im-même,
mpteur n'est venu, ({vl* après que Vhon rouvé dans toutes les conditions : bans l'
»CENCE, — sous l'empire DE SA PROPR] ' SOUS LA LOI DONNÉE PAR MoïSE : qi
T la perversité de la volonté de l'homn rents systèmes de la Providence eureni efficaces pour Tamendement du monc ut savoir et considérer que malgré t 'ande est la bonté de Dieu, qu'ensuite ivoyé son hien^aimê Fils se revêtir de j iture et assurer le genre humain du t( lie Dieu avait encore pour ses pauvre ai se perdaient à jamais sans même air.
C'était U Fils promis ; — promis à Ada
iurriTée la plénitude du temps pour son avènement.
Or, après sa venue, ce Rédempteur promis a commencé par montrer aux hommes dans son propre exemple, rapporté dans l'Évangile, comment ils doivent vivre pour plaire à Dieu ; — ensuite, comme la loi naturelle et la loi de Moïse avaient été grandement obscurcies et perverties par le péché, il nous a expliqué et nous a donné telles autres lois, et telles autres règles de conduite, qui pouvaient nous ttre absolument nécessaires — ^pour réformer notre nature, — ^pour nous ramener à l'image de Dieu, — pour nous garantir de Imfidélité, et— pour nous préparer à la possession du del et du bonheur.
Ainsi, comme il a déjà été observé, attendu que selon les décrets de Dieu, sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission de péché ; et que d'ailleurs il était impossible que le sang ou la vie d'aucune créature ni d'aucun homme mortel, pût ôter la culpabilité et la punition, qui sont les conséquences du péché ; il est arrivé que pour donner aux hommes la plus grande preuve de son amour pour eux, et même aussi pour leur montrer, par la grandeur de la punition requise, combien grande est sa haine contre le péché, notre Dieu s'est plu dans sa miséricorde d'envoyer son propre Fils pour être la victime de propitiation pour notre péché; c'est-à-dire, pour satisfaire à la justice de Dieu, et pour effacer la juste sentence que Dieu avait prononcée contres V&^ pécheurs.
M son divin Fils, que sa bonté soit ^ \a5a:o^s»^i^"
calamité, et U a pris sur lui-DD pardon.
Pour le faire, il s'est revêtu (
qu'il pût, comme fiomme, soufiri
que méritaient nos péchés; et
Fils de Dieu, faire une pleine et ]
à la justice Divine, en s'offi-ant j
jflce pour les péchés de tout le moj
joie de déUvrer ainsi de la misé:
d'âmes, il a souffert la mort de l
les afflictions qui l'ont précédée c
pagnée,et dont nous trouvons le ré
C'est par cet inappréciable saci
humain est rentré en grâce auprè
remis en voie et en état de sali
ment nécessaires pour les mettre en état d'entrer dans le ciel et y jouir du bonheur.
Maintenant arrêtez-yous un moment— et adorez la bonté infinie de Dieu qui, loin de dédaigner et d'abandonner le genre humain qui s*était perdu, lui a même envoyé son propre Fils pour le racheter.
Il aurait pu en stricte justice exiger des hommes, sous peine d'être à jamais bannis de sa présence, qu'ils vécussent exactement selon la loi de la nature et de la raison, qui leur avait été donnée dans l'état d'innocence. Mais au heu de cela, il s'est plu dans sa miséricorde d'accepter de notre part une sincère quoiqu'imparfaite obéissance, et une sincère quoiqu'imparfaite repentance, toutes les fois qu'après être tombés, nous rentrons dans le devoir.
Ck>nsidérez ceci sérieusement : et vous ne pourrez vous empêcher d'exprimer, en quelque sorte, votre reconnaissance de la manière suivante.
Prière.
BÉNI soit à jamais Dieu, de son amour pour le genre humain déchu, et de cette preuve particulière qu'il nous en a donnée, en ne confiant la misérable cause de ses malheureuses créatures à nulle autre qu'à la personne de son propre Fils lui-mCme ! — Dieu, nous sommes indignes de toutes les bontés que tu as daigné manifester envers 1^^ ^^t^'\teors — C*est pourquoi fais par ta grâce c\v\si <ife -cv^xreUleBx amour ne soit pas sans effet sur isissv \ q^ï^l^
wvuicuus et cèlebri
ration de ce que ton Fils, à jamai souffert pour nous : à Lui, à Toi, et soient en tout, et partout, honni actions de grâces, aux siècles des sic