SECTION II
De V Objet et de V Institution de la ,
St. Paul termine sa première Épîi thiens par cette remarquable injone quelqu'un qui n*aime point le Seigneui quU soit Anathème, Maranatha : c'ei soit séparé de votre communion, comi le poids de la disgrâce de Dieu, et dai lité de se sauver, s'il ne se repent d car ritirt •»'* -- ' *
Tenir l'amour de Jésns-Christ lui-même, ce divin Sauveur a pris soin de perpétuer efficacement la mémoire de son amour et de sa bonté envers nous, de générations en générations: et c'est pour cela qu'il a institué ce Sacrement comme une commémoration de notre rédemption et de son amour pour nous ; — comme un gage de sa part pour nous en assurer, — comme un signe visible à mettre en pratique de notre part pour lui témoigner notre amour et même un moyen efficace de l'augmenter en nous.
Les Apôtres de Christ, qui étaient présents quand il administra ce Sacrement pour la première fois, nous font la relation suivante de son objet, et de son institution.
Us nous annoncent en premier lieu que ce Sacrement fut institué par Christ, la même nuit qu'il fut trahi ; et après qu'ils eurent fait la Pâque qui avait été ordonnée pour perpétuer la mémoire de la grande délivrance de la captivité des Juifs en Égiwte^ et qui était une figure et une prophétie d'une délivrance bien plus grande encore,dont«7e5Ma-(7Am^ devait être l'Auteur non seulement pour eux, mais pour tous les hommes. Il faut même ajouter que, sans savoir ce qu'ils faisaient, les Juifs accomplirent cette prophétie d'une manière surprenante, quand ils crucifièrent Jésus-Christ, le vrai Agneau Pascal, le même mois, le même jour du mois, et à la même heure du jour où il était ordonné de sacrifier cet Agneau Pascal.
Ensuite, comme les Apôtres le racontent : Après le Souper de laPâque, JésuS'ChrùU ayant, pris du pcim ç,\. rayant héni, le rompit et le donna à ses dixcipl ^^^ ^"^ ^^^
les fois que vous en boirez^ en mémoi toutes les fois que vous marierez de vous boirez de ce calice, vous annoneei
I Seigneur jusqu'à ce quU vienne.
Aussi, pour obéir à ce commanden Christ, qui nous a délivrés d'une capt grande que celle d'Egypte — L'Église C pétue la mémoire de son amour ^ de se ses souffrances, et de sa mort, selon particulièrement solennelle :
I Premièrement, pour reconnaître et
nous sommes redevables à la bonté de ] que nous avons et de tout ce que nous
I buvons pour la soutenir, nous lui offroi
par les mains de son propre ministre, i ji ce que nous avons de meilleur, et qu
|! créé pour le maintien et le bien-être
I présente* c'est-à-dire, iln ♦»/#••» «♦ ^-r-
ment en répétant déyotement cette prière : Le corps et le sang de Christ qui ont été, l'un livré, et l'autre répandu pour toi, gardent ton corps et ton âme pour la vie étemelle.
Mais nons pouvons rester bien assurés que ce Sacrement sera pour tous ceux qui recevront dignement la communion, ce que Varbre de vie aurait été pour Adam et pour Eve dans le Paradis ; — et que tout comme Vun et Vautre, s'ils avaient continué d'obéir, auraient été exempts de la mort temporelle, de même à rwtre tour, aussi long-temps que nous serons nourris de ce pain et de ce vin, doués d'un esprit vivifiant, et que nous vivrons comme nous le devons, nous n'aurons rien à craindre, et nous ne serons potfit en danger de la mort étemelle.
Car ces gages nous assurent que, aussi certainement que le pain et le vin nourissent nos corps, de même aussi ce pain et ce vin nous garantissent tous les avantages que Christ nous a acquis par son sacrifice et par sa mort.
Mais quand un Chrétien se prive volontairement et par manque de foi, de cette nourriture spirituelle, tombe, comme nos premiers parents dans un état purement naturel, et complètement dénué de tout moyen de grâce et de salut.
Car c'est du sacrifice de Jésus-Christ, que dépend le bonheur du monde, — ^le bonheur de chacun des hommes qui s'y trouvent, et c'est pour nous tous on devoir sacré de faire la commémoration daç.^^"îv,crifice, d'une manière aussi solenneW^ %
Aân que, toutes les fois que uoxxs (ÎLeTcv^^^^^^'^
Parce que Dieu nous accorde te demandons, et qu'il sait être poui quand nous le demandons avec fc nom de son Fils ; et c'est pour cela qi toutes ses prières, par ces mots, si :
pour V amour de Jésus-Christ.
Enfin, par ce Sacrement, nous rapports continuels avec notre S ciel, nous nous tenons en commi avec tous les membres de son corpi lui leur nourriture et leur accroisse le font les branches de l'arbre :
grefiees, unies ; et duquel une fois portent point de fruit, et ne son pour être brûlées.
les poser pour ainsi dire avar cette eréaturet il com< prenait facilement que c'était pour lui montrei que la mort était le salaire du péché ; que ce souvenir devait Thumilier devant Dieu, et lui donuer la plus grande horreur du péché, qui ne pouvait être pardonné qu'aux dépens de la vie d'une innocente créature.
Mais comme c'était une chose bien facile à comprendre mbme pour le dernier des Israélites ; par la même raison, si le moins instruit des Chrétiens veut considérer que notre Seigneur Jésus-Christ est devenu pour nous un sacrifice, une victime de propitiation, et que nos péchés ont été posés sur lui, — sur lui qui n'avait point connu le péché ; il comprendra facilement combien notre condition devait être désespérée pour exiger un tel sacrifice : — 11 comprendra facilement que ce souvenir doit nous humilier, — doit nous conduire à la repentance, — doit nous faire craindre d'offenser Dieu, — et doit nous faire abhorrer ces péchés qui ont coûté à Jésus- Christ sa propre vie, avant que Dieu pût être amené \ les pardonner.
Le moins instruit des Chrétiens comprendra falement aussi que l'amour de Christ, et le souvenir ) sa mort, doivent nous être bien chers ; et que le os souvent nous en ferons la commémoration, de manière qu'il l'a ordonné, le plus nous recevrons grâces de la part de Dieu ;— il comprendra fament que plus notre foi sera ferme, ^bi& %\«. i notre pardon, et plus douces enitotô ^t<31v\. T^vi-s» 'ances de trouver en Jésus-CYvtVKt, tiviXi ^^ ^"^
pour eu expuuicA ^«»m ^»
de la manière suivante.
Prière.
JÉSUS, Toi qui nous as préyem toi qui nous as lavés de nos péchés rachetés par ton propre sang, — ^toi Sacrement pour nous gagner à toi, la reconnaissance de ce que tu a pour nous, pénètre-moi du sentim envers nous, et de la connaissance notre condition qui a requis un tel
Puissé-je toujours recevoir ce g:
— ces ofires de miséricorde, de pî que tu nous fais dans cette sainte un cœur reconnaissant et en mé;
nous aimer ; et par la grâce accordée dans ce Sacrement, fais que nous t'aimions de tout notre cœur. Amen,