SECTION III
De la manière qu*un Chrétien doit se préparer pour recevoir ce Sacrement*
Tout comme il n*y a pas jusqu'aux moins instruits parmi les Chrétiens, qui ne puissent facilement comprendre tout ce qu'on vient de lire sur l'objet et l'iustitution de ce Sacrement ; de même la préparation requise pour le recevoir doit être telle de sa nature, qu'elle n'exige pas trop de temps de la part de ceux qui sont engagés dans les affaires les plus urgentes de la vie, et qu'elle ne soit pas non plus une tâche trop difficile ni pour leur mémoire, ni pour leur entendement.
Aussi l'Église avait évidemment égard à tous ses membres, quand elle a donné cette courte et simple direction à suivre par tous ceux qui se préparent à recevoir la Sainte Cène: c'est-à-dire, quand clic leur enjoint d'examiner :
S'ils se repentent véritablement de leurs péchés passés;
S'ils ont fermement résolu de mener une vie toute nouvelle ;
S'ils ont une foi vive dans la miséricorde de Dieu, par JésuS' Christ ;
S'ils se souviennent avec reconnaUaance de ^^a wotV. «r /à croix;
crement, sous peine de mettre en d salut, et que cependant les jeunes | embarrassés pour savoir comment ces différents points: Yoici qnelq simples, que tous ceux qui savent avec soin ; et quant à ceux qui m s'ils ont véritablement leur salut veront facilement quelques bons C] leur liront, et qui feront en cela i peut qu'être très-agréable à Dieu.
Le premier point sur lequel vous dev' c'est sur votre Bepentai
En conséquence de ce que vous av4 la Chute de rifomme, vous devez comp tous les hommes sont devenus suj< clins à pécher ; et vous ne pouvez v(
sentir nar nno frîcfo «•--»x-:
SDR lA SAINTE CENE. 21
^t qndqne chose que Dieu nous défend, afin de nous empêcher de nous perdre nous-mêmes, — soit pour avoir négligé des devoirs que Dieu nous ordonne de remplir, afin de nous préparer à joxdr du bonheur après la mort.
C'est pourquoi, si la crainte de déplaire à Dieu, ou quelque amour pour celui qui a été si bon envers vous, ont quelque empire sur vous, vous vous condamnerez vous-même du plus profond de votre cœur, quand vous aurez fait quelque chose de contraire à la volonté et aux ordres de Dieu.
Vous le prierez très-ardemment aussi de vous pardonner le passé ; et vous prendrez l'engagement et la résolution, au moyen de sa grâce et de son secours, de ne plus l'offenser volontairement à l'avenir.
Enfin vous n'oublierez pas de le prier tous les jours de votre vie de vous accorder sa grâce, sans laquelle toutes vos meilleures résolutions n'aboutiraient à rien.
Yoilà quelle est cette reperUance sur laquelle vous êtes sommé de vous examiner vous-même, avant d'aller recevoir la Sainte Cène.
n est vrai que la plupart des gens sont assez prêts à s'avouer pécheurs, et à crier : Seigneur, pardorme-fums ; mais c'est trop souvent sans beaucoup de sérieux et sans intention de s'amender.
Or cela ne pourra vous paraître suffisant, si vous considérez sérieusement que les c£fe\& ç^,\^^xs3k^^^^ da péché ne uniront pas avec ce\^ "^^^
..^uvaiee namtude ; comme de mentir,— ôotrô,— de tenir des propos orduriers^— à rimpureté, — àe fréquenter des compcu et prof ânes j — de courir après des pi amusements inexcusables^ — ou de mener t seuse, inutUcy et coupable.
Si TOUS trouvez en vous quelque cl blable, ou que tous vous reconnaissiez j.
à quelqu'un de ces traits, empressez-voi débarrasser, et de rompre sans retour mauvaise habitude de ce genre, qui pe\ Dieu ; et condamnez-vous pour avoir s ment violé, transgressé les commandemi qui peut faire périr Vâme et le corps > henné : — Considérez les vœux qui vous li méprisez pas la bonté, la patience, et la de Dieu, dont le but est de vous conviei tance.
mentera chaque jour ; et qne probablement vous ne TOUS repentirez jamais, à moins que, par ses jugements ou par la vue de la mort, Dieu ne vous montre tout ce qu'il y a de funeste dans votre erreur, alors que ce sera peut-être trop tard pour que vous en puissiez réellement profiter.
C'est pourquoi, autant ces considérations auront pu faire d'impression sur votre cœur, autant, si vous avez à cœur votre salut, elles vous porteront indubitablement à exprimer vos sentiments à Dieu, par quelque chose de semblable à ces paroles.
Prière.
BÉNI soit Dieu qui, par sa grâce et par la voix de son Église, a daigné m'appeler à la repentance I toi qui sondes les cœurs, daigne me découvrir l'étendue de l'accusation qui s'élève contre moi, afin quo je puisse connaître, confesser et quitter les péchés dans lesquels je suis tombé. — Daigne me donner cette vraie repentance, à laquelle tu as promis miséricorde et pardon, afin que je puisse remédier au mal que j'ai fait, et que l'iniquité ne me soit pas en mine. — Et toi. Médiateur à jamais béni, toi qui es toujours vivant afin d'intercéder pour nous, je remets ma cause entre tes mains ; que ton saug et tes mérites plaident pour moi, et me procurent par ta puissante intercession, le pardon de mes fautes passées : — Afin que tu puisses me dire, comme tu dis au pénitent de l'Évangile ; — Tea pécliéa te ^oui paT-
Des Résolutions que vous devez prend une Vie Nouvbllb, c'est-à-dire, C
D*ABoaD souvenez-vous surtout que de repentance de notre part, qu'à la que nous le glorifiions dans la suite pa et Chrétienne.
Car tout comme il délivra les enfs la servitude, non pour qu'ils fissent ( ra trait juste à leurs yeux, mais poui une nation sainte, ils pussent être en grand libérateur, Deut. xiv. 2, — D Christ nous a rachetés de l'esclavage Satan, afin qu'il pût nous dégager monde présent, et nous purifier, pi peuple qui lui appartienne en propre
u de la part dn di<Me, àa
non -seulement i négUgeT, m^ eocore ù transgressoT lea commandanents de Dien.
n TOUS sera donc abeolnment nécessaire, pour qne TOUS puissiez, aa moyen de la grâce de Dieu, perBérérer dang 1m untierg dn salât, non seulemont de Tons armer à temps, dt lainta réiolulioni, mais encore des grâces à obtenir par cette sainte instiiution i laqneDe toiu toiu proposez de participer.
Xamttaantooi damirt eoBtri Dieu, lottl, — de croire m lui, de It eraindre tt de Vcntaer de tout Totro e«w et de toute rotre âme ; attendu qne tous tenez de Ini tont ce que tdue avez, toat ce que tous ostîmei, et tont ee qne tous espérez, soit poor la vie présente, sait pour la ne i Tenir.
Vous n'aTei qu'à considérer comment tous tous
Bonduiriez enTors on homme sol la terre, à qui tous
«riez senlement rederable de la moitié de tant de
ïeDfiuts, — Combien toos Yaimeriei 1 — Combien kou-
ent joraipaweriez A loi ! — Combien tous tous effor-
niez de lui plairt /—Quel regret Tons épronTeriez,
TOUS aTiec en le malheur de l'offenser '. — Combien
te, et combien sincèrement Tons le prieriez de tous
rdonner, et de tous rendre ses bonnes grâces !
^eil poarqaoi, si c'ect ainsi que Tons aimet Dieu,
s lui en donnerez les témo^ages snirants :
is avez la pins grande Ténération pour tout ee
lui appartient plus particalièreinent ; — Yons ne
leriirez jamaie de son uom,-ià-çwii Tp.Aoti.'*
' de trivial, ni poiu qudque âuna 4e Tna\CTïi* '
TOUS aurez un grand respect pour ses on et pour les personnes à qui il en a confié stration.
Si réritablement vous craignez Hïqxi^ v déferez de tout ce que vous pouvez avoii cher, tel que de la main droite ou de Vœil à tôt que d'ofienser celui qui peut faire péri le corps dans la géhenne.
Si vous le croyez la source de tout Me, prierez chaque jour. — Et si vous mettez ti confiance en Dieu, comme vous devez le faî vous ferez un devoir de vous contenter c qui peut vous arriver de sa part. ^Yous ne rerez jamais contre les voies de la provider souffrirez jamais que votre cœur s'aigrisse Seigneur. — Et surtout vous ne tenterez d'améliorer ni d'assurer votre condition p moyen coupable; — en croyant fermement
don de Dien ; — Chaque danger auquel Tons échappez, comme un efièt de ses toim et de ssl providence en- Ters vous ; — Chaque bonne pensée^ chaque bonne résolution^ chaque oceasion défaire le bien, comme une opération de son bon esprit.
Pensez, agissez, et concluez toujours ainsi : — Et il vous sera aussi naturel de remercier Dieu de toutes les dispensations de sa providence, qu'il peut vous rêtre de lui demander toutes les grâces dont vous avez besoin.
Ici, arrêtez-vous un moment — à bien considérer tons ces points, afin que vous puissiez en exprimer vos sentiments, par la prière suivante.
Prière,
Cest véritablement le premier et le grand commandement, de f aimer, O Dieu, de tout notre cœur ; car c'est de là que dépend notre salut. Mais comme cet amour que nous devons avoir pour toi est encore un don de ta grâce ; — Cest cette grâce que je viens maintenant te demander, afin que je puisse faire de ton amour et de ta crainte, le principal mobile de toute ma vie ;— que je puisse toujours faire ce que je croirai devoir te plaire ; — que je puisse toujours éviter ce que je saurai devoir t'ofienser ; et que je puisse vivre comme t'ayant pour témoin constant de mes pensées, de mes paroles, et de mes actions.
Accorde-moi une foi solide en ta parole et en tes promesses ; une ferme confiance en ton pouvoir ; — Préserve-moi de la présomption pat lat ci^vo^.^ ^^ "^"^ Justice, et du désespoir par le seiitVmsDX.^<& \a,\iQrDXfe
d'y a que toi seul qui sois digne de nous ins la crainte et de l'amour ; Accorde-moi cet pour l'amour de ton Fils, Jésus-Christ ; doi liions rappeler par cette commémoration et et la mort. Amen.