‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 1 sur 68 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

mieux tiré parti, les dons vraiment rares qu'il avait reçus de la nature : la féconde originalité de son esprit, son talent d'écrivain et, par-dessus tout, la chaleur communicative et l'ardeur passionnée de son àme. Doué d'un sens critique qui a contribué à former Sainte- Beuve, son élève; moins philosophe sans doute que Jouffïoy, son ami, mais non moins sincère ni moins ardent que lui dans la poursuite de la vérité religieuse, il avait, comme M. Cousin, le don de parler à la jeunesse, d'éveiller les talents, de susciter les vocations. Maiscen'étaitpasparl'éclat del'enseignement qu'il gagnait les jeunes hommes : c'était en agissant sur chacun d'eux par le conseil et l'exhortation. M . Cousin, par sa haute verve, par le feu de sa parole et sa séduction personnelle, sut grouper autour de lui des esprits d'élite, se faire des disciples et une école. C'était plutôt à l'élite des cœurs que s'adressait M. Dubois, c'étaient les âmes, surtout, qu'il excellait à conquérir et à s'attacher. Je ne l'ai connu qu'à un âge avancé, et alors

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