‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 13 sur 68 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

dans cette tète ni fixité, ni méthode. Il rêve la philosophie l. »

L'année suivante, il estheureux d'apprendre par Jouiïroy que Damiron a suivi ses conseils et reconquis la liberté de sa pensée. « Jouffroy ne m'a rien dit sur vous, sinon de me parler de votre indépendance en philosophie, de votre aversion pour tout ce qui sent la soumission à une opinion étrangère, et je vous dois l'aveu que j'ai été charmé. Vous le savez ? je vous l'ai dit dans quelques-unes de mes lettres, l'année dernière ; je craignais que vous ne vous laissassiez emporter par un trop vif enthousiasme pour Cousin. Quelle que soit sa supériorité, il y a dans cette tête un singulier désordre. Sans doute, il ne m' appartient pas de le juger sous le rapport des opinions philosophiques, puisque je n'ai point étudié les matières. Mais, je l'ai souvent épié dans ses raisonnements ; il y a rarement de la suite, de la rigueur. C'est une inspiration

Page 1