‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 24 sur 68 · INTRODUCTION XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXVII

moins pour recueillir toutes ses pensées, pour arracher à la mort ses énergiques et fécondes doctrines1. »

Et ce fut encore lui dont l'opportune intervention abrégea la détention de M. Cousin, quand il eut été incarcéré à Berlin, au cours de son second voyage en Allemagne2.

Il avait, d'ailleurs, conscience que, s'il fût resté à Paris, il eût, en dépit de lui-même, été séduit comme les autres.

« Malgré son sang-froid et sa froide raison, Jouffroy est, je crois, atteint de la maladie générale, et, à dire vrai, il est presque impossible de s'en préserver. Moi-même, qui m'étais fait une loi de commander à l'entraînement; que mon peu d'instruction en philosophie protégeait beaucoup, j'ai vu Cousin, je l'ai entendu. Quelques jours encore et je cédais au torrent en aveugle3. »

Soit influence de l'éloignement, soit résis-

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