‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 25 sur 68 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

tance naturelle de l'esprit, il n'y céda pas ; et l'on ne peut que s'étonner de la fine clairvoyance et de la sagacité critique qui, dès lors, s'alliaient chez lui à la fougue des sentiments et au tumulte des idées. Les réserves que, en 1817 et 1818. au milieu d'une admiration unanime et d'un enthousiasme qui tenait presque du délire, ce jeune homme de vingt-cinq ans osait faire sur le premier enseignement de M. Cousin, encore plein des obscurités et des témérités allemandes, ne sont-ce pas précisément celles que la postérité a faites? Quand il y signalait plus d'éclat que de solidité, plus d'imagination que de méthode, plus de sentiment que de science positive ; et qu'au contraire, ainsi que nous le verrons tout à l'heure, il constatait chez Jouffroy une méthode plus rigoureuse, une observation plus exacte et le proclamait plus véritablement philosophe, ne portait-il pas un jugement que les plus autorisés des maîtres ont, depuis, ratifié?

Après la révolution de 1830, Cousin et

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