INTRODUCTION XI
dès lors aussi magistralement qu'il a gouverné, depuis, son régiment de philosophes... Je le vois encore dans sa longue et flottante redingote, verte comme un tapis de cabinet; je revois ses grands pas. sa mimique; j'entends sa voix éclatante, ses saillies comiques au milieu des élans les plus soudains et les plus enlevants qui ravissaient tout le groupe1. » Toute sa vie, Dubois garda le souvenir etl'empreinte de cet enseignement « fécondant et inspirateur », ainsi qu'une vive gratitude pour le maître qui, le premier, lui avait révélé la beauté des lettres françaises. < Ses conférences de l'Ecole m'ont appris à penser » , écrivait-il à Damiron en 1819, et je trouve, dans ses Souvenirs, ces lignes écrites plus de quarante années après : « J'ai la reconnaissance au cœur pour l'année de leçons quej'aireçues de lui, camarade et maître débutant à vingt ans*. »
Mais, s'il profita des leçons, si même,