‹ Coutumes des Arabes au pays de MoabChapitre 32 sur 159 · Ahel Salâmeh · texte numérisé non relu

Ahel Salâmeh

Toutes ces 'ahlcli descendent par voie du sang* de Sâleli père de Ilalîl qui est père de Sâlch, le premier de notre liste. On compte aujourd'hui quatre-vingt-quinze hommes ou enfants mâles ; les femmes et les filles n'entrent pas eu ligne de compte dans l'évaluation de la tribu ni dans les liens de parenté. Les Arabes d'autres hamO^ll (plur. de hamouleh) qui ont épousé des femmes des Sawâlheh — à supposer qu'on ait voulu les leur céder — ne sont point, par le fait de ces unions, entrés dans la famille. Ils restent étrangers à un groupement où la descendance matérielle seule donne droit de cité.

On m"a dit que la hamouleh portait aussi le nom de samîeh (v~") comportant un nombre moins considérable d'individus. Cette dénomination vient sans doute de l'extension du nom de Tancètre à tous les descendants.

J'ai entendu aussi parfois désigner la hamouleh sous l'appellation de 'asîreh {^jr^) ^. C'est même, si je ne me trompe, la dénomination en usage parmi les bédouins de la péninsule Sinaïtique et du Négeb. Les deux termes, hamouleh et ' ailreh, sont donc employés lun pour l'autre; par conséquent, on pourrait appliquer à Wdlreh la description que nous allons donner de la hamouleh; on le voit, la confusion règne dans cette terminologie. Je me conforme aux explications de mes interlocuteurs de Mâdabâ, qui considèrent la hamouleh comme inférieure kV'asîreh ; cette dernière comprendra donc plusieurs hama'il. Un exemple rendra cette exposition plus claire. Les 'Azeïzât forment une 'aûlreh, dans laquelle on compte plusieurs hamâ'i; celle des Sawâlheh dont il a été question, celle des Geïsân, celle des Touâl, celle des Soueïhât, et plusieurs autres encore, à chacune des-

1. A Kérali, on ine parlait de la hamouleh des Mogilly et les divisions étaient appelées 'asâlr plur. de 'asireJi. La terminologie n'est donc pas très stable et d'aucuns mettront V-as'ireh à la place de la hamouleh et vice versa.

quelles conviendrait ce que nous avons dit à propos des Sawâlheh.

A la tète de chaque 'asîre/i se trouve uu cheikh qui la représente devant les autres Arabes ou auprès du Gouvernement, et qui régit ses mtérèts ; la hamou le h SiU. contraire n'est point dirigée par une main unique, par un chef déterminé, à moins qu'on ne veuille décorer de ce titre tout personnage influent qui contribue à la direction des affaires, et dont l'ambition sera de voir des Arabes se déclarer ses partisans et venir dresser leurs tentes auprès de la sienne. Mais cela ne suffît pas à lui conférer le pouvoir du cheikh, comme on le verra plus tard; au moins dans ce cas est-il réduit à un rôle secondaire.

De même que la hamouleh tout entière prétend descendre d'un seul ancêtre, ainsi la ' m'ireh se rapporte à une seule souche dont elle serait sortie normalement. Les 'Azeïzât, par exemple, affirment leur légitime descendance d'un certain 'Azïz, qui aurait livré la ville de Môteh à l'Islam conquérant. Mais cette affirmation, qu'il est possible de vérifier, s'il s'agit de la hamouleli, échappe au contrôle dans la 'aélreh, par suite des accroissements possibles survenus par voie d'adoption ou d'adaptation.

Examinons le cas dans une 'aéireh des Sehour, et prenons celle d'Eben Fâïz. Talâl en est le cheikh et elle se compose de quatre hama'il :

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