‹ Coutumiers de NormandieChapitre 19 sur 248 · LXXXI · texte numérisé non relu

LXXXI

Parci (= Perci). LXVI. pénitence. V, 6. etc.

pieça, despieça, XV, 1, 5.

porchaça. LXXIX, 1. porchacié.

XGII.^

recommencier. LXXXII, 9.

richece. XVII, 1.

Roncei. LXVI.

sentence. LXXXI '"s, 1 ».

Le c dur ne se renconti^e que dans cause, terme savant qui coexiste à côté de chose et dans quelques

1 Les doublets « cause », XVII, 2. etc. et « chose », VII, 4. etc. présentent dans ce texte les mêmes diiférences de sens qu'aujourd'hui.

mots où ce son avait la notation qu, comme quar, quatre^, ainsi que dans beccant, wacant^; mais dans la plupart de ces mots la persistance du c latin est commune au français et au normand.

Déclinaison, — La déclinaison à deux cas est très régulièrement observée par le traducteur, quoique le copiste du ms. de Sainte-Geneviève n'y soit pas toujours fidèle 3. L'emploi de Y s {z) comme signe distinctif du cas-sujet singulier est généralisé^ et c'est à peine si

1 Le c dur persiste dans un petit nombre de cas : « qar. XXXH, 1. etc. quar.VH, 3. etc. qe. V, 4. etc.

qart. XLV. quart. LXXXIII, 2. querelle. LVH, 2. etc.

qanque, LXXX, 2. quant. XII, 2. etc. li quiex. XVII. 1.

quantité. LXXII, 6. etc. quinzainne. LXXXII, 6.

quatre. IX, 2. etc. quite. V, 1. etc. quiter XXXII, \ »).

2 Ce mot, qui figure dans le nom du jeu de « Bernart le Beccant » (LXV, 1), se rattache au verbe hecquev.

3 Les fautes suivantes sont dues à la négligence du copiste :

« en qui mariages (mariage). V, 1. Statutaet Consuetudines . in cujus maritagio.

chevalier (chevaliers) contre chevalier... vilains envers vilains (vilain). VIII, 1. Statuta. miles versus militem. .. rusticus versus rusticum.

chascun (chascuns). XIII, 2. XC, 1. Cf. chascuns. X, 2. etc.

li puissent (puissenz). XVI, 3. qui home (homs) il est. XXX, 3. Cf. li puissanz homs. XVII, 2.

cist plez (plet)... ne pueent estretenu. LIV.li plez (plet)del mueble... apartienenl. LXXIX, 10. et. cist plet apartienent. LXX.

se li visconte (visquens). LV, 2. Statuta. si vicecomes.

par devant pluseur (pluseurs) clerc (clers). LVII, 3. Cf. des clers. L XXII, 2.

Rogier (Rogiers) de S. Andriu. LIX. Cf. Rogiers. Ibid.

e assauz (d'assaut). LXX. Statuta. de assaltn ad carrucam.

au bailliz (bailli). LXXIII, 2. Cf. a tel bailli. LXXXVI, 4.

H. estoit bastart (bastarz). LXXV, 1. Cf. il est bastarz. Ibid.

li arcevesque. li arcevesque (arcevesques) e li evesque (evesques) ne se porroit. LXXVII, 7. Statuta. archiepiscopus . arehiepiscopus vel episcopus.

li encesseur (encesseurs). . . porsseoit. LXXVIII, 3. Cf. ses encesseurs. LXXVIII,!.

li secont (seconz). LXXXIV, 4. Cf. li seconz. XXXII, 2 ».

L'accord des adjectifs et participes est surtout très mal observé :

« des yglises wacant (wacanz). LXXVII, 7.

li fiez de hauberc... soit toz lessié (lessiez). VIII, 3.

il sont tenuz (tenu). XI, 1. tuil li home sont teauz (tenu). XXXVII, 1. fussent... tenuz (tenu). LXV, 2. Cf. cil... sont tenu. V, 6. li oir sont tenu. LXXIX, 4.

tôt (toz) ses chatex. XXXVIII, 1. Cf. de toz leur chatiex. XXXVIII, 2.

le brief qui... a étéescrit (escriz). LXXVIII, 1. Cf. ses nons soit escriz. XXXVII, 2.

les briés qui sont escriz (escril). LXXVI. les respiz qui sont escriz (escrit). LXXXIV bis. Cf. les briés qui sont escrit. LXXVI.

li autre fieu sont relevez (relaye'). LXXXV, 3 ».

4 Le ms. de Sainte-Geneviève porte également :

« li homs ». XVII, 2. « li pledierres ». LXII, 2. « li receterres ». XXXVI I, 1. « li sires ». XI, 1. el« li chevaliers ». VIII, '2. « li clers». LXV, 1.

on trouve quelques exceptions ^ La flexion imparisyllabique ne s'est conservée que dans un petit nombre de substantifs masculins^; quelques autres ont un sujet singulier refait sur le type du régime avec adjonction de l's^. Il y a enfin des exemples d'un pluriel en -iaus, qui peut encore être considéré comme une forme dialectale'*.

L'application de la déclinaison aux noms de personne est constante : « li rois Hennis ». LXXI, 4. « le roi Henri ». LXVI. « Bertrans de Verdun. Rogiers

de S. Andriu ». LIX. « Bertran de Verdun. Rogier de S. Andrieu •>. LXI. «Felippes

rois de France, au roi Phelippe ». LXXVH, 7. L'« n'est omise que deux fois au cas-sujet : « Estiene de Seint Lucin ». LXIV, i.

• li arcevesques Guillaume ». LXXVH, 7.

1 Les règles de la déclinaison ne sont pas suivies dans quatre cas :

1<» « riens » est usité au cas-régime aussi bien que « rien ». LXII, 1. LXXIX, 8. etc.

2" « filz » est employé avec les formes régulières « fill, fil » au régime singulier et au sujet pluriel. V, 1. LVI, 4. Comme ce mot paraît avoir été traité d'une façon exceptionnelle, il est possible que la leçon « filz » remonte au traducteur lui-même. On trouve en effet dans" Wace : « un soen filz » {Roman de Rou, éd. H. Andresen, P. III, V. 5461 et t. II, p. 556, u. 2) et dans Ambroise : « al fiz sa mère » {Estoire de la guerre sainte, v, 2704). Cf. Meyer-Liibke, Grammaire des langues romanes (Trad. française par E. Rabiet et par A. et G. Doutrepont). Paris, 1890-1900, t. il, § 4, p. 7.

3° « wereq » ne se décline pas. « en qui terre li wereq arrive ». LXVII, 2.

40 L's est supprimée parfois au cas-sujet du mot « homs », lorsque la distinction du cas est déjà marquée par la flexion d'un adjectif : « li puissanz hom. XVI, 4. li povres hom. XVII, 1, 2, uns forz hom. XXXIX. nus hom. XXXIX ^^*. tex hom. LXIV, 1. »; mais les passages où Ys est maintenue étant plus nombreux que ceux où elle a disparu, on doit supposer que c'est le copiste plutôt que le traducteur qui a suivi la tradition ancienne, telle qu'on la constate dans Wace : « vieuz huem. li bons hom. forz hom. gentilz hom » (Roman de Rou, P. III, V. 732, 2076, 2134, 9442 et t. II, p. 557).

2 Ces mots sont peu nombreux :

« abes. LVI, 2. abé. LVII, 8. — quens. XVI, 4. conte. XLIV, 1. — homs. home. XVII, 2. — prestres. provoire. XVIII, 4. — sires, scgneur. XI, 1, 2 ».

Les substantifs féminins comme a suer » ont perdu toute trace de la déclinaison imparisyllabique (X, 1. XIV, 2), dont il y a encore des exemples dans Ambroise : « fud... sa suer rendue, le doaire de sa sorur » [op. cit., V. 1027, 870).

3 Cette transformation n'a lieu que dans les mots : « barons ». XVI, 4. « encesseurs ». LXXIV, 2, 3. Le scribe n'a pas ajouté à's au cassujet de « félon ». LVI, 3; « li visconte ». LV, 2. est probablement une méprise, car on trouve la forme régulière « visquens » dans la traduction des jugements de l'Echiquier, p. 188, no 296, et 197, no 331.

Le mot « prestres » a été traité comme un terme distinct de « provoire » et a eu sa déclinaison propre :

v.sg. s. prestres. r. prestre. XVIII, I, 2. pl. r. prestres. LXXVII, 7 ».

4 Le pluriel en-iaus se rencontre dans les trois mots : « apiaus ». V, 6. « oisiaus », « piaus ». LXVII, 1. Cette terminaison, qu'on note parfois

Les règles de la déclinaison sont également appliquées aux adjectifs et aux participes ^ ; mais la distinction des genres n'est pas étendue aux adjectifs à désinence unique de la troisième déclinaison latine^.

Conjugaison. Les formes de la conjugaison dans la version de Sainte-Geneviève sont aussi entièrement françaises. Les verbes latins en ère ou en ère assimilés ont à l'infinitif -oir et non -eir comme en normand; les terminaisons de l'imparfait de l'indicatif et du conditionnel sont en -oie, -oit, -oient et on ne rencontre jamais les formes normandes de l'imparfait en -oue, -out [-ol), -ouent :

io^ yo et mieux iau, yau, a persisté dans les patois normands contemporains, surtout dans ceux de la Basse-Normandie; elle était employée par Ambroise concurremment avec -iels et -ials : « aignels : biaus » {Estoire de la guerre sainte, v. 1681-1682).

La forme -iaus, qui était commune au normand et au picard, est un trait propre à ces deux dialectes et les distingue de celui de Tlle-de- France, où on trouve plutôt -eaus. Ainsi le texte du Grand Coutumier de Normandie, qui précède dans le ms. de Sainte-Geneviève la traduction des Statuta et Consuetudines et qui, postérieur en date, a subi davantage l'influence française, donne les leçons « peaus » et « vesseaus ». XVI, 4 (SG., p. 27, c. 1 et 2). Cf. Ch. Joret, Des caractères du patois normand^ p. 111 et 112. G. Raynaud, Etude sur le dialecte picard dans le Ponthieu d'après les chartes des xiii^ et xiv» siècles (Bibl. de l'École des chartes, t. XXXVII, 1876, p. 21 et 22). G. Paris, LEstoire de la guerre sainte^ Introduction, p. xxm. Meyer-Lublce, Grammaire des langues romanes, t I, § 163, p. 163 ; t. II, § 39, p, 60.

1 Voici quelques exemples de déclinaison des adjectifs et des participes : « sg. s. autres, r. autre. XXXIV, 2. — s. communs. XIH, 2. r. commun. V, 4.

— s. estranges. r. estrange. LXXIX, 4. — s. malades, r. malade. XLH, 2, 5.

— s. povres. r. povre. XVU,1, 2. — s. souffisanz. LXXXVI, 2. — s. tex. LXIV,1. r. tel. XXXVn,2. — s. toz. r. tôt. VHI, 3.

s. dessesiz. r. dessesi. LXXHI, 2, 4. — s. donez. LXXIX, 10. r. donne'. LXXVni, 6. — s. escriz. XXXVH, 2. r. escril. XXV, 1. — s. establiz. VI, 2. pl. s. establi. XXV, 1. — s. oïz. L, 6. r. oï. LVII, 2. — s. lenuz. VI, 1. pl. s. tenu. V, 6 ».

2 La distinction entre les adjectifs à désinence unique et ceux qui ont double forme pour le masculin et le féminin est observée par le traducteur :

« ce est gênerais chose. LXXVI. — la greigneur partie s'acordera. LXXVII, 7.

— en tel manière. XIII, 4. XIV. 2. tel force, tel toute. XV, 1. tel chose. LV, 4. tel terre. LVII, 6. — yglise qui soit vacant. LXXVII, 1 ».

Le féminin « telle » ne se rencontre qu'une seule fois. LXXXII, 4. Lacomposition des adverbes en -meni fournit d'autres exemples de ce fait: 1 avenanlment. LXXX, 3. deslealment. apertement. LVII, 9. celeement. LV, 1 . XV, 1. diligentment. LXXVII, 7. égal- felenessement.XV,L legierement.XXV.L ment. VIII, 2. feelment. XI, 1. gênerai- longuement. X, 2. malement. XV, l.plainment. XIH, 1. leaiment. VIII, 2. nement. XIX, 3. segreement. XXXVI, 5.

seurement. LXXII, 4 ».

Ms. SG.

« avoir. V, 4, etc.

amcheoir. XXXVI, 4. emcheoir.

XXXVII, 2. escheoir. LXXIX, 1.

recevoir. XXIII, 2. LXXVH, 1.

savoir. V, 7. etc.

veoir. XXV, 1. etc.

aferoit. XXXII, 1.

avoit. VII, 1. etc.

bestornoient . LXII, 1.

demandoit. LXXV, 1. LXXXI^-^ 1.

devoit. LXIV, 1. etc.

escrivoit. LXV, 1.

estoit. VII, 3. etc.

metoient. LXII, 1.

nesoit. LXXVII, 7.

ooient. LXV, 1.

pandoit. LXXII, 2.

passoient. XV, 1.

pernoient. LX, 3. LXI, prenoit.

pooit. LXXIX, 1.

porsseoit. LXXVIII, 3. se recordoient. XV, 1.

taignoit. LXV, 1.

tenoit. LXXV, 1. LXXIX, 1, 4.

toloient. XV, 1.

trestoient. XV, 1.

venoit. LXXXII, 2.

veoit. LXV, 1.

vivoit. LXXIX, 1.

voloit. LX, 3.

avroit. LXXXVII, 2.

devroit. LXXII, 2.

envoieroit. LXXVII, 7.

feroit. LIX.

jugeroient. LXV, 2.

ocirroient. XI, 1.

perdroient. LVII, 4.

porroit. LXXVII, 7.

seroit, seroient. XI, 1. LXXVII, 7.

tandroient. LVII, 4.

voudroient. L, 4.

Ambroise.

aveir. v. 468. etc.

chaeir. v. 3550.

receveir. v. 5418.

saveir. v. 1720. etc.

veeir. v. 2056.

afereit. v. 874, 1102.

aveit. v. 33. etc.

tornoent. v. 1605.

demandouent. v. 8163. deveit. v. 599. etc.

esteit. V. 73. etc.

metteit. v. 9552.

pendreit. v. 2226.

passereient. v. 5546.

perneit. v. 1000. perneient. v. 5882.

poeit, V. 105. etc.

se recordouent. v. 4394.

tenait, v. 1311. etc.

veneit. v. 264. etc.

veeit. V. 5110.

viveit. v. 7815.

voleit. v. 81. etc.

avreit. v. 5057. etc.

devreit. v. 6380, 7016.

envereient. v. 5108.

ferait, v. 634. etc.

ocireient. v. 5527.

poreit. V. 1060. etc.

serait, v, 49. etc. sereient.v. 4616. etc.

tendreient. v. 5492.

voldreient. v. 10187 ».

Les verbes de la première conjugaison n'ajoutent Ye analogique ni au présent de l'indicatif, ni au présent du subjonctif S' ils offrent aussi des exemples de futur avec metathèse en -errai, -erra, et d'autres où Ye de l'infinitif a disparu^.

Les terminaisons êtis et âtis du présent du subjonctif latin (2^ pers. plur.) ont été assimilées et ont donné également la désinence -oiz^.

Les verbes des autres conjugaisons, à l'exception de valoir^, recevoir^, prendre^, dire et fere'^, présentent peu de particularités intéressantes.

Syntaxe. Le cas-régime des noms de personne fait fonction de génitif ou de datif sans qu'il soit besoin

1 (( ge ni tôt. LXII, 1. — ge vos mant. LXXV, 1 ».

« par procurateur que il atort en cort. LXXXII, 7. — il convient que elle crit. L, 1. — nus ne demant. XL VIII, 2. — tant comme li plez durt. LXXIX, 4. — il envoit responssaill. XLII, 2. — il jurt langor. LXXXII, 3. — les port seellees a son col. XXXVI, 4 ».

2 On trouve, à côté de la forme actuelle « portera, porteront », ces deux types de futur :

«sedeliverra.XV,2,3.LXXXI&îs,2. dorra. XLVII, 1, 2. LXXXIV, 3. mosterra. XXX, 2. LXXXIV, 6. LXXXVI, 2.

jurra. XXX, 1. jurront. LXXVII, 3, 7 ».

3 « nos vos mandons... que vos ge vos mant que vos ooiz. LXXV, 1». gardoiz. LXXVII, 7.

4 Ce verbe a une double forme au parfait de l'indicatif et au présent du subjonctif (3« pers. sing.) :

« volt. LIX. vost. LX, 3. vuille. L, 6. veille. LXXI, 3 ».

5 Le présent du subjonctif de ce verbe (3e pers. sing. et plur.) présente les formes : « rècève ». XXXV, 5. — « recèvent ». XXXVIII, 1.

6 Le traducteur emploie indifféremment à l'imparfait de l'indicatif « prenoit ». XI, 1, et « pernoient ». LX, 3. LXI.

Les leçons du ms. d'Ambroise appartiennent toutes à ce dernier type : « perneit. v. 1959. perneient, v. 5882 ». G. Paris, op. cit., Introduction, p. XLIX.

7 Tantôt ces deux verbes ajoutent l'e et Vs, tantôt ils les rejettent au parfait et à l'imparfait du subjonctif :

« dist. LIX. etc. fit. LI, 2. fist. LXXVII, 7.

deismes, XVI, 5. etc. deimes. LIX. feist. LXXII, 2 ».

« distrent » est le seul exemple que renferme ce texte de la terminaison -strent au parfait de l'indicatif. LXVII, 1. etc.

d'ajouter de préposition S* il en est de même de qui et d'autrui, lorsqu'ils précèdent immédiatement le mot qu'ils déterminent^. Les participes suivis d'un complément direct tantôt s'accordent et tantôt restent invariables^. Il convient encore de signaler l'emploi des formes lui et eus au cas-régime singulier et pluriel du pronom féminin de la 3*^ personne'^.

La conclusion de cette étude linguistique est que la plus ancienne traduction des Statuta et Consuetudines Normannie n'a pas été écrite en dialecte normand. Si le traitement français du c primitif devant a d'une part, e ou i d'autre part, ne peut à lui seul fournir une preuve décisive pour un texte provenant de la région limitrophe de l'Ile-de-France et soumise par suite à des

1 « qui fu famé Robert de Tornebu. XIV, 2. le brief le duc. au baillif le duc. XXV, 1. etc. qui estoient home Rogier de S. Andrieu. les foretiers Bertran de Verdun. LXI. el tens Guillaume de Wasquill. LXIV, 1. en la prison le roi. LXV, 2. el tens le roi Henri. LXVI. par la ville le conte. LXVIII, 2. l'amande l'evesque. LXXI, 3, 4. la possession son encesseur. LXXVIII, 1. LXXXIV, 5. Teritage son mari. LXXIX, 2 ».

2 « en qui terre. LVIII, 1. LXVII, 2. en qui eveschié. LXXVII, 7 ». « en autrui héritage. VII, 3. en autrui garde. XI, 1. autrui terre.

XVI, 2, 3. autrui droiture. XXII, 2. deteneeur d'autrui chose. LXXVIII, 3 ».

3 Le traducteur ne semble pas avoir suivi de règle fixe à ce sujet :

« se il n'a tenu par lonc tens... la chascuns a tenue sa part longuement, première partie. X, 2. X, 2.

illaporsis... a tort celle terre. XVII, 2. se li puisnez n'a... porsise la. XXXII, 1.

que il n'oient recete' larrons... e que... ill eustgaslee toute la forest...lisergenz il n'oient fet pes. LV, 1. avoit aportee...fause plainte. LXIV,1 ».

Il y a aussi quelque incertitude dans l'emploi du cas-régime après le verbe se fere :

« celui a qui il se fet oir. LXXV, 1. se dui... se font non sachant de la

vérité. XIX, 3. XXII, 1 ».

4 Ces pronoms sont employés au féminin dans quelques cas :

« l'ainznee suer avra le mestre manoir « les suers ne pueent avoir que la e les autres suers tendront de lui. IX, 1. tierce part de l'eritage a partir entr'eus.

elle ne pert pas le tenement que elle a LXXX, 2 ». par devers lui. LXXIX, 11.

se ill i a plus que lui [la suer] . LXXX, 3.

influences étrangères ^ le vocalisme de la version de Sainte-Geneviève présente un caractère français assez nettement marqué pour qu'il ne puisse y avoir aucun doute; en effet la prédominance de la diphtongue oi correspondant à ë et à ^ latins accentués est un fait phonétique qui ne s'est pas étendu à la plus grande partie de la Normandie^ et qui, même dans la zone frontière de cette province, ne s'est généralisé qu'assez tard^. Toutefois sous cette forme purement française on découvre quelques particularités qui montrent que le traducteur n'a pu complètement se soustraire à l'action du

1 Dans Ambroise le c dur se transforme déjà en ch devant a et devant e ou i il devient ç (s) :

« achater. v. 362. ancien, v. 3334.

chacier. v. 1400, 1583. porchaça. v. 643. blecérent. v. 1517.

chaînent, v. 471. chançons. v. 40.

change, v. 1328. cent. v. 463.

char. v. 4230. cil. v. 477. etc. cele. v. 903. etc.

charge, v. 464. cité. v. 511. etc.

chastel. v. 2013. chastels. v. 1785,2028. France, v. 1124. etc.

chemins, v. 1692. grâce, v. 407.

chescuns, chescun. v. 860, 904. merci, v. 274, etc.

chevaliers, v. 1620. ocis, occis, v. 3013, 3022.

chief. v. 2026. penitance. v. 4521.

chiens, v. 1501. place, v. 1831.

marcheiz. v. 363. marchié. v. 4371. pucele. v. H41.

seneschals. v. 2326. tristesce. v. 410 ».

On rencontre les mêmes modifications du c dans le ms. de Cambridge de Gillebert de Chambrais {Notices et extraits, t. XXXII, 2° p., p. 81) : « chasement, p. 75, v. 17. cil, celés, p. 78. ceus. p. 79.

chastiement. p. 78. merci, p. 78.

charnalment, p. 78. pronuncier. p. 75, v. 26 ».

2 Ch. Joret, Des caractères du patois normand., p. 110 et 148.

3 Voici quelques exemples de la persistance des formes normandes en ei [e] à côté des formes françaises en oi sur la frontière franco-normande :

Vernon. 1298. pourseer. (Bibl. nat., ms. lat. 9211, n» 89). — Fin du xme s. deivent. lei. Les Constitutions le roi de France... en la Meson Dieu de Vernon. §§ 12 et 15. (Bibl. nat., Nouv. acq. fr. 4171, f. 9 ro et 15 r». L. Le Grand, Statuts d'Hotels-Dieu et de léproseries (Coll. de textes pour servir à l'étude de l'histoire), p, 161 et 167. De Bonis, {Rec. des travaux de la Société libre de l'Eure^ 3« série, t. V, p. 568 et 575).

Neaufles. 1293. assaveir. hers. Titres de la commanderie de Bourgoult (Arch. nat., S. 5192, n» 25).

Gisors. 1284. hers. (Bibl. nat., ms. lat. 9211, n» 79). — 1296. aveit. Beneest. deveit, poueit. rey. sey. Grand Cartulaire de Saint-Taurin (Arch. de l'Eure, H. 794), fo 119 ro. L. Delisle et L. Passy, Mémoires et Notes de M. A. Le Prévost, t. III, p. 133.

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