LU
milieu où il vivait : c'est ainsi qu'il remplace fréquemment par ei (c), ein, les notations françaises ai, ain^. La substitution du pluriel en -iaus au type français en -eaus est commune au normand et au picard le changement de l'o latin protonique en e dans quelques mots, comme quenoistre et ses composés^, est un trait plus spécial à ce dernier dialecte Ces diverses considérations permettent de supposer que l'auteur de la version de Sainte - Geneviève était originaire des pays situés sur les confins de la Normandie, de la Picardie et de l'Ile-de-France, mais qu'il s'est servi du dialecte de cette dernière province le considérant comme plus littéraire que son idiome natal. Peutêtre aussi écrivait-il pour les habitants des vingtquatre paroisses de droit normand^, qui formaient
1 « einssi. XIV. 2. etc. einssis. XL, 1. nessent. LXXIX, 7. nesoit. LXXVH, 7. einz. VIII, 3. etc. = ainz. VIII, 3. etc. pes. XVI, 2.
feit. XXII, rubr. XXX, rubr. plet. XVII, 1. etc. pleit. LXXXVin.l.
lesse. LXXV, 3. lessié. VIII, 3. remeint. XVI, 4.= remaint. XVH, 2. etc.
malvès. XXVIII, 1. malvèsement. X, 4. reson. LXXIX, 4. mes. XV, 4. etc. seinte. XXXV, 6. = sainte. LVII, 2. etc.
meson. V, 3. etc. tretier. LXXIII, 1.
trest. LXXXIII, 4. trez. LXXVIII, 1 ».